Le parfait amour

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le parfait amour

Message  Kashima le Jeu 24 Juil 2014 - 20:21

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Comme un rappel de la fin'amor des chevaliers (amour courtois qui patiente, qui fait durer le désir avant l'étreinte), le roman de Nicolas Bréhal s'intitule Le parfait amour.
Un jeune homme, le narrateur, est embauché pour l'été : il doit faire des dictée à Vincent, un garçon de onze ans qui vit avec sa mère dans une belle villa avec piscine. Tous deux ont quitté l'Afrique où est resté le père de l'enfant. Il semble que quelqu'un rôde dans la maison, en plus d'Edith et de Vincent, mais le jeune homme ne se pose pas trop de questions : il désire Edith, il l'aime, d'un amour qui se satisfait de ne pas la toucher, peut-être d'abord à cause de la timidité de sa jeunesse, mais aussi de l'attitude qu'elle adopte avec lui.
Au fil des jours, le narrateur se nourrit de cet amour inaccompli sans en souffrir pourtant.
Le parfait amour se lit très bien, on n'a pas envie de lâcher le roman avant la fin, pris dans l'atmosphère douce de l'été, et on se plaît dans cette attente d'un désir suspendu. Un livre qui mériterait une bonne adaptation cinématographique. Une leçon d'amour.

Nicolas Bréhal est aussi l'auteur des [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].


Extraits :

“Je compris que le sentiment amoureux que j’avais éprouvé était en train de mourir. Je regrettais qu’il ait tenu à si peu de choses. A du rêve, à du soleil. C’était une fin heureuse parce qu’il n’y avait pas eu d'histoire.”

“Quel sens donner à son amitié pour moi? Le mot contenait à la fois un sentiment inespéré, un vrai don du ciel, et si peu de chose, en vérité, comparé à l’héroïsme amoureux dont je me sentais capable, que j’aurais été capable d’éprouver si elle m’y avait invité. D’un mot.”

“Et notre fausse nuit d’amour tomba soudain sur moi, dessinant nos ombres sur le sol, sur les murs, des ombres que la lumière n’arrivait plus à détruire, abstraites, funèbres, dans l’aveuglement du désir.”

“Je sentais que je désirais cette femme, malgré moi, il n’y avait rien à faire.”

“Vous rêviez ?
- Quand rien ne se passe, je rêve…”

“Même s’il n’est qu’une récompense, le plaisir en vaut la peine. Vous venez?”

“En harmonie avec mes pensées, cette femme demeurerait une vivante image de mon amour. Je consentais enfin au paradoxe de couver le désir que je lui portais et de l’adorer comme tel, comme un infatigable projet.”

“Notre plaisir, une fois de plus, était né de possibilités purement théoriques.”

“Je m’étais délivré de l’intolérable confusion qui m’avait trop souvent conduit à compenser l’absence par l’hallucination.”

“Il y a dans le renoncement des délices que j’ignorais.”

“Mais vous séduire fut un plaisir et non un mensonge.”

“C’est là qu’elle serait le mieux, et telle qu’elle désirait être : une héroïne, parmi d’autres, de ma vie sentimentale”


Kashima
Alchimiste

Nombre de messages : 6270
Date d'inscription : 29/09/2008

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum