L'Enfer du Roman - Richard Millet

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Sibelius, Richard Millet

Message  Kashima le Mer 12 Nov 2014 - 14:49

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Ce livre est fait pour les personnes passionnées de musique classique, et qui s'y connaissent très bien.
Toujours dans sa langue impeccable, Richard Millet raconte Sibelius, sans se livrer à l'exercice biographique. Il est question de sa création, de sa musique, de ses silences, du vol des cygnes sur des eaux gelées.
Il me manquait trop d'éléments pour y prendre vraiment plaisir, mais c'est un beau livre à conseiller aux musiciens et mélomanes.

“Il demeurait sous ses songes comme au-dessous des nuages. (…) Il fera en sorte qu’une lumière inouïe troue ces nuages.”


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Le dernier écrivain, Richard Millet

Message  Kashima le Ven 26 Déc 2014 - 10:18

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Dans ce court essai, Richard Millet explique ce qu'est devenu la littérature de notre époque. Le dernier écrivain, c'est lui, et c'est aussi celui qui croit encore à la littérature, au recueillement, à la solitude, à l'absence.

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Le corps politique de Gérard Depardieu, Richard Millet

Message  Kashima le Ven 26 Déc 2014 - 11:10

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La thèse est celle que Richard Millet développe dans la plupart de ses essais : la France est en train de s'éteindre, au profit d'un multiculturalisme qui lisse tout. Le culturel a remplacé la culture, l'horizontalité a remplacé la verticalité. Plus d'héritage, mais une sorte de mise sur le même plan de tout.
Depardieu incarne la France, mais aussi son reniement d'elle-même. Ces pages sont un hommage à l'acteur, à son corps et à sa présence et à sa place dans le cinéma français.

"Le dernier ouvrage de Millet est une magnifique méditation sur ce qu’est Gérard Depardieu : la France et sa négation tout à la fois. Depardieu est ce corps rabelaisien, cette voix profondément française dans toutes ses variations, dans toutes ses gammes, dans ses ondes, ses subtilités et ses sources, dans son coffre, et dans ce phrasé sublime ; il est cette voix qui nous parle et qui nous dit notre vérité à nous autres, Français ; Français-survivants qui refusons d’abandonner cette « citoyenneté dégradée par le multiculturalisme »."
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Cité perdue, Richard Millet

Message  Kashima le Dim 28 Déc 2014 - 8:54

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Cité perdue est un récit de voyage, d'un retour à Istanbul, la ville aux trois noms. Richard Millet a quitté le Liban en 1967. En 1995, il retourne en Turquie et visite la cité perdue dans un voyage littéraire.
Ce n'est pas la nostalgie qui l'accompagne, c'est la langue et les synesthésies.

“Pas de vert paradis, mais le désert de l’amour, déjà, le désespoir, la force du renoncement, le sombre parfum des roses dans le chant des morts, et bientôt l’écriture, le sacrifice, le frein à ronger, l’os, les orties, les ronces, le ciel trop bleu.”

“L’extrême beauté des femmes a je ne sais quoi d’exténuant, de désespérant.”

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Lettre aux Norvégiens sur la littérature et les victimes

Message  Kashima le Dim 4 Jan 2015 - 14:08

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Je crains que le serpent ne se morde la queue : dans ce texte, Richard Millet s'adresse, entre autres, à ceux qui ne le lisent pas et qui ont fait partie de la meute hurlante, réclamant sa tête lors de ce qu'on appelle "l'affaire Millet".
Il revient sur les faits, tente d'expliquer comment on peut arriver à une telle haine envers quelqu'un sans même l'avoir lu, en fantasmant ce qu'il aurait pu écrire, en caricaturant, en ne s'attachant qu'à une infime partie de l'oeuvre.

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Il revient sur le fait qu'on l'ait accusé de faire l'apologie du tueur Anders Breivik, de ne pas faire de cas de ses victimes. Pourtant, le titre n'était qu'une antiphrase qui était là pour illustrer la mort de la littérature et qui s'inscrivait dans un projet général de réflexion sur ce thème. Langue fantôme, Le sentiment de la langue, L'enfer du Roman, etc.
Il aurait fallu miser sur l'intelligence des lecteurs, ce qui est déjà tout un programme, mais en plus, on ne lit pas, on commente à partir des on-dit.
Il y a comme un consensus dans le faux monde des lettres : Richard Millet est persona non grata. Il est catalogué : extrême-droite, fasciste, raciste, parce qu'il ose réfléchir sur des problèmes de notre siècle : la déchristianisation de l'Europe, l'immigration extra-européenne massive et le multiculturalisme.
Une "vieille femme" (entendons Annie Ernaux) est parvenue à avoir sa peau en faisant signer une pétition contre lui afin qu'il soit renvoyé du comité de lecture Gallimard.
Ce qu'il écrit est terrifiant parce qu'on se met à la place de l'écrivain qu'une fausse rumeur, que la mauvaise foi à grande échelle, teintée de bien-pensance, a réussi à mettre à la marge. Richard Millet continue d'écrire, de publier, car c'est sa seule arme. Il ne peut que tenter de nommer encore et encore les choses face au mensonge qui n'en finit pas.
Il est plus que fréquent, d'ailleurs, de croiser des gens qui font la moue ou disent : "Tu lis un réac, toi?" alors qu'ils n'ont même pas ouvert un livre de lui, et surtout pas celui qui est l'objet du crime. Ces réactions sont vraiment symptomatiques de notre époque qui baigne dans le prêt-à-penser et le ventre mou de la démocratie, où l'on aime "parler de" sans avoir vu ni lu, en s'appuyant sur la doxa.

A retenir : un livre sorti récemment et qui s'intitule : L'Affaire Richard Millet. Critique de la bien-pensance (Muriel de Rengervé).

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Israël depuis Beaufort

Message  Kashima le Mer 2 Déc 2015 - 17:47

Richard Millet est catholique. Il a combattu au Liban, dans les rangs des phalangistes. Il a connu la guerre pour l'avoir faite. Dans ce livre, il fustige le nouveau marxisme qu'est "la cause palestinienne", caution de la haine du juif, le multiculturalisme qui a remplacé la culture, et il revient aussi sur certains faits de sa vie.

Un éloge d'Israël comme il fait plaisir d'en lire, dans la pensée toute prête ambiante.

"On me pardonnera donc d'employer le verbe émigrer dans un sens absolu, c'est-à-dire dans la douleur de la séparation : celle de voir, de mon côté, les juifs français quitter la France, et celle, pour moi, de ne savoir où émigrer, sinon en moi-même, dans ce site hors territoire qu'est la littérature."

"Israël demeure pour moi le pays d'en face, et Beaufort la citadelle intérieure d'où je le contemple."

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Re: L'Enfer du Roman - Richard Millet

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