Les banlieues au cinéma

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Les banlieues au cinéma

Message  Kashima le Ven 24 Sep 2010 - 11:03

Le film de Pascal Elbé, Tête de Turc, raconte l'agression d'un médecin en banlieue.

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Un jeune Turc a jeté un cocktail molotov sur la voiture de l'urgentiste puis, pris de remords, est allé le sortir des flammes. Le problème de conscience qui se pose à lui est qu'il va être récompensé pour son geste héroïque, alors qu'on ignore qu'il est à la fois le héros et le criminel...


Je n'ai pas tout compris à la fin du film...
Il est intéressant de voir comment les deux frères arméniens (Pascal Elbé et Roschy Zem), l'un médecin, l'autre policier, perçoivent différemment les comportements des jeunes de banlieue : le premier leur trouve des excuses, le second rappelle que lorsqu'on veut s'en sortir, on trouve toujours une solution et on ne se complaît pas dans un prétendu malheur...




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La Cité du Mâle

Message  Kashima le Sam 2 Oct 2010 - 17:36

Un scandale, relaté par Charlie Hebdo. Le documentaire La Cité du Mâle a dû être déprogrammé par Arte suite à des menaces...

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"Programmé, déprogrammé, menacé d’attaques en référé qui n’ont finalement jamais eu lieu, après bien des péripéties, le documentaire La Cité du mâle de Cathy Sanchez va finalement être diffusé ce mercredi 29 septembre sur Arte à 21 h 35."

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LE FIL TéLéVISION - La déprogrammation, le 31 août, du documentaire-choc “La Cité du mâle”, sur Arte, était officiellement expliquée par des raisons de sécurité - on y voit des garçons de Vitry-sur-Seine tenant des propos violents et ultra-machistes. Nabila Laïb, journaliste qui a enquêté en amont de ce reportage, accuse la production de “bidonnage” et nous explique que la réalisatrice, Cathy Sanchez, a sorti de leur contexte les propos des interviewés pour les faire coller à un script tendancieux écrit avant le tournage. Ecoutez son témoignage.

Où est la vérité?
Il faut voir le documentaire...

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Pour moi, les violences sont avérées et le fond n'est pas discutable...

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Re: Les banlieues au cinéma

Message  Kashima le Sam 2 Oct 2010 - 22:41

Ahurissant!
"Quand on parle de l'être humain, on dit l'homme, mais pas la femme, c'est pas pour rien."
"Etre homo, c'est vraiment l'erreur que Dieu a créée"
Enfin, un garçon pas mal, à la fin... Pas de secret : la différence, l'intelligence...

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Re: Les banlieues au cinéma

Message  Johnny le Dim 3 Oct 2010 - 10:34

Kashima a écrit:
"Etre homo, c'est vraiment l'erreur que Dieu a créée"
Il dit que Dieu a commis une erreur... il va finir en Enfer, celui-là !

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Re: Les banlieues au cinéma

Message  Kashima le Dim 3 Oct 2010 - 10:38

Déjà, il reconnaît que l'homo est une création divine!

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Re: Les banlieues au cinéma

Message  Johnny le Dim 3 Oct 2010 - 16:53

C'est une façon optimiste de voir les choses. ^^

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De bruit et de fureur - Brisseau

Message  Kashima le Ven 25 Mar 2011 - 7:33


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Cette banlieue-là date de 1987, et elle semble si actuelle...
Dans ce film de Jean-Claude Brisseau, on assiste à la détérioration des autorités : un concierge se fait tabasser parce qu'il a osé s'en prendre à un jeune qui met le feu à des paillassons ; une prof se voit contrainte, après s'être fait frapper et traiter de salope, d'accepter que le principal ne donne que deux jours de mise à pied à l'élève incriminé (refus des vagues, refus d'un conseil de discipline) ; la police se fait caillasser...
Le jeune Bruno et son serin (doit-on voir dans ce mot une homonymie avec la sérénité et l'innocence qu'il sera amené à perdre d'une manière ou d'une autre dans ce contexte où la violence et la bêtise dominent?) débarquent dans la cité. Comme dans le film Choses secrètes, on assiste à une tragédie en plusieurs actes : ce n'est pas la femme au corbeau qui est témoin du spectacle. La moire, cette fois-ci, est une dame blanche, voilée ou nue, l'aigle sur l'épaule, tapie dans l'appartement de Bruno, ange gardien ou exterminateur...

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François Negret joue le rôle de Jean-Roger, un adolescent sans sentiment, bête et méchant, capable de faire le mal froidement et gratuitement. Son père, Bruno Cremer, est un fou dangereux qui s'exerce au tir dans son appartement, vit de trafics, crachant sur l'autorité et la société.

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Le titre fait référence à un roman de William Faulkner et à cette phrase de Shakespeare :

« C’est une histoire que conte un idiot, une histoire pleine de bruit et de fureur, mais vide de signification ».

Le film est dérangeant parce qu'il sonne juste, vingt ans après. On assiste, impuissant, à la dégradation, au retour de la l'homme-bête, à la disparition de la civilisation.
Ces mots tirés de Macbeth sont mis en exergue au début du film :

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La colombe de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] avait déjà ses "trois-cents tonnes de plomb dans l'aile..."

Avant de devenir cinéaste, Brisseau a été professeur de français pendant plus de vingt ans au collège Diderot d'Aubervilliers en Seine-Saint-Denis...



Voir aussi : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Dernière édition par Kashima le Sam 26 Mar 2011 - 17:52, édité 1 fois

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La haine, Ma 6-T et Bérurier Noir

Message  Nicole le Ven 25 Mar 2011 - 11:59

Oui, je confirme, cette violence que l’on nous ressert actuellement à l’envi pour nous vendre du flic et du répressif n’est ni plus ni moins grande que celle des « temps reculés » – ne le fussent-ils que de quelques années.

Je n’ai bien sûr (?) pas vu De bruit et de fureur, mais il me fait tout de même songer à des films comme La haine, de Mathieu Kassovitz (1995) , ou Ma 6-T va crack-er de Jean-François Richet (1997).

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Et puis, sans vouloir faire ma vieille punkette sur le retour d’âge (ce que je suis finalement « quelque part »…), je vous enjoins de réécouter tout ou partie du répertoire des Béru, qui chantaient déjà dans les années 1980 ce que l’on nous présente comme symptomatique des années 2000… (oreilles sensibles d’abstenir) :

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bisou x 1001.
Nicole.

P.-S. Le Petit agité des Béru est là présenté dans une captation de 2004, mais la chanson date de 1984.

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Journée de la Jupe, Entre les Murs, La Fracture

Message  Kashima le Ven 25 Mar 2011 - 12:39

La Haine avait marqué son époque : j'avais adoré ce film...
Et Ma 6-T va cracker, je projette de le voir (peut-être ce week-end, tant que je suis dans le sujet).

Sur le thème (et plus centré sur l'école), on a aussi [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Ces films, j'aime les regarder, mais j'en ressors tellement dégoûtée ; ils n'exagèrent malheureusement pas les choses, bien souvent...

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Récemment est passé à la télévision La Fracture d'Alain Tasma, l'histoire d'un jeune qui tourne mal, influencé par son grand frère intégriste. En voici quelques extraits :

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Pour les Bérurier, il faut que je revoie mes classiques!

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La Journée de la jupe

Message  Nicole le Ven 25 Mar 2011 - 13:05

J'ai vu La journée de la jupe, oui, moi aussi. J'en ai gardé le souvenir d'un film tout de même assez démago -- mais en ex-compagne d'enseignante j'ai une vision peut-être pas très neutre du sujet...

bisou x 1001.
Nicole.

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Re: Les banlieues au cinéma

Message  Kashima le Ven 25 Mar 2011 - 13:06

Moi, il m'avait défoulée et fait un bien fou. Très cathartique, ce revolver!

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Re: Les banlieues au cinéma

Message  Johnny le Ven 25 Mar 2011 - 16:27

Kashima a écrit:
La Haine avait marqué son époque : j'avais adoré ce film...


Récemment est passé à la télévision La Fracture d'Alain Tasma, l'histoire d'un jeune qui tourne mal, influencé par son grand frère intégriste. En voici quelques extraits :

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Pour les Bérurier, il faut que je revoie mes classiques!
Ma mère l'avait vu et trouvé que, bien que parlant de vérités dérangeantes, il enfonçait certains poncifs (le grand Noir de 17 ans toujours en 3ème, le médecin juif qui handicape le jeune Beur par erreur, résultat, il sombre dans l'intégrisme).
J'ai vu les extraits et j'avoue avoir ressenti un certain malaise... peut-être par rapport à mon vécu personnel (même si la Shoah, la religion n'entraient pas en ligne de compte, le bordel et le chahut appuient sur des mauvais souvenirs).

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Re: Les banlieues au cinéma

Message  Kashima le Ven 25 Mar 2011 - 19:05

Je craignais la caricature, avec La Fracture, et je n'ai pas trouvé que ça l'était autant que cela. Le grand noir de 17 ans encore en 3e n'est pas un cliché, en banlieue...
Mais oui, par hasard, c'est un médecin juif qui handicape le gamin, mais ça aurait pu être un médecin arabe, et là, on voit où va se nicher la connerie humaine dans les réactions qui suivent...
Cela crée toujours un malaise, ce genre d'images, même si on ne fait pas partie du métier, car c'est tellement une question de société tout entière, l'école étant, finalement, l'échantillon représentatif, en miniature, de ce que seront les adultes... cyclops

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Ma 6-T va cracker

Message  Kashima le Dim 27 Mar 2011 - 22:08

Nicole a écrit:

Je n’ai bien sûr (?) pas vu De bruit et de fureur, mais il me fait tout de même songer à des films comme La haine, de Mathieu Kassovitz (1995) , ou Ma 6-T va crack-er de Jean-François Richet (1997).

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(1996)

J'ai remédié au fait que je n'avais pas vu ce film. J'en ressors dégoûtée, oppressée par la mauvaise foi, la démagogie et le détournement de l'article 35 de la "Déclaration des droits de l'homme" :

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Ce texte vient malhonnêtement conclure le film : les cités sont à feu et à sang, CRS contre jeunes de banlieue, et pourquoi? On a tiré sur des jeunes, de malheureux jeunes qui venaient de brûler gratuitement une voiture, dont le malheur est d'avoir été refoulés à l'entrée d'une boîte de nuit, qui fonçaient en voiture volée, de face, sur la police, juste pour le plaisir de faire le mal.
Entre bandes, ils règlent leurs comptes, se tirent dessus à coups de fusil, et leur révolte (révolte contre quoi?? Leur propre bêtise??) doit sembler juste?
Je ne peux arriver qu'à l'équation suivante : bêtise + oisiveté = violence.

On ne répond pas à la violence par la violence, mais on fait quoi?
Je n'ai pas pu avoir pitié, une quelconque compassion pour ces jeunes à l'écran. On ne voit que des filles qui s'en sortent en travaillant et en fuyant ces faibles d'esprit. Désœuvrés, on me dira? Ils ne font absolument rien pour s'en sortir, même si on leur en donne la chance. Une des filles le dit, à un moment, à un garçon de la cité qui veut savoir "s'il y a moyen avec elle", elle veut lui faire comprendre que c'est étrange qu'elle ait du travail et pas lui : "C'est bizarre, on était à l'école ensemble, on a pourtant tenu les même crayons, non?"
Il lui répond qu'on lui demande d'enlever sa casquette et que ça ne lui convient pas. Tout est dit.

Si les valeurs s'inversaient, si l'insurrection d'un peuple qui refuse de se plier à des règles et lois communes (ne serait-ce que celle du travail...) donnait le pouvoir au vide, au rien, il n'y aurait plus qu'à renoncer au monde des hommes...?

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The Veteran

Message  Kashima le Ven 3 Fév 2012 - 8:40

Miller revient d'Afghanistan où il était para. Dans la banlieue de Portland où il vit, il voit le petit frère d'un de ses amis se laisser happer par une bande de trafiquants et verser dans la criminalité.
En même temps, il est approché par une organisation gouvernementale qui enquête sur un réseau Al-Qaida.

Portland semble glauque! Le film donne l'impression d'un téléfilm un peu gris, mais on se laisse prendre par cette histoire de complots dans un monde pourri où l'on suit le solitaire Miller.


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La désintégration

Message  Kashima le Dim 7 Oct 2012 - 16:48

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Dans une cité du Nord, trois jeunes se laissent embrigader par un aîné : Hamza, anciennement Nicolas, converti à l'Islam et qui ne vit plus que pour Dieu ; Nasser, un peu perdu car renvoyé de chez lui par ses parents à cause de petits délits qu'il a commis ; et Ali, qui fait des études professionnelles, mais n'arrive pas à trouver de stage. Il n'est pas difficile de bourrer le crâne à ces trois jeunes hommes, vu que le premier est déjà très limité, que le second n'a aucun but dans la vie et que le troisième commence à chercher des excuses au fait de ne pas trouver de stage.

DivShare File - La_Désintégration_-_Nico.avi

Djamel leur met dans la tête qu'ils ne sont ni français ni marocains ni algériens : leur nation, c'est l'Islam. Il leur apprend la prière, leur montre le vrai chemin, celui de devenir un moudjahidin :

DivShare File - La_Désintégration_-_bourrage_de_crâne.avi

Ali vit chez sa mère, avec sa soeur. La mère est de l'ancienne génération, elle est voilée, travaille, tient à sa culture musulmane mais n'a rien d'intégriste ; la soeur est totalement intégrée, tout comme le grand frère qui a quitté la maison pour vivre avec sa copine, une Française. On voit peu à peu Ali verser dans la haine, l'aigreur, et s'enfermer dans l'obscurantisme sans que personne ne puisse rien y faire.

Djamel a le regard noir et sournois (il a des grands airs de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], d'ailleurs). Il instrumentalise les conflits de Moyen-Orient pour semer l'envie de vengeance chez ces trois jeunes.

Le réalisateur Philippe Faucon, habitué aux sujets de société (il est l'auteur du téléfilm Muriel fait le désespoir de ses parents qui, à l'époque, a permis de parler de l’homosexualité féminine sur une chaîne comme France 2, dans ce qu'on appelait "Les mercredis de la vie"), donne son premier rôle au frère de Djamel Debbouze, Rashid.




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Rengaine

Message  Kashima le Mer 10 Juil 2013 - 19:04

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Sabrina est amoureuse de Dorcy : elle est musulmane, lui est noir. Cela ne les gêne pas, ils ne voient aucun problème là-dedans, ils projettent de se marier.
Mais la quarantaine de frères de Sabrina ne le voient pas de cet oeil.
Film d'1h15 tourné comme un documentaire, Rengaine se regarde sans déplaisir. Il montre la possessivité et l'intolérance des musulmans vis-à-vis de ceux qui ne leur ressemblent pas. Les hommes de ce film sont, pour la plupart, pas très intelligents et surtout, ils ne font rien de leurs dix doigts. Les quelques-uns qui ne sont pas oisifs ne trouvent rien à redire à la liaison de Sabrina. Une belle illustration de la bêtise.

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Les héritiers

Message  Kashima le Ven 26 Déc 2014 - 20:33

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J'avais très envie de le voir et je n'ai pas été déçue! Les Héritiers sonne juste, est émouvant, prenant, et il est un assez bon reflet de notre société.
Dès la première scène, on est dans l'ambiance : une fille vient chercher son certificat de bac et elle refuse de poser son voile, mais la CPE ne cède pas.
Dès qu'on entre dans cette classe de seconde dont Mme Gueguen est le professeur d'histoire-géographie, on souffre. On se demande comment on peut travailler face à des élèves qui se mettent du vernis, qui ont les écouteurs sur les oreilles, qui s'insultent en plein cours. Et puis, ce n'est pas angélique, c'est crédible. La classe se soude, travaille à ce projet que, de l'extérieur, on pourrait trouver improbable : le concours de la résistance et de la déportation, créé en 1961 pour ne pas oublier, dont le sujet, cette année-là, est : "Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi".

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Ahmed Dramé a vécu cette histoire en tant que lycéen et il l'a écrite, il en a fait un scénario avec beaucoup d'intelligence. Il est lui-même Malik, un des personnages du film.
On voit beaucoup d'élèves de cette classe évoluer, prendre confiance en eux. L'une d'entre eux, particulièrement, est touchée par l'histoire de Simone Veil, s'identifie et s'implique, change, elle qui était prisonnière de son rôle de rebelle...

Il faut voir ce film et le montrer car il donne de l'espoir même s'il ne gomme pas les problèmes de notre société.

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Bande de filles

Message  Kashima le Sam 7 Mar 2015 - 9:04

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Le troisième film de Céline Sciamma, après Naissance des pieuvres et Tomboy, raconte comment Marieme, à qui l'on refuse le passage en seconde, rencontre une "bande de filles". Elles traînent, s'amusent à leur façon, se battent. Dans le quartier, il y a aussi la bande de garçons de qui il faut se faire respecter, et quand Lady, la chef du groupe, perd la bagarre contre une fille d'une bande rivale, elle est humiliée.
Marieme, au début, est une jeune fille timide, qui s'occupe de ses deux petites soeurs. Pas de père à la maison, la mère travaille, mais le grand frère fait régner sa loi, il est brutal. Marieme est attirée par l'un des amis de son frère, il faudra longtemps pour que tous deux osent vraiment se rapprocher, à cause de la menace du frère et aussi du qu'en-dira-t-on dans le quartier.
Et puis, Marieme prend de l'assurance au contact de ses nouvelles amies. Elle est rebaptisée "Vic", comme Victoire. Un jour, son frère apprend qu'elle a couché avec ce garçon : il la frappe, la traite de pute. Vic n'a plus le choix: il lui faut quitter la maison pour espérer pouvoir vivre sa vie.
Sauf que dans ce monde, c'est l'homme qui fait la loi : si ce n'est pas le frère par la violence, c'est Abou, par les trafics, et même le gentil petit ami n'a rien d'autre à lui proposer que le mariage et les enfants. Vic prend des allures de "bonhomme", c'est ainsi qu'elle espère se faire respecter, mais elle reste une fille et quelle issue, avec la barre d'immeubles qui bouche son horizon? Le dernier plan du film fait penser au spectateur qu'elle ne s'en sortira jamais : face à cette barrière, Vic repart, vers la gauche, comme si elle retournait encore une fois sur ses pas et tournait en rond.

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Qui vive

Message  Kashima le Lun 25 Mai 2015 - 19:27

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On le voit partout, Reda Kateb, mais je l'aime bien, même s'il risque d'être cantonné dans des rôles identiques, comme ceux du garçon de banlieue/ou issu de l'immigration qui tente de s'en sortir, qui est un gentil.
Dans Qui vive, Shérif est vigile dans un espace culturel Leclerc. Parallèlement, il passe pour la quatrième fois son concours d'infirmier. Autour de lui, il y a des amis d'enfance qui ne font pas grand chose de leur vie ou trafiquent ; une rencontre avec une jeune institutrice (Adèle, de La Vie d'Adèle, encore dans ce rôle-là). Autant dire tout de suite qu'à part avoir employé Adèle pour sa jolie figure, je ne vois nullement l'intérêt de son rôle dans le film : elle ne sert à rien, disons-le franchement, et le film serait le même sans ce personnage sans intérêt pour l'intrigue, pas plus que pour affiner la psychologie du personnage principal. Son rôle d'instit bien sous tout rapport et moraliste m'a même agacée. Un faire-valoir, un nom pour attirer le spectateur...?
Shérif est ennuyé par des jeunes du quartier qui le provoquent à l'entrée du magasin. Son ami (Rachid Debouzze) va lui rendre le service de les calmer en échange d'autre chose : il veut attaquer un camion plein de matériel informatique et, bêtement, Shérif se laisse tenter. Malheureusement, l'attaque tourne mal. Un des agresseurs est tué.
Cela ne va guère plus loin. Les tiraillements de la culpabilité face au meurtre de l'un des assaillants, on ne les sent pas. Le destin qui risque de basculer sur une erreur? Pas plus.
En gros, le film se regarde bien, mais je ne vois pas ce qu'on doit en retirer.

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Made in France

Message  Kashima le Ven 5 Fév 2016 - 17:05

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Re: Les banlieues au cinéma

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