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Hiroshima mon amour

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Message  Kashima Sam 18 Sep 2010 - 13:46

Hiroshima mon amour Hirosh10

Hiroshima Mon Amour
D'après le texte de Marguerite Duras
Adaptation et mise en scène Julien Bouffier
Création 09/10

Marguerite Duras nous raconte la rencontre d’une française et d’un japonais sur les cendres d’une civilisation anéantie par la bombe atomique. Des amants, étrangers l’un à l’autre.
Dans sa nouvelle création, Julien Bouffier décontextualise le texte en imaginant un Hiroshima légendaire, somme des territoires endeuillés par les conflits destructeurs de civilisations. Un plateau de théâtre ouvert aux quatre vents du réel, riche de toutes ses mémoires. La troupe parcourra le monde à l’écoute de chacun pour constituer ce nouvel Hiroshima

http://www.avignonoff.fr/images/Spectacle/wb_visuel%20hma_1.jpg

Musique de Dimoné...

Je vais la voir en avril...

Hiroshima mon amour Wb_visuel%20hma_1

Article du Journal la Terrasse :

S’inspirant du film de Resnais (1959), Julien Bouffier s’empare du scénario de Duras pour signer un Hiroshima mon amour scénique. Le théâtre s’avère trop en retrait face aux images d’une vidéo gagnante.
Hiroshima le 6 août 1945, la terrible arme nouvelle de la bombe atomique est lâchée par les Américains sur la ville. En neuf secondes, deux cent mille morts, quatre-vingt mille blessés. Honorant la commande d’un film sur l’horreur atomique, Alain Resnais fait appel pour l’écriture du scénario à Marguerite Duras qui, saisie par « la stupeur à l’idée qu’on ait osé, à l’idée qu’on ait réussi », ressent l’impossibilité d’en parler ou d’en formuler la terreur indicible. Le commentaire de Duras proche de la litanie et de la psalmodie advient toutefois avec une force tendue de réserve. Hiroshima mon amour devient le flambeau de la Nouvelle Vague au cinéma. À l’évocation radicale de l’apocalypse nucléaire se conjugue un amour de rencontre entre un Japonais (Eiji Okada) et une Française (Emmanuelle Riva) venue dans la ville sinistrée tourner un film sur la paix en cet été 1957. La comédienne est meurtrie pour avoir aimé un Allemand à Nevers en temps de guerre. Au reproche, « Tu n’as rien vu à Hiroshima. Rien. » répond la parole amère : « J’ai tout vu à Hiroshima. Tout. » C’est qu’aimer ou souffrir, vivre en pleine jeunesse un premier amour ou une catastrophe inouïe, les expériences s’apparentent pour les victimes de la passion, objets ballottés dans les griffes du destin.

Tournage ciné de scènes de tendresse

L’histoire de cette liaison passagère intime, si déplacée soit-elle dans le contexte historique, s’inscrit pleinement dans une réalité odieuse. Dans quelques années, le Japonais pensera à cette histoire « comme à l’horreur de l’oubli ». Le mal ne doit jamais être abandonné aux objets perdus mais dénoncé toujours. Julien Bouffier propose une mise en scène bi-frontale dans laquelle un pan de mur bâti de boîtes d’archives empêche la vision du public. La paroi murale fait office d’écran pour le reportage vidéo de l’équipe artistique en repérage à Hiroshima sur les traces de Resnais et de Riva. Entre caméra perche et micro, Vanessa Liautey et le Syrien Ramzi Choukair incarnent avec une intensité grave ces victimes de la souffrance et de l’horreur, sur les chansons de Dimoné. Le public est convié à un tournage ciné de scènes de tendresse ou de confrontation brutale avec la mort, au détriment d’un jeu théâtral libre et dégagé. Bougies commémoratives, cartons d’archives, pluie de cendres, les signes s’accumulent en neutralisant l’imaginaire, malgré des qualités certaines de dramaturgie inventive.

Véronique Hotte

https://edencash.forumactif.org/t697-hiroshima-mon-amour-lol-etc-duras#7895


Dernière édition par Kashima le Sam 23 Avr 2011 - 10:02, édité 2 fois
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Hiroshima mon amour Empty Hiroshima Yzeurespace 22 avril 2011

Message  Kashima Sam 23 Avr 2011 - 9:43

Sur un mur de briques blanc sont projetées des images tournées récemment à Hiroshima, dans le musée de la Paix : les visiteurs regardent les photos, touchent des obus comme ils y sont invités. On voit le champignon bikini - comme celui que Duras voulait au départ pour ouvrir le film mais dont l'idée a été abandonnée.
Et puis, à droite du mur, Elle est éclairée : "J'ai tout vu à Hiroshima, tout". Lui (qui n'est pas encore lui, le Japonais dont elle est éprise), Dimoné, 3e voix musicale, celui qui met en perspective ce duo amoureux (Nevers sera chantée, la rivière Ota aussi, la rencontre...), scande à chacune de ses paroles : "Tu n'as rien vu à Hiroshima". Elle, photos, articles à l'appui, réaffirme qu'elle a tout vu.
Puis la chanson commence. Dimoné a mis en musique le "je te rencontre, tu me tues, tu me fais du bien". Il s'accompagne à la guitare acoustique. Derrière le mur, elle marche. Elle va recouvrir le visage d'un homme allongé.
Le spectateur voit ce qui se passe sur les visages, derrière la cloison, car les acteurs sont filmés et leur image projetée sur le mur de briques blanc.

Hiroshima mon amour Captur29

Puis Lui arrive, il la cherche, entre les murs. Quand les amants se retrouvent, sur la musique de Dimoné, ils miment l'amour, il se penche vers son oreille, tous deux s'enlacent à terre.

Hiroshima mon amour Hirosh12

Durant la pièce, il y aura ce jeu avec les briques qui ne sont que de carton : lors de son sommeil, l'homme s'agite, il fait partir en morceaux un morceau du mur, c'est la première fissure. Plus tard, quand elle sera dans cette cave à Nevers où on l'a cachée après l'avoir rasée, déshonorée, quand elle aura tenté d'ensevelir le cadavre (le souvenir) de l'Allemand qu'elle a aimé, le mur volera totalement en éclats. C'est un moment effrayant, fait de cris, appuyé par une guitare harceleuse :

Hiroshima mon amour Hma0410

Le dernier acte se passe chez Lui.

Hiroshima mon amour Theatre---comedie-556493-illustration
Sur le lit, chez Lui, construit avec des briques du mur qui a été détruit.

Lorsqu'elle raconte qu'elle a eu "l'honneur d'être déshonorée", les lumières s'éteignent.
On ne donne plus rien à voir au spectateur au moment où Elle raconte qu'on l'a rasée. Il est plongé dans le noir, ne peut que se concentrer sur "le bruit (verbal) des ciseaux sur (sa) tête". Et cette phrase prend encore plus de force dans l'obscurité :

"Le rasoir sur la tête, on a, de la bêtise, une intelligence extraordinaire."

La lueur, Elle la ressortira des briques de carton pour que, dans un aveuglement final (aveuglement soudain par la lumière qui réapparaît, agressive pour le spectateur, drôle d'antithèse que cette lumière qui fait mal...) sur une chanson en duo entre elle et Dimoné, se termine la pièce.

Vanessa Liautey, belle et habitée, incarne la femme ; l'homme, d'ordinaire, c'est Ramzi Choukair, remplacé ici par le metteur en scène lui-même, Julien Bouffier.
Le texte n'est pas joué jusqu'au bout, il s'arrête sur ce qui était la quatrième partie du scénario. La tension se resserre autour de leur rencontre vouée à l'oubli et de l'expérience insoutenable de Nevers :

"Il est probable que nous mourrons sans nous être jamais revus?
- Il est probable, oui. Sauf peut-être un jour, la guerre...
- Oui, la guerre..."

Elle et Lui ne sont plus que des noms de lieu, Hiroshima et Nevers, rattachés à la guerre. Ce sera "chanson", le dernier mot, pas "guerre", même si c'est cette guerre qui les lie, qui les a fait improbablement ("incompatiblement"?) se rencontrer. Son souvenir du premier amour impossible à Nevers revit dans cet amour impossible à Hiroshima. Tout est voué à l'oubli, sauf le nom de ces villes où se sont jouées les tragédies historiques et personnelles.
On reconstruit à partir des ruines, toujours. Au milieu d'elles a lieu un amour qui sent déjà le souvenir.


Julien Bouffier dirige la compagnie Adesso e Sempre depuis sa création en 1991 en Languedoc-Roussillon. L'état reconnaît son travail en 1997 et signe une convention avec la compagnie, qui est par la Scène Nationale de Sète puis par le Théâtre des Treize Vents, Centre Dramatique Nationale de Montpellier.
Pour cette pièce, le travail s'est construit à Barcelone et au Japon. Il s'est nourri du manga 'Gen d'Hiroshima" et de l'album de photos "Tu n'as rien vu à Hiroshima", réalisé par Emmanuelle Riva, comédienne du film de Resnais.


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