Festival Jean Carmet

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Re: Festival Jean Carmet

Message  Kashima le Sam 16 Oct 2010 - 17:53

Nicole a écrit:
Black Hole, ce n'est ni plus ni moins que Second Life, non ? Etonnant de voir comme changer le nom d'une chose change la perception de la chose elle-même...

Je ne connais pas Second life. J'ai cliqué sur ton lien, mais ça m'a l'air vraiment gentil par rapport à Black hole, repaire de gothiques et de gens mal dans leur peau. La plage noire, la ville avec le Heaven où se retrouvent les esclaves...
C'est un peu comme les Sims, sauf qu'on est son propre personnage?

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Re: Festival Jean Carmet

Message  Nicole le Sam 16 Oct 2010 - 18:23

Kashima a écrit:Je ne connais pas Second life. J'ai cliqué sur ton lien, mais ça m'a l'air vraiment gentil par rapport à Black hole, repaire de gothiques et de gens mal dans leur peau. La plage noire, la ville avec le Heaven où se retrouvent les esclaves...
C'est un peu comme les Sims, sauf qu'on est son propre personnage?
Oui, et que c'est tout de même beaucoup beaucoup beaucoup plus élaboré -- puisque les personnages peuvent être nos répliques quasi parfaites, que "nous" pouvons nous mouvoir (aussi bien au niveau gestuel que déplacement) comme nous le voulons et même nous exprimer "en direct" avec nos vraies voix, ce qui fait que l'on peut très rapidement atteindre un grand niveau de confusion avec la "vraie" vie.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Je me souviens m'y être faite draguer par un beau Polonais -- du moins était-il beau et Polonais sur Second Life. Même en "rationalisant", la situation finissait par être assez troublante.

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Re: Festival Jean Carmet

Message  Kashima le Sam 16 Oct 2010 - 18:28

Cette séduction est soulevée dans l'Autre monde... Et on ne sait pas toujours qui se cache derrière ces séduisantes créatures...

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Ich bin eine Terroristin

Message  Kashima le Mar 19 Oct 2010 - 9:56

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Ich bin eine Terroristin a été projeté dans le cadre d'Auvergne, Terre de cinéma.
Nous avons eu le plaisir, après projection, de discuter avec la réalisatrice, Valérie Gaudissart, et la jeune actrice de 13 ans (qui n'en avait qu'onze au moment du tournage), Mathilde Besse.

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(Valérie Gaudissart)

Une jeune fille, très attachée à sa grand-mère qui vient de mourir, protège l'urne qui contient ses cendres et entretient sa passion pour Rosa Luxembourg. Avec sa grand-mère, sa conscience politique s'est éveillée très jeune, aux fêtes de l'Humanité, dans les combats syndicaux.
Elle se retrouve perdue, surtout le jour où son père lui annonce qu'il a fait une grosse erreur en lui laissant cette urne et qu'il a décidé de la mettre dans le caveau familial. Violette fugue et part, avec les cendres de sa grand-mère, sur les traces de Rosa : Berlin, la Pologne, la Lorraine, la Bourgogne... Durant son long voyage, elle fera des rencontres qui la feront grandir.

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Ce film a été tourné sur une durée d'un an : à chaque période de vacances scolaires, la réalisatrice, Valérie et son équipe partait dans un des lieux pour tourner. La jeune Mathilde Besse est dans une école de théâtre et a été choisie lors d'un casting.
Ce film engagé qui rend hommage à la révolutionnaire Rosa Luxembourg est aussi musical. Pas de voix off pour accompagner l'actrice, mais des chansons qui traduisent ses états d'âme (chansons interprétées par la fille de Valérie et par Mathilde, enregistrées pour certaines avec les moyens du bord, dans la salle de bain).

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Violette (Mathilde Besse)

Pas de copie encore pour ce film qui nous a été projeté en DVD. Valérie Gaudissart espère pouvoir le promouvoir, d'abord dans la région, puis en national. Elle le présente lors de festivals.

Mention spéciale à cette chanson ! Smile
"Die Toten mahnen uns."


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Sound of noise

Message  Kashima le Mar 19 Oct 2010 - 10:05

Agacés par la musique qui a envahi la ville de toute part, lassés par cette cacophonie, des originaux décident de commettre des attentats musicaux. Ils ont écrit un concerto en quatre actes et vont faire de la musique en utilisant la ville et ses habitants comme instruments. Leur arme, un métronome!

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A côté de cela, Amadeus a été élevé dans un milieu voué à la musique : ses parents sont des passionnées, son frère est devenu un génial chef d'orchestre. Mais lui, il est allergique à la musique! Devenu policier, il va traquer ce groupe de terroristes d'un autre genre...

Ce film suédois est très original, complètement hors-normes...
A voir pour son excentricité (et la musique).

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Les petits ruisseaux

Message  Kashima le Mar 19 Oct 2010 - 10:09

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Je ne m'attarderai pas sur ce film plutôt gentillet, qu'on se serait contenté de voir un soir sur M6...
Comment les personnes âgées vivent-elles l'amour? Cette comédie nous raconte comment un veuf, incarné par Daniel Prévost, va retrouver le goût d'aimer, et le sexe!
Tiré de la bande-dessinée de Rabaté, par lui-même...
A noter : très jolies peintures dans le film!
En tout cas, moi, ça ne me rassure pas pour autant sur le temps qui passe.

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L'Arbre et la Forêt

Message  Kashima le Mar 19 Oct 2010 - 10:22

Un de mes préférés du festival : L'Arbre et la Forêt.

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Surprise... Je ne m'attendais pas du tout à cette histoire : qu'on allait aborder de façon très pudique le secret familial et la déportation homosexuelle! J'aurais dû m'en douter, que derrière ce résumé simple d'un film de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] , allait se cacher du solide...

Frédérick (Guy Marchand) ne va pas à l'enterrement de son fils, ce qui provoque un scandale familial : le cadet (qui a déjà une quarantaine d'années) ne comprend pas l'attitude de son père.
Peu à peu, le spectateur va découvrir quel secret a rongé cette famille.

Wagner est le compositeur écouté et adoré par Frédéric... Interné à Schirmeck, on pourrait se demander pourquoi il voue un culte à un compositeur très associé aux nazis (je me la suis posé, cette question, psychologisant sur l'appropriation de la musique du bourreau par la victime!) Mais la réponse est donnée, par Frédéric lui-même : pourquoi laisser aux nazis la propriété de Wagner - tout comme je dis toujours : pourquoi laisser le drapeau français au front national...?

J'ai été très émue par la présence de cet arbre planté en 1943 par ce survivant des camps : voir sa colonne vertébrale qui ne rompt pas, quelle belle image...

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Ce film est d'utilité publique! Je suis vraiment heureuse que des réalisateurs comme Ducastel et Martineau existent!

Critique Télérama mars 2010 :

Une famille désunie, une ­grande propriété et un lourd secret qui refait surface à l'occasion d'un deuil. Des derniers films de Ducastel et Martineau (Coquil­lages et crustacés, et Nés en 68), celui-ci est sans doute le plus grave. Mais d'une gra­vité majestueuse, à l'image du grand arbre qui protège, menace aussi, la maison. C'est Frédérick (Guy Marchand), faux patriarche et vraie victime, qui l'a planté. Ce personnage central révèle aujourd'hui à ses enfants qu'il fut déporté jadis, dans la France de Vichy, pour homosexualité...

Une profondeur s'installe peu à peu. Celle du passé enterré, de la honte. C'est toute la famille qui vacille en quelque sorte sur ses fondations, chacun repensant sa place. Ebranlés par la révélation, les personnages se cherchent, rompent, transigent. Frédérick a souffert mais, en cachant les choses, a fait du mal autour de lui. Le film sonde les dégâts, et ce qui reste, les racines, une transmission possible.

On sort parfois pour des balades dans la forêt alentour. Dans cette lumière de décembre ou à table, il y a des heurts, des récits aussi, beaucoup d'écoute. L'Arbre et la forêt, soigné dans l'écriture, force le respect en levant le voile sur ce qui demeure encore un tabou. Guy Marchand et Françoise Fabian, tous deux très bien, forment un couple de longue date à ce point crédible qu'on les croirait ensemble à la ville, depuis toujours. Et Catherine Mouchet, par son ironie, apporte un détachement souverain.


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Pascal Rabaté

Message  Nicole le Mar 19 Oct 2010 - 16:44

Kashima a écrit:
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Je ne suis pas très orientée bandes dessinées, mais je dois avouer un faible pour celles de Pascal Rabaté, qui n'a pas son pareil pour appuyer "là où ça fait mal". Ses portraits (au sens propre comme au figuré !) sont absolument saisissants, cruels, dérangeants et je garde de leur lecture un souvenir percutant.

Je ne connais pas Les petits ruisseaux, mais je vous recommande absolument le plongeon dans les ouvrages suivants :

La très corrosive série Les pieds dedans, à mi-chemin entre Les Deschiens et Céline...

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... et une belle virée, poétique, désespérée, imbibée d'âme russe, sur les traces d'Ibiscus.

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17e Festival Jean Carmet cette semaine

Message  Kashima le Jeu 13 Oct 2011 - 19:36

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Au programme, j'envisage :

Une Séparation
L’Art de séduire
De bon matin

Où va la nuit
Toutes nos envies
Sur la planche

A suivre pour les impressions...
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Une séparation

Message  Kashima le Dim 16 Oct 2011 - 10:42

Petit compte rendu de ce que j'ai pu voir :

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Nous sommes en Iran. Simin a obtenu un visa et veut quitter le pays, mais son mari ne souhaite pas partir avec elle : le film s'ouvre sur un plan fixe où nous sommes face au couple, spectateurs à la place du juge. Simin défend son départ, Nader son désir de rester pour s'occuper de son père atteint de la maladie d'Alzheimer. Il dit qu'il gardera sa fille avec lui si elle veut partir. Mais on n'est pas du tout dans le film auquel je m'attendais (ou auquel me faisaient m'attendre les clichés) : pas de domination aveuglément masculine, pas de société rétrograde. Nous sommes en Iran, un pays qui n'est pas celui que j'imaginais par ce qu'en fait ressortir le réalisateur : femmes qui travaillent, habillées à l'occidental (si on excepte le voile obligatoire...). Nader ne menace jamais sa femme, ils choisissent à égalité dans le couple. Ce n'est pas non plus une histoire de rupture, ce n'est que la toile de fond : le sujet principal, c'est la plainte déposée par le mari de Razieh contre Nader...
Quand sa femme a quitté la maison, Nader a embauché Razieh pour s'occuper de son père malade. Un jour, un accident arrive ; très en colère, Nader en vient à la jeter à la porte de chez lui et, suite à cette empoignade, la jeune femme fait une fausse couche. Issue d'une famille pauvre, son mari en profite pour attaquer Nader.

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Le film est bien, mais je l'ai trouvé un peu long (2h). Et puis, quand on s'attend à vivre une histoire centrée sur la rupture, notre horizon d'attente est un peu déçu. De plus, le nombre incroyable de récompenses qu'a reçues ce film me laissait présager quelque chose de plus poignant. je n'ai pas senti suffisamment la tension, le poids des sentiments... A voir, mais pas à tout prix non plus.
L'acteur a du charme, l'employée aussi. On n'y va pas pour la beauté des personnages, mais la petite fille du couple n'est pas très gracieuse...

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Le personnage le plus intéressant, c'est Razieh, cette femme qui vit de façon très modeste avec son mari victime des créanciers : ils croulent sous les dettes. Même enceinte, elle court les rues depuis 5h du matin pour travailler clandestinement chez Nader (car il ne faut pas que son mari sache qu'elle travaille dans la maison d'un homme seul). Elle est très soumise à la religion, très superstitieuse. Jurer sur le Coran une chose fausse qui sauvera son mari de ses dettes, c'est impossible pour elle. On la sent subir sa vie, plier sous le poids de ces jours sans saveur, faits de travail et de soins pour sa famille.

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L'art de séduire

Message  Kashima le Dim 16 Oct 2011 - 10:59

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Jean-François est psy. La thérapie de la belle Hélène touche à sa fin, il va pouvoir tenter de la séduire. Or, il se rend compte, le jour où il boit un verre avec elle, qu'il dit n'importe quoi et agit de façon anti-séduisante. Un de ses patients, tombeur selon ses dires (mais d'une lourdeur incroyable!) va lui donner des conseils de séduction... C'est ainsi qu'en voulant séduire Hélène, il va croiser sur sa route la loufoque Estelle.

C'est une comédie agréable, avec des personnages excentriques, une ambiance un peu folle : le psy photographie chez lui des poissons morts, Hélène est totalement rigide malgré les apparences, Estelle quelque peu mythomane...
Le décalage entre l'image de cette belle femme et sa découverte est pour Jean-François un choc : en arrivant chez elle pour la première fois, il trouve un appartement vieillot là où il s'attendait à voir un endroit à la dernière mode ; l'image parfaite qu'il a d'elle va se briser au fur et à mesure qu'il va la connaître. Une des scènes les mieux est celle où elle lui demande de lui faire l'amour, mais avec de nombreuses restrictions. Julie Gayet est quoi qu'il en soit très séduisante dans ce film.

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Mathieu Demy est un Vincent Lindon jeune ;

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Lionel Abelanski très laid, très bien dans son rôle de séducteur ringard ;

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et Valérie Donzelli joue encore une fois les filles originales et à part.

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On passe un bon moment dans ce film qui développe l'idée que les cordonniers ne sont pas les mieux chaussés, qui montre les petites névroses de chacun, combien l'angoisse du psy lui-même va se nicher dans cette manie des poissons dont les images donnent un petit fil poétique au film. Ce n'est pas non plus le film du siècle, mais pas du tout désagréable. Voici une critique pas très tendre du Monde, "Quiproquos chez les bobos" :

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"L'argument est mince, et ce n'est pas le décor parisien qui lui donnera de l'épaisseur. Les hauts lieux de BoboLand (© Dupuy et Berbérian), canal de l'Ourcq, marché des Enfants-Rouges, sont mis à contribution sans que les travers (et les charmes) du milieux soient vraiment mis en scène.

Quant aux quiproquos sentimentaux, ils sont si mécaniques qu'on pourrait se contenter d'un diagramme pour en saisir toute la portée."

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Toutes nos envies

Message  Kashima le Dim 16 Oct 2011 - 12:09

Philippe Lioret, réalisateur des films Welcome et Tout va bien, ne t'en fais pas, signe un film social auquel il mêle une histoire intime touchante : Claire est une jeune juge de 32 ans, elle a le feu sacré et veut lutter contre le surendettement et les abus des agences de crédit. Elle se fait très vite remonter les bretelles. C'est alors qu'elle rencontre un juge plus expérimenté, Stéphane. Entre eux se noue une belle amitié.
A côté de cela, Claire apprend, dès le début du film, qu'elle a une tumeur au cerveau inopérable, et elle le cache à tous, jusqu'au jour où Stéphane l'apprend.

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L'originalité de ce film, en plus de traiter d'un sujet très actuel, est de créer une véritable amitié, sans ambiguïté, entre les deux juges heureux dans leur couple, chacun de leur côté. Claire a un mari adorable, qui s'occupe de la maison, des enfants, un mari presque parfait! (Yannick Rénier est décidément très charmant, quel que soit ses rôles! Ses yeux pétillent.) C'est si rare au cinéma... On ne joue pas sur le désir, mais on montre une amitié profonde et désintéressée, dont le moteur est la lutte pour un combat social. A côté de ce combat pour les autres, Claire refuse de mener le sien : elle ne peut guérir et doit accepter de mourir, dans quelques semaines.
Emouvant... Beaucoup de gens pleuraient dans la salle.

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Ca fait du bien, des films avec des gens... bien!

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De bon matin

Message  Kashima le Dim 16 Oct 2011 - 12:27

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Un autre film social, à ne pas manquer, sur le harcèlement en entreprise sur fond de crise.
Paul est un banquier qu'on pourrait qualifier d'"à l'ancienne", qui aime le contact avec ses clients et se trouve pris dans la machine à broyer. Ses nouveaux supérieurs sont des requins, qui ne respectent rien, qui n'ont aucune humanité et sont prêts à tous les coups pour leur intérêt personnel.
Un matin (c'est ainsi que le film commence), il va au bureau à huit heures et abat ses deux supérieurs. Par des retours en arrière, on apprendra ce qui l'a conduit là.

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Les deux salopards sont joués par Yannick Rénier et Xavier Beauvois :

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Darroussin est encore très convaincant dans ce rôle.


Sortie le 5 octobre.

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Où va la nuit

Message  Kashima le Dim 16 Oct 2011 - 12:37

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Yolande Moreau joue le rôle d'une femme mariée depuis plus de trente ans. Elle vit à la campagne avec un rustre qui la frappe et la traite comme sa bonne. Un jour, il renverse (sous le coup de l'alcool, sans doute) une jeune fille. Cet assassin n'a pas l'air plus traumatisé que s'il avait renversé un sanglier... Quelque temps après, Rose Mayer décide de le tuer : elle se rend à l'endroit de l'accident et une nuit, elle lui roule dessus.
Elle part à Bruxelles rejoindre son fils, parti de la maison depuis longtemps car il est homosexuel et était rejeté par son père.
La police fait son enquête et parvient jusqu'à elle...

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est le pastiche de Thelma et Louise, à la fin du film, mais un Thelma et Louise en Belgique, à notre époque, sans envolée lyrique, sans mort spectaculaire... Un Thelma où on ne s'en sort pas glorieusement...

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Sur la planche

Message  Kashima le Dim 16 Oct 2011 - 12:48

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Je deviens peut-être difficile mais 1h45, c'est trop long pour le propos... Sur le fond, ça aurait pu être passionnant, mais des longueurs...

Nous sommes à Tanger. Badia est une petite racaille qui survit comme elle peut, en travaillant le jour dans une usine de crevettes et en volant la nuit. Elle entraîne avec elle Imane. Elles vont rencontrer deux "textiles" et Badia les embarque avec elle, dans ses petits trafics.

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Les vies sont misérables... Badia se révolte contre cette condition, comme elle peut.
De belles actrices (dont je n'ai pas retrouvé le nom).

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Ni à vendre ni à louer, Rabaté

Message  Kashima le Sam 24 Déc 2011 - 14:59

Nicole a écrit:
Je ne suis pas très orientée bandes dessinées, mais je dois avouer un faible pour celles de Pascal Rabaté, qui n'a pas son pareil pour appuyer "là où ça fait mal". Ses portraits (au sens propre comme au figuré !) sont absolument saisissants, cruels, dérangeants et je garde de leur lecture un souvenir percutant.

Je ne connais pas Les petits ruisseaux, mais je vous recommande absolument le plongeon dans les ouvrages suivants :

La très corrosive série Les pieds dedans, à mi-chemin entre Les Deschiens et Céline...

Je crois qu'on retrouve ce dont tu parles dans son film Ni à Vendre ni à Louer, avec des portraits, des vies qui se croisent à St Nazaire, au bord de la mer : le couple dont la toute petite maison s'appelle "Mes Assedics", à la toute petite voiture, qui a tout en petit pour sa forte corpulence ; les deux couples d'amis qui s'échangent ; le sado-masochiste roulé par sa maîtresse ; les escrocs ; les deux lesbiennes marginales... Le film est sans paroles, rythmé par une musique un peu manouche. On y voit François Morel, Jacques Gamblin, Dominique Pinon, beaucoup de "gueules" souvent dans des seconds rôles au cinéma.
On passe un bon moment car, derrière ses vacances à la mer, on nous livre des vies simples, douloureuses, heureuses...
Original et à part.

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La chanson de début et de fin est interprétée par Mike Brank :

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Ni à vendre ni à louer, Rabaté

Message  Nicole le Dim 25 Déc 2011 - 12:59

A la vue de l'extrait et à l'écoute de la « musique » de son générique, j'ai cependant peur (c'est un euphémisme !) que Ni à vendre ni à louer n'échappe pas à la caricature... ce que les bandes dessinées de ce même auteur parviennent justement à faire. Je crains que la noirceur et le côté grinçant soient remplacés par des rires un peu forcés et un peu gras... mais peut-être me trompe-je ?

bisou x 1001.
Nicole.

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Re: Festival Jean Carmet

Message  Kashima le Dim 25 Déc 2011 - 20:55

Non, je ne crois pas... Tout est présenté ici sur le mode du long sketch muet. Avec les paroles, je crois qu'on aurait pu basculer là-dedans... Ça m'a donné parfois une impression de Genet (de très loin quand même).

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18e Jean Carmet

Message  Kashima le Dim 14 Oct 2012 - 7:54

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Le 18e festival Jean Carmet se déroule du 10 à 16 octobre.

Pour l’instant, les deux films vus sont vraiment très bien :

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A perdre la raison est inspiré d’un fait divers arrivé en Belgique en 2007 : « L’assassinat de cinq enfants par leur mère, qui vivait avec son mari et le père adoptif de ce dernier, a priori un modèle de prévenance. »
Le film s’ouvre sur une femme alitée à l’hôpital : elle est dans un très mauvais état et balbutie : « Au Maroc… Dis à Mounir qu’il faut enterrer les enfants au Maroc. »
Murielle, professeur de français, rencontre Mounir, un Marocain qui vit chez le Docteur Pinget : dès le début, le spectateur est perdu dans les liens qui les unissent. On se demande d’abord s’il est son père, mais vu qu’il l’appelle André, on comprend qu’il existe d’autres liens. Cet homme a aidé la mère de Mounir, veuve au Maroc, ainsi que toute sa famille. Il a épousé, dans un mariage blanc, la sœur. Il est donc à la fois père adoptif et beau-frère de Mounir.
Le jeune homme, très amoureux, veut épouser Murielle. Par commodité, ils s’installent tous deux dans l’appartement du Docteur, avec lui. Viennent alors des enfants, trois filles et un garçon. Sans que ce soit flagrant et oppressant d’un coup, on sent un malaise très vague naître. La cohabitation devient pesante pour Murielle qui rêve de partir au Maroc et de vivre avec sa famille, sans le Docteur.
Débordée, épuisée par la situation, elle est en arrêt maladie et tombe dans la dépression.

Dans un plan séquence centré sur le visage de profil de Murielle au volant, on voit la jeune femme basculer dans la folie. Sur un air de "Femmes je vous aime", elle chante… Elle chante puis, peu à peu, ses larmes coulent et elle sanglote : « Quelquefois, si seules… »

Le Stabat mater accompagne ce drame. « Stabat mater dolorosa », « La mère douloureuse se tenait debout », musique de la Vierge pleurant la mort de son fils…

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Cette Médée moderne tue ses enfants parce qu’elle ne voit plus d’issue à sa vie. Elle voulait partir avec eux… On ne parvient jamais à lui en vouloir, même si l’avant dernière scène, toute en non-dits, est difficile à supporter. Après ce film, si quelqu’un a encore envie de faire des enfants…

Le 2e film date de 1998 : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]... Renconttre avec Philippe Nahon ce matin, héros du film.

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Hors les murs

Message  Kashima le Dim 14 Oct 2012 - 8:16

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Hors les murs est un film dont je suis ressortie avec l'envie de pleurer.
C'est une histoire d'amour. Tout commence par une rencontre dans un bar : le serveur et Paulo se jettent des regards. Ce dernier est si saoul qu'Ilir le ramène chez lui. Il l'allonge sur le lit et le déshabille, mais il ne le touche pas. Au petit-déjeuner, le jeune homme blond paraît quelque peu perdu dans sa vie : attiré par les hommes, il vit pourtant en couple avec une femme.
Très vite, Ilir et lui se revoient et c'est intense, jusqu'au jour où la compagne de Paulo lui demande de partir. Ilir l'héberge, contre son gré au départ mais, très vite, les deux hommes vont devenir très amoureux et très complices.
Au sex-shop, pour rire et aussi comme signe d'amour, Ilir achète un sexe de chasteté à Paulo : il doit le garder deux jours, le temps qu'Ilir revienne d'une escapade. Mais il ne revient pas...

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Les deux acteurs jouent des personnages auxquels on s'attache : le brun, l'Albanais, viril, plus distant d'apparence, se révèle fou de Paulo qui a des allures de jeune homme fragile, gracile.Ils arrivent à nous faire sentir, avec leurs regards, leurs gestes, l'attachement qu'ils ont l'un pour l'autre.
L'éloignement, le sentiment de gâchis donnent un pincement au coeur. La larme d'un personnage, qui coule sur la joue, du haut d'un balcon, suffit à exprimer tout cela.

Hors les murs est un film d'amour gay mais universel, c'est ce qu'a réussi le réalisateur David Lambert avec cette histoire. Montrer un amour entre hommes qui touche tout le monde et duquel on ne se sent pas exclu.
Guillaume Gouix a du charisme, il est beau ; Matila Malliarakis a un charme juvénile et on sent aussi sa force! L'un est robuste, l'autre est asthmatique et parfois souffreteux. Mais, dans la passion, le plus fort n'est pas celui qu'on croit. Tout sonne juste, et c'est bon...

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Projection en présence du réalisateur et de l'acteur David Salles qui tient un second rôle.

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David Salles

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Trois mondes

Message  Kashima le Dim 14 Oct 2012 - 8:35

Trois mondes : celui d'Alain, un jeune homme à qui tout réussit. Il vient de devenir patron d'un garage et va épouser dans dix jours la femme de son ex patron ; celui de Juliette, témoin d'un délit de fuite ; celui de Vera, femme du mari renversé.
Tout commence sur une scène d'ivresse et de bêtise virile : Alain et ses copains sont saouls, ils rient, s'amusent à rouler vite. Soudain, Alain renverse, en plein coeur de Paris, un homme. Affolé, il descend de la voiture, va le voir, mais ses copains lui disent qu'il faut partir. Juliette a tout vu... Elle appelle le samu : l'homme renversé est un sans papier moldave. Très vite, Juliette s'immisce dans la vie de cet homme entre la vie et la mort : elle contacte sa femme, Vera. De son côté, Alain est torturé par le remords. Ces trois vies très différentes vont se rencontrer autour du drame.

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De Catherine Corsini, j'avais adoré La Répétition et Partir. Ce film traite de la culpabilité, de l'honnêteté, de ce qu'on fait avec sa conscience dans de telles circonstances.

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On aperçoit le beau Rasha Bukvic des Bien aimés, même très peu puisqu'il tient le rôle de l'homme renversé. Juliette a été vue aussi chez [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Clotilde Hesme des Chansons d'amour d'Honoré.

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Rasha Bukvic



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Philippe Nahon

Message  Kashima le Dim 14 Oct 2012 - 14:16

Rencontre avec Philippe Nahon au [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], dimanche 14 octobre 2012...
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Bande-annonce 2012

Message  Kashima le Dim 14 Oct 2012 - 14:17

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Avec Camille de Sablet.

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Comme un homme

Message  Kashima le Dim 14 Oct 2012 - 21:13

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Dernier film que j'aurai vu cette année : Comme un homme.

Greg est un lycée qui a menacé sa prof d'anglais avec des ciseaux. Il est dans l'attente d'un renvoi. Par vengeance, il décide de la kidnapper , avec l'aide de son ami Louis, le fils du proviseur.
Ils enferment la femme dans une cabane qui appartient au père de Louis. Greg n'est pas décidé à la laisser partir aussi vite...

Annoncé comme "très violent", je n'ai pas trouvé du tout que ce film l'était tant que cela. Il est tout à fait diffusable à 20h sur France 2.
J'ai aimé, sans plus. Il manquait quelque chose, je ne sais quoi... peut-être que je m'attache aux personnages? Je suis restée assez extérieure à tout cela. Le fils de Berling, qui joue dans le film, est plutôt fade.

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Festival Jean Carmet 19

Message  Kashima le Sam 12 Oct 2013 - 13:46

Cette année, encore de beaux films à l'affiche.

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Pour commencer, Suzanne, de Katell Quillevéré raconte trente ans d'une vie en une heure et demie, d'une façon épatante : la narration, le montage, la façon de nous dire les choses sans les dire, le jeu des acteurs, tout est subtil. Suzanne vit avec sa soeur et son père à Alès : leur mère est morte à 32 ans, quand elles étaient encore petites. Dès les premières images, les deux visages des petites filles attirent la lumière. Suzanne grandit, fait un enfant, tombe amoureuse. On ne s'attarde pas sur ce qui aurait pu être le noeud du problème dans les autres films. Ce qui compte, c'est le résultat, c'est ce qui se passe "après". La dramatisation n'est pas ordinaire, les moments de crise existent mais on ne s'attardent pas sur eux. Des plans sans paroles, avec une musique qui émeut, suffisent parfois à faire entendre ce que pensent les personnages.
La vie passe, avec les erreurs qu'on commet.
J'ai vraiment aimé ce film touchant et d'une grande finesse.

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Re: Festival Jean Carmet

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