Polanski

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Polanski

Message  Kashima le Dim 8 Aoû 2010 - 13:53

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Gage de qualité, Polanski... peut-être, mais The Ghost Writer était d'une lourdeur et d'une longueur à provoquer le sommeil.
On embauche un nègre pour écrire la vie de Premier Ministre anglais, mais celui d'avant est mort dans des circonstances étranges. Juste une chose : pour un nègre, c'est déjà peu crédible, il écrivait mal! On le payait 250 000 dollars pour ne pas savoir écrire? Passons...
Il ne se passe pas grand chose. On espère, on approche, au début, une ambiance à la Shutter Island... mais c'est peu intéressant.
On m'a raconté la fin, impossible d'aller jusqu'au bout... quelque peu abracadabrante aussi.

Mieux vaut le magnifique Pianiste ou le troublant Lune de fiel.
Et dans un autre genre, Rosemary's baby et Le Bal des Vampires!



Kashima
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Re: Polanski

Message  Invité le Dim 8 Aoû 2010 - 22:54

Ou pourquoi pas Caligula?! La garantie d'un grand moment de cinéma! (MDR)




Ceci dit, certains ont su pardonner à Polanski ... tu peux le faire aussi.

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Re: Polanski

Message  Kashima le Dim 8 Aoû 2010 - 23:17

J'aime beaucoup ce film! Mais quel rapport avec Polanski?

Kashima
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Re: Polanski

Message  Invité le Dim 8 Aoû 2010 - 23:26

Aucun rapport avec Polanski.

C'est juste que j'ai regardé ce film hier et donc je l'ai en tête.

Enfin, quand je dis que je l'ai regardé, disons que j'ai tenu jusqu'à la moitié, et comme mon lecteur a planté à ce moment-là... : trop d'émotion tue l'émotion...

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Re: Polanski

Message  Kashima le Dim 8 Aoû 2010 - 23:29

Tu l'as vu hier? Et il a provoqué le même effet que sur moi?
Pardonnes-tu à Roman?

Kashima
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Re: Polanski

Message  Invité le Dim 8 Aoû 2010 - 23:41

Dans l'ordre:
Caligula, j'ai commencé son visionnage il y a environ 30 ans (je ne désespère pas d'arriver à la fin...).
Mias quel effet ce film a-t-il eu sur toi ? (ceci afin de pouvoir répondre à ta deuxième question)
Je n'ai rien à pardonner à Roman (je n'ai pas vu "Ghost writer").

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Re: Polanski

Message  Kashima le Lun 9 Aoû 2010 - 9:40

J'ai mal lu.
As-tu aimé Caligula? As-tu vu la fin?

Kashima
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Re: Polanski

Message  Invité le Lun 9 Aoû 2010 - 14:26

Tu as bien lu. Non, je n'ai jamais vu la fin de "Caligula" ; je redoute terriblement le moment où il est censé éventrer sa soeur, lorsqu'il apprend qu'elle est enceinte de lui. C'est un moment qui m'avait beaucoup marqué dans un autre film (une série si je me souviens bien) et que j'ai sans doute vu trop jeune...

Par ailleurs, je ne pense pas que l'on puisse dire que l'on a "aimé" Caligula, c'est avant tout une "curiosité" je crois (malsaine évidemment...)

Pour revenir à Polanski, j'ai vraiment beaucoup aimé "Tess".

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Polanski

Message  Invité le Mer 11 Aoû 2010 - 19:07

Pour moi, Polanski n'est absolument pas un gage de qualité. Je ne suis pas une fan de Polanski. Rares sont ses films qui m'ont plu: Lune de fiel, La jeune fille et la mort et Le Locataire. Je pense que ce sont les seules exceptions. Ghost Writer, un film dont la thématique ne m'interpelle absolument pas!...Donc, que je ne prendrai même pas la peine de regarder.

Roman Polanski à propos de son adaptation de La Jeune Fille et la mort: "J'ai voulu tirer La Jeune Fille et la mort vers l'universel"

"Pourquoi avoir adapté la pièce d'Ariel Dorfman?

Même si elle manquait d'un troisième acte au sens grec, elle suintait le suspense. Et s'organisait en huis clos à la manière de Huit Heures de sursis, de Carol Reed, un film que j'aime. J'avoue aussi que la gageure me séduisait: comment enfermer trois personnages le temps d'une nuit en proscrivant l'illusion du théâtre? Le yacht où se déroulait l'intrigue du Couteau dans l'eau (1962) imprimait la dynamique d'un paysage qui défile. Une facilité. Aujourd'hui, je me crée des difficultés pour ne pas crever d'ennui. Comme au ski lorsqu'on a fait les poudreuses de tous les toits du monde avec des bandes de fous.

Dorfman tablait sur la relativité de la vérité...

Et le thème me passionnait, moi qui ai toujours voulu tourner Rashomon. Ajoutons-y les droits de l'homme, sujet crucial à l'heure de la chute vertigineuse des dernières dictatures. Et cette question: sommes-nous tous, dans certaines circonstances, capables d'abominations? Mais j'ai voulu tirer La Jeune Fille et la mort vers l'universel. Eviter la politique, cette foutaise. Dans ma vie, je n'ai milité qu'une seule fois. En Pologne, après la mort de Staline, pendant ce qu'on a appelé le dégel. Là, j'ai vu. J'ai vu les pires apparatchiks parler au nom du renouveau, l'espoir naître puis s'éteindre et les amis d'un jour recommencer à se dénoncer.

Peut-on vivre avec ces gens-là, peut-on vivre avec Miranda?

En Pologne, en Allemagne de l'Est, en Russie, en Amérique latine, et j'en passe, les victimes d'un régime déchu côtoient tous les jours leurs anciens bourreaux. Pour moi, la réconciliation est indispensable sous peine de glisser, telle l'ex-Yougoslavie, dans la spirale d'une perpétuelle vendetta. Cette volonté de détruire quelqu'un qui vous a fait mal, je la connais. Je sais. Je crois à la nécessité d'accepter - car j'ai accepté. Je crois à la nécessité de payer. Ceux qui ont brisé une partie de mon existence paient derrière des barreaux. Tout ce que je peux dire, c'est que, lorsqu'on les a arrêtés, mon désir physique de vengeance est tombé.

Dans La Jeune Fille et la mort fermentent donc vos conflits intérieurs?

Je n'y ai pas vraiment songé. J'ai vécu tant et tant de choses publiques qu'il y aura toujours des possibilités de psychanalyse imbécile [sourire], de spéculations, de connotations. Cela dit, si j'avais dû jouer un membre du trio, j'aurais sans hésiter opté pour Gerardo. Gerardo, son pacifisme, ses faiblesses et ce peignoir stupide qu'il ne quitte pas sur la falaise.

A la fin du film, Paulina croise son tortionnaire. Comme dans Cul-de-Sac, comme dans Rosemary's Baby, le mal veille?

Dès 14 ans, j'ai compris. J'ai compris en voyant Des souris et des hommes, compris en regardant mourir Lenny, qu'il faut harceler le spectateur. Quand vous rendez la justice, vous le laissez tranquille. Moi, je veux qu'il pense."
Par Sophie Grassin (L'Express)

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Carnage

Message  Kashima le Sam 11 Fév 2012 - 16:44

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Certains réalisateurs savent parfois faire court, et ça ne gâche en rien un film. Carnage (1h16) est adapté d'une pièce de théâtre de Yasmina Réza : deux couples se rencontrent parce que l'enfant des uns a cassé, d'un coup de bâton, deux incisives à celui des autres. Tout d'abord prêts à s'arranger à l'amiable, les choses vont dégénérer peu à peu. L'invitée, après avoir mangé le gâteau offert par la maîtresse de maison, va vomir sur la table où se trouvent des catalogues de peinture... C'est le début d'une lente dégradation dans les rapports entre ces quatre personnes.
C'est très bien joué et plaisant. On voit que le vernis social peut très vite craquer, pour des petits riens.

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Re: Polanski

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