Christine Orban

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Christine Orban

Message  Kashima le Sam 19 Déc 2009 - 10:59

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Christine Orban est un écrivain que je lis épisodiquement depuis plusieurs années. Je l'ai vue pour la première fois à Brive il y a longtemps : cette femme a un charme fou.
J'ai donc lu comme premier livre d'elle, que je m'étais fait dédicacer, L'Âme soeur où elle relate son enfance au Maroc et la mort de sa soeur chérie.
Je me souviens d'avoir lu aussi La mélancolie du dimanche, l'histoire de cette femme qui retrouve par hasard une lettre d'il y a dix ans, d'un homme qu'elle a aimé passionnément, lettre qu'elle n'a jamais ouverte. Un livre où elle réservait déjà une belle place à la description de l'attente et à celle de la passion.

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Dans Deux fois par semaine, elle raconte ses visites régulières chez le psy.

J'ai dû lire aussi J'étais l'origine du monde, mais je ne m'en souviens pas.
Ses livres sont agréables à lire. Le défaut, pour moi, c'est qu'ils ne me restent pas en mémoire. Ils me laissent juste l'image d'une femme passionnément amoureuse des hommes, d'un type d'homme (le séducteur, fort, installé dans une bonne vie sociale, l'homme mûr, un peu comme son Olivier, l'éditeur avec qui elle partage sa vie).

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Dans L'Attente, Anna (mais on ne voit que Christine à travers ce "je") est monteuse. Un soir qu'elle rentre auprès de son mari, la pluie la force à s'abriter dans un bar. Perchée sur un tabouret, elle sirote un jus d'orange, et elle se rend compte qu'un homme la dévisage. Elle sent le désir s'emparer d'elle, elle l'imagine : il sera un homme qui aime les femmes, qui a un physique d'Italien du Sud... Elle ne le regardera pourtant pas. Seulement, au moment où elle sait qu'il va partir, elle court derrière lui : rêve ou réalité? Il lui prend le visage, la regarde sans lui dire un mot.

A partir de là commence la terrible attente : Anna revient chaque soir dans ce bar, espérant le revoir :

"Je ne pouvais rien attendre de cet homme, à part l'attente, ce moment intense et dangereux, où l'imagination tisse sa toile, tendue, serrée, prête à capturer des victimes comme moi." (p 40)

Elle s'éloigne de son mari Laurent qui l'aime, pour son monde imaginaire, ce secret à cause duquel elle "était devenue une absente" (p 45), car "on peut chasser une mouche, mais pas une pensée." (p 48). Elle s'enferme dans cette espérance d'un homme dont elle ne sait rien, prête à renoncer à ce qu'elle a pour ce songe :

"L'arrachement d'un futur imaginé et non vécu m'importait davantage que la ruine d'un passé heureux construit avec un homme qui avait partagé mes nuits."
(p 119)

On attend avec Anna qu'il revienne dans ce bar, qu'il réapparaisse pour la troisième fois (la deuxième, il l'a embrassée).

J'aime passer un moment, de temps en temps, avec ses livres : je déplore juste qu'elle ne me laisse que l'impression d'être un auteur très hétérosexuel et qu'il ne ressorte pas davantage d'ambiguïté de ses livres. C'est le mâle, le mâle, le mâle, la femme fragile et amoureuse, soumise à la bête qui se cache sous le médecin, le psy ou l'avocat.
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Fringues

Message  Kashima le Dim 25 Avr 2010 - 12:10

J'ai réessayé Fringues, je ne peux pas... Les aventures vestimentaires de Darling me passent par-dessus.
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N'oublie pas d'être heureuse

Message  Kashima le Ven 23 Déc 2011 - 11:50

Abandonné aussi N'oublie pas d'être heureuse après en avoir lu la moitié. Je n'ai pas réussi à m'y intéresser malgré ma bonne volonté.

Maria-Lila vit avec sa mère à Fédala, au Maroc. Elle sait qu'elle ne vivra pas là toute sa vie et elle suivra un jour Fifi, la cousine de sa mère, à Paris.
Deux parties : l'enfance à Fédala et l'arrivée à la capitale. Je n'ai pas terminé la première, à peine commencé la deuxième, ne parvenant pas à ressentir cette histoire et à m'intéresser aux personnages qui semblent un peu autobiographiques.

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Virginia et Vita

Message  Kashima le Jeu 22 Déc 2016 - 10:16

Retrouvailles avec Christine Orban autour d'un très beau livre : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].
A suivre : Quel effet bizarre faites-vous sur mon cœur (sur Joséphine) et le livre sur Marie-Antoinette.
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Quel effet bizarre faites-vous sur mon coeur? C. Orban

Message  Kashima le Lun 23 Jan 2017 - 6:42

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Cette confession imaginaire raconte la répudiation de Joséphine par Napoléon. Christine Orban imagine l'impératrice tenir un journal et nous confier à la première personne cette blessure amoureuse profonde. Une dizaine de jours avant le 15 décembre 1809, date où sera prononcé le divorce, Joséphine est conviée à un dîner par l'empereur. Il lui annonce que sa décision est prise, qu'il veut un héritier et qu'il va se séparer d'elle.
Ces pages nous racontent le manque, l'amour brisé, la détresse. Il nous apprend (ou nous rappelle), en creux, les grands moments de l'histoire en passant par l'intime, et il m'a donné envie de lire d'autres choses à ce sujet. Napoléon n'est pas du tout attachant dans le livre : c'est lui qui abandonne par ambition personnelle, qui en épouse une autre pour sa propre gloire et sa succession ; Joséphine ressemble à une femme entière, une préromantique pour qui l'amour est tout. Sa vie amoureuse/sexuelle bien remplie est évoquée plusieurs fois, mais Joséphine n'apparaît pas comme la femme très sensuelle dont elle a gardé la réputation - et dont on peut lire certains exploits dans Zoloé (pamphlet érotique), prétendument attribué à Sade :

"Publié anonymement en 1800, « Zoloé et ses deux acolytes » est un fragment de la légende du Marquis de Sade. L’ouvrage divise encore quant à l’identité de son auteur. L’arrestation de Sade en 1801 aurait en effet été ordonnée par Bonaparte, lui reprochant de mettre en scène dans ce roman les frasques de Joséphine avant son mariage, en 1796.
Les modèles des personnages de ce roman à clés semblent quant à eux plus certains : s’y côtoient Orsec (le corse Napoléon Bonaparte), sa future épouse Zoloé (Joséphine de Beauharnais) et ses deux acolytes Lauréda (Theresa Cabarrus) et Volsange (Mme Visconti), accompagnées pour leurs débauches, notamment, de Fessinot (Jean-Lambert Tallien) et Sabar (Paul Barras). Les aventures successives y sont celles de la jeune impératrice, plutôt dissipée avant son mariage présenté comme politique lors d’un bref dialogue. Napoléon a pu vouloir se venger du libelliste qui rappelait les amours de Joséphine, même si celles-ci étaient bien connues du public."

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