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Dictatures

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Message  Kashima Mar 15 Juin 2010 - 17:01

Dictatures GhankayDictatures Liberia-map


En lisant Ulysse from Bagdad, je suis tombée sur une phrase qui m'a poussée à rechercher des choses sur Taylor et le Liberia : le sang de ces massacres est encore frais...

A propos du dictateur (extrait de wikipedia) :

Charles Ghankay Taylor[/b], appelé le plus souvent Charles Taylor, (né le 28 janvier 1948 à Arthington, Liberia) est un ancien président de la République du Liberia. En fonction à la fin des années 1990, il est entre autres accusé d'avoir favorisé une guerre civile qui a duré plus de dix ans.
Il est inculpé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone. Le Conseil de sécurité a demandé à tous les gouvernements de geler ses avoirs, ainsi que ceux de sa famille. Il vivait en exil au Nigeria depuis plusieurs années. En mars 2006, alors qu'il tentait de s'enfuir au Cameroun, il a été arrêté et extradé en Sierra Leone.

En 1989, le NPFL (...) lance une attaque, c'est le début de la guerre civile.

Rapidement, Taylor contrôle une grande partie du pays, mais un éclatement au sein du NPLF ralentit sa conquête. De fait, un de ses principaux lieutenants, Prince Johnson, se dissocie de son leader et fonde avec près de 1 000 hommes l'INPLF (Independent National Patriotic Front of Liberia). Prince Johnson et ses troupes prennent le contrôle de la capitale Monrovia, et assassinent Samuel Doe. Les troupes de Taylor et Johnson s'affrontent et la guerre civile prend toute son ampleur pendant les sept années qui suivent. En juillet 1997, des élections sont tenues et Taylor est élu avec 75 % des voix. Le scrutin a été jugé juste par les observateurs internationaux, mais des doutes persistent quant à sa validité.

Pendant son règne à la tête de l'État, Taylor continue de combattre tous ceux qui s'opposent à son pouvoir. La répression contre l'opposition fera 150 000 morts jusqu'en 1995 . Par ailleurs il suspend les libertés individuelles dans son pays et centralisera le pouvoir entre ses mains en instaurant un véritable régime autoritaire. Petit à petit, la résistance au règne de Taylor prend forme. Les troupes de Taylor subissent dans un premier temps les offensives du groupe des Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), mouvement soutenu par les États-Unis et par le régime guinéen frontalier, puis par la suite, les offensives du Mouvement pour la démocratie au Libéria (MODEL), groupe constitué principalement de membres de la tribu de Samuel Doe, le prédécesseur de Taylor.

Poussé dans ses retranchements, Charles Taylor quitte le pouvoir en août 2003 pour un exil au Nigéria, offrant ainsi une lueur d'espoir au peuple libérien.

L'ancien chef d'Etat libérien a déclaré à son procès qu'il ne voyait "rien de mal" à avoir laissé ses troupes disposer les crânes des ennemis tués aux postes de contrôle. C'était "ce qui adviendrait à celui qui agirait mal", s'est-il justifié.


Dictatures Quidu-Liberia2003_021


Un article et des extraits d'une interview poignante :

Justice et réconcialiation : 15 ans après la guerre civile au Libéria

Après 15 ans de guerre civile au Libéria, la quête de justice et de réconciliation reste la demande la plus forte de la plupart des victimes.

La guerre, terminée en 2003, a provoqué la mort de 250.000 personnes, détruit des infrastructures et est à l’origine du déplacement de centaines de milliers de personnes ou plus.
Mais elle reste encore gravée dans les mémoires des victimes.

Il y a des tas d’événements horribles ou de récits qui ont été rapportés sur la guerre civile du Libéria, mais cette histoire terrible que je vais vous raconter s’est passée le 18 septembre 1994, déclare Isaac Redd, dont le frère a été massacré de sang-froid par les rebelles.

Lors de cette année fatidique, Redd explique que sa famille entière a été prise au piège derrière la ligne des rebelles dans la région centrale du Libéria, dans la ville de Gbarnga du comté de Bong.
Redd raconte que la région, alors bastion de l’ex-président Charles Taylor, avait été prise par les rebelles du Conseil Central Révolutionnaire (ULIMO) et le Conseil de Paix du Libéria (LPC).

Selon Redd, sa famille entière et dix autres civils ont été pris au piège par les combattants rebelles qui ont commencé une campagne de terreur contre eux :

"Les commandants des rebelles ont donné directement l’ordre d’attacher tout le monde et de les emmener vers le centre-ville. Nous avons été attachés avec une corde pendant près de 30 à 35 minutes. Ensuite, un commandant répondant au nom de Général ‘T’, est apparu et a déclaré qu’ils venaient du LPC pour se venger contre le massacre de leur groupe ethnique Krahn par les rebelles de Charles Taylor. Le commandant a dit que tout le monde serait tué."

Redd a expliqué que les rebelles les ont emmenés dans des pièces différentes sans savoir ce qu’il allait se passer.
‘Ils nous ont pris un par un. Je me souviens très bien que nous étions 13 ou 14 personnes dans la pièce. Ils ont sorti les gens les uns après les autres de la pièce, un par un. Mais je ne sais pas ce qui allait arriver. Mais il est apparu plus tard qu’ils étaient en train de les tuer car l’autre petit enfant qui était un combattant du LPC a dit : ces gars vont vraiment tuer ce soir.

Les larmes au bord des yeux, la voix tremblante, Redd change de ton quand il raconte de quelle manière son frère aîné, Francis Redd, alors âgé de 23 ans, fut emmené hors de la pièce pour être tué.

"Et alors, ils sont venus pour mon frère aîné, qui disait en dialecte local Bassa qu’il n’était pas un soldat de Charles Taylor, mais ils l’ont pris. Ils l’ont sorti, et ce que j’ai vu le lendemain matin était du sang sur les rochers, je sais qu’ils l’avaient tué lui et les autres de sang froid."

Des statistiques officielles de ceux qui ont été tués lors du massacre Kpolokpala ne sont pas clairs. Mais les témoins oculaires parlent de 200 à 400 personnes.

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