La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

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Message  Johnny le Jeu 4 Déc 2008 - 20:10

Kashima a écrit:J'en ai laissé un de côté??? O_O
Le chapitre 3 n'a toujours pas été lu. Mais tu as le temps !^^

Johnny
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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Kashima le Jeu 4 Déc 2008 - 20:16

Honte à moi!

Kashima
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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 24 Déc 2008 - 10:42

Chapitre 5: Un mauvais présage



Amérique du Nord, Chamberlain, une petite colonie située près de l'Océan Atlantique

Au fur et à mesure que le révérend Peter Wilder marchait le long de la route, son effroi augmentait. Il ne reconnaissait plus la ville dans laquelle il avait grandi depuis toujours, une petite colonie fondée par certains émigrants du Mayflower, dont son arrière-arrière grand-père avait fait partie. Certes, à l'origine calviniste, il avait évolué dans son adolescence vers le baptisme, l'une de ces confessions non-conformistes fondée en 1604 par des Hollandais, dont certains avaient ensuite émigré vers le Nouveau Monde pour y diffuser leur foi rigoureuse. Mais il était malgré tout resté fidèle aux principes du christianisme de ses ancêtres, qui conciliaient vie austère et lecture intensive de la Bible. Il avait exercé pendant près de trente ans comme pasteur dans cette petite colonie sans histoires, tout juste perturbée par quelques manifestations festives qu'il réprouvait en son for intérieur.

Et il n'était pas là quand le drame était arrivé. Il était en effet parti rendre visite à sa soeur et au mari de cette dernière, qui demeuraient à New York. Et quand il revint chez lui...ce fut la consternation. Sa colonie avait été ravagée par un incendie dont l'ampleur était presque surnaturelle, du moins, c'est ce qu'un des rescapés du drame lui dit en accourant vers lui, la mine affolée :

"Révérend Wilder ! L'Eternel soit loué, vous êtes là !"

"Mon ami, demanda Wilder, que...que s'est-il passé ? Les maisons...Toutes les maisons, elles ont été réduites en cendres, comme si le Diable en personne était venu répandre son feu dévastateur sur notre communauté de fidèles !"

"D'après ce que l'on m'a dit, révérend, confia le rescapé, c'est...c'est à peu de choses près ce qui est arrivé !"

"Y'a-t-il eu des victimes ?"

"Oui, plusieurs centaines, essentiellement des jeunes gens qui n'avaient même pas vingt ans pour la plupart !"

"Quand cela est-il arrivé ?"

"Lors d'une fête qui a tourné au drame, révérend."

Le pasteur serra le poing droit de rage en entendant ces mots :

"Je le savais ! Chaque dimanche que je prêche la parole du Seigneur dans le temple de notre communauté, je mets en garde notre jeunesse contre les distractions, ces...ces futilités qui ne sont rien d'autre que des vices où s'abandonnent ceux que le Seigneur a voués à la damnation éternelle ! Pourquoi notre maire est-il aussi passif face à ces stupidités ?"

Puis se retournant vers le rescapé :

"Mon ami, pouvez-vous me raconter comment ce drame eut lieu ?"

"Non, du moins, pas par mon propre témoignage, car, Dieu merci, je n'étais pas présent là où il y eut des victimes...J'ai eu plus ou moins connaissance de cette histoire en écoutant les rumeurs véhiculées par les habitants qui ont survécu comme moi à cette calamité..."

L'homme se tut soudainement, puis reprit :

"Toutefois...Révérend, venez avec moi, car j'aimerais vous montrer quelque chose..."

Wilder obéit sans se poser de questions et suivit le rescapé. Durant leur marche, qui dura près de cinq minutes, le pasteur put encore mieux contempler les ravages de la catastrophe de la veille. Des maisons ravagées, des jardins perdus à jamais...Même le temple dans lequel il exerçait depuis toujours n'avait pas non plus échappé à l'incendie, aussi fulmina-t-il intérieurement :

"Maudit soit ce suppôt de Satan qui a osé toucher à la maison où les chrétiens se réunissent chaque dimanche pour louer le Seigneur ! Je lui souhaite de brûler en enfer où il expiera ses péchés !"

Finalement, les deux hommes arrivèrent au terme de leur marche. C'était une petite maison, ravagée elle aussi par l'incendie, mais dont le jardin était décoré de deux croix. Wilder crut comprendre :

"Les deux habitants de cette maison sont morts et enterrés ici, n'est-ce pas ?"

"Eh bien, avoua le rescapé, en fait, ils sont bel et bien morts, mais seul l'un a été enterré...Nous n'avons pas retrouvé le corps de l'autre victime, sans doute a-t-il été complètement réduit en cendres."

Intrigué, Wilder avança de quelques pas, pour identifier les victimes. Ce fut un choc dans son coeur :

"Quoi ?!"

"Les connaissiez-vous, révérend ?"

Le pasteur se retourna vers le rescapé et lui répondit :

"Plus ou moins...En fait, je ne connaissais que la mère, dans le passé, elle se déplaçait tous les dimanches pour assister aux offices, mais n'est plus revenue au temple depuis quinze ans. En fait, elle n'est plus revenue depuis que son époux l'a abandonnée, la laissant avec sa fille. Il est mort peu après, suite à une mauvaise chute...Je ne connaissais pas la fille en question, mais sa mère aurait ensuite exercé elle-même le culte chez elle, au milieu de toutes sortes d'icônes chrétiennes ! Il est regrettable que cette femme, dont la piété était un exemple pour notre ville, ait basculé ensuite vers l'idolâtrie et s'est crue capable d'adresser la parole de Dieu..."

Soudain, Wilder remarqua que le visage du rescapé était devenu sombre.

"Que vous arrive-t-il, mon ami ?"

Avec un peu d'hésitation dans la voix, l'homme se contenta de répondre :

"Eh bien...Révérend, je pense qu'il est temps pour vous de tout apprendre sur ce terrible drame qui a eu lieu la veille et frappé notre communauté..."

************

Le Sanctuaire, au pied des douze maisons du Zodiaque

Dohko et Sun venaient enfin d'arriver là où débutait la route qui devait les mener au Grand Pope. Le chevalier de la Balance et le récemment promu chevalier du Dragon avaient été profondément marqués par l'émergence des 108 étoiles sorties de la prison scellée par Athéna elle-même, aussi voulaient-ils se hâter de prévenir le chef des chevaliers sacrés. Mais, alors qu'ils allaient entamer la traversée des douze maisons du Zodiaque, une voix les interpella :

"Dohko! Sun ! Je suis heureux de vous revoir !"

C'était Christian, le chevalier du Verseau et gardien de la onzième maison. Il revenait tout juste de Sibérie, où il s'était entraîné avec ses disciples et les disciples de ses disciples. Dohko le salua :

"Nous aussi sommes heureux de te revoir, Christian !...Excuse-nous, mais...nous n'avons guère le temps de palabrer, il nous faut voir le Grand Pope de toute urgence !"

"Ah bon ? Et pourquoi donc ?"

"Alors que moi et Dohko étions en train de traverser la Chine, après que j'eus gagné l'armure du Dragon, nous sommes tombés sur une tour chargée d'énergie négative et frappée du sceau d'Athéna ! Cette tour, nous l'avions déjà vue lors de notre périple vers les Cinq Pics, mais...mais elle a subitement laissé échapper 108 étoiles chargées de noirceur, juste après que le sceau d'Athéna se soit rompu !"expliqua longuement Sun.

Christian se figea sur place en écoutant les paroles du jeune chevalier de bronze. Puis, tâchant de rester impassible face à la nouvelle situation qui s'annonçait, fût-elle aussi critique, il répliqua :

"Cela ne me dit rien de bon. Mon défunt maître, l'ancien chevalier du Verseau, qui se nommait Kalmar, m'avait un jour parlé de l'ancienne Guerre Sainte qui opposa Athéna à son pire ennemi en l'an de grâce 1538 ! Il m'avait dit qu'après la bataille, Athéna enferma les 108 âmes des serviteurs du Maître des Ténèbres dans une tour qui se trouvait dans un endroit fort reculé, où aucun simple mortel ne pouvait accéder !...Je suppose qu'il s'agissait de cette tour..."

Dohko resta silencieux un court instant, puis répondit :

"Sans doute...Excuse-moi, Christian, mais il faut que j'aille avec Sun voir le Grand Pope, c'est urgent !"

"Permettez-moi alors de vous accompagner."suggéra le chevalier du Verseau.

Le chevalier de la Balance acquiesça d'un mouvement de la tête, puis les trois chevaliers ébauchèrent la traversée des douze maisons du Zodiaque.

************

John

Il commence à se faire tard...Je dois me hâter, car mes parents m'attendent pour lire la Bible et chanter quelques psaumes, comme nous le faisons chaque dimanche...Et pourtant, je n'ai pas le coeur à chanter ou lire les Ecritures...Emma...Mon Dieu...Pourquoi m'avez-vous imposé cette difficile épreuve ?...Cette jeune fille...Son corps, il...il est aussi superbe que l'était celui d'Eve avant que le vil serpent du Jardin d'Eden ne vienne la tenter !...Je...Je veux ce corps, mais je ne peux pas l'avoir !...Jeanne, ma promise...Si seulement vous saviez ce que je ressens en ce moment...Je sais que c'est vous qui m'êtes destinée, mais...mais c'est une autre que je désire au fond de moi!...Mon père...Ma mère...Il m'est impossible de vous confier mes tourments...D'ailleurs, je ne sais à qui je pourrais me confier en ce moment !...Je le sais, la confession est un acte banni de notre religion, mais le poids que j'ai sur le coeur m'écrase...

J'approche de la maison où mes parents et mon précepteur se trouvent. Je remarque subitement que ce dernier s'avance vers moi, l'air ravi. Que vient-il m'annoncer ? Je connais le révérend Valnoy depuis ma plus tendre enfance, et je ne me rappelle pas l'avoir déjà vu sourire, tant il s'accroche à l'austérité de notre foi...Cela dit, il a sans doute été influencé par son meilleur ami, le révérend Paul Trevor, descendant d'un émigré du Mayflower, qui nous a souvent confié qu'il regrettait de ne pas avoir vécu au temps où Cromwell était Lord Protecteur du Commonwealth...Mais le voilà qui s'avance...

"John ! Vous voilà enfin de retour ! Vous n'arrivez cependant pas trop tard pour entendre la bonne nouvelle qui, ironie du sort, m'a été transmise par deux serviteurs de cette déesse païenne !"

"Vous avez reçu la visite de deux chevaliers sacrés, cet après-midi ?"lui demandai-je.

"En effet, je crois qu'il devait s'agir des chevaliers du Capricorne et du Cancer....John, après-demain, nous quittons ce nid d'idolâtres qu'est le Sanctuaire !"

************

"A ces mots, j'ignore comment j'ai pu faire pour ne pas laisser apparaître mon désarroi sur mon visage...Mais en mon for intérieur, j'étais complètement dévasté..."confia John au révérend Trevor, dont le regard s'était durci depuis quelques instants.

************

John

Non ! Nous allons donc partir dans deux jours...Je...Je ne pourrai donc plus jamais revoir Emma, cette jeune fille au corps de rêve...Mon Dieu, pourquoi ? Pourquoi ai-je dû connaître la tentation des plaisirs de la chair avec une autre que ma promise et apprendre après que je ne reverrai plus celle que je désire ? Pourquoi, Seigneur ?

Je regarde le révérend Trevor et je ne laisse rien transparaître de ma douleur, au prix de terribles efforts. Mon précepteur, qui a cependant remarqué mon silence, me demande:

"Qu'y a-t-il, John? Cette nouvelle vous chagrinerait-elle ?"

Et, j'ai beau savoir que les Ecritures nous ont toujours prescrit de ne point nous parjurer, je fais ce qu'il m'a toujours été impossible de faire jusqu'alors; je ne dis pas la vérité à mon précepteur :

"Non, révérend. Simplement, je suis juste un peu surpris que nous devions partir si rapidement d'ici..."

"Mais vous êtes agréablement surpris, n'est-ce pas ?"

Et moi de mentir une fois de plus:

"Oui, c'est une bonne surprise, révérend. Nous allons enfin pouvoir partir pour Istanbul, où je tâcherai d'apprendre tout ce que mon père sait..."

"Et surtout, ajouta mon précepteur, nous allons enfin quitter ces païens qui n'ont jamais entendu parler des Ecritures ! Et vous pourrez enfin épouser votre promise, John ! Vous allez fuir ces idolâtres, vous allez suivre l'exemple de votre père et épouser celle qui vous est destinée ! Ne sont-ce pas là des signes de votre élection divine ?"

"Peut-être."mentis-je une fois de plus.

"Vous êtes trop modeste, John...Allons ! Venez avec moi, vos parents vous attendent, nous allons lire la Bible et chanter des psaumes !"

La mort dans l'âme, je suis mon précepteur...Seigneur...Faites que cette souffrance s'éloigne de moi le plus rapidement possible...

Johnny
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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 24 Déc 2008 - 11:06

[justify]Le temple d'Athéna

La déesse de la Guerre, qui était jusque là restée assise devant une grande statue à son effigie, se leva subitement quand elle entendit des pas empressés. Elle ne se retourna pas, mais identifia aisément celui qui venait à sa rencontre :

"Est-ce vous, Grand Pope ?"

"Oui, ma déesse."

La jeune fille se retourna et vit son serviteur agenouillé devant elle, tête baissée, qui lui dit :

"Vos prémonitions étaient justes, déesse Athéna. Sur Star Hill, j'ai vu l'étoile polaire bouger anormalement, de sorte à ce que son angle par rapport à la Terre soit de zéro...Et c'est à ce moment précis que les 108 étoiles maléfiques au service de l'Empereur des Ténèbres ont quitté leur prison pour revenir à la vie !"

Le regard tendu, Athéna resta impassible durant quelques secondes, avant de s'adresser au Grand Pope en ces termes :

"Dans ce cas, il va nous falloir agir rapidement, les forces du Mal peuvent passer à l'attaque tôt ou tard...Grand Pope, repartez immédiatement dans votre palais et ordonnez immédiatement que les douze chevaliers d'or viennent dans la salle du Conseil, pour une réunion d'extrême-urgence, à laquelle j'assisterai !"

"Comme vous voudrez, ma déesse."

Sur ces entrefaites, le chef des chevaliers sacrés se releva et repartit vers son palais d'un bon pas. Trois minutes plus tard, il allait donner ses instructions à ses gardes, lorsqu'une sentinelle vint le trouver :

"Grand Pope !"

"Qu'y a-t-il ?"

"Deux chevaliers d'or demandent à vous voir de toute urgence ! Ils sont aussi accompagnés par un jeune chevalier de bronze !"

"Fais-les entrer sans plus attendre."ordonna le Grand Pope.

Aussitôt, la sentinelle repartit en arrière et, dix secondes plus tard, Christian et Dohko parvinrent devant le représentant terrestre d'Athéna, suivis par Sun. Les trois chevaliers s'agenouillèrent et Dohko prit la parole au nom de tous :

"Grand Pope, nous avons deux nouvelles à vous annoncer...Une bonne et une mauvaise, pour être plus explicite."

"La situation étant déjà critique, commence par la bonne, chevalier de la Balance..."rétorqua le Pope.

"Eh bien, mon cousin Sun a réussi à inverser le courant de la cascade de Rozan et s'est révélé digne de porter l'armure de bronze du Dragon !"

"Je te félicite, jeune Sun." fit le Grand Pope dans la direction du cousin de Dohko.

"Quant à la mauvaise..."

"Je suis déjà au courant, chevalier de la Balance, lâcha le Pope. Cent huit étoiles chargées de noirceur ont quitté une tour sur laquelle était apposé le sceau d'Athéna, c'est bien cela ?"

Surpris par la perspicacité de son supérieur, Dohko dut attendre dix secondes avant de pouvoir répondre :

"En effet, Grand Pope. Nous avions déjà vu cette tour, Sun et moi, en nous dirigeant vers les Cinq Pics, et c'est en revenant vers le Sanctuaire que nous avons assisté à ce spectacle terrifiant..."

Le Grand Pope se leva de son trône et dit d'une voix forte :

"Il n'y a donc plus un seul instant à perdre ! La déesse Athéna nous a convoqués, moi et les douze chevaliers d'or pour une réunion en session extraordinaire dans la salle du Conseil ! Christian, Dohko, vous restez ici, chevalier du Dragon, rends-toi dans les maisons du Zodiaque et convoque en mon nom leurs gardiens !"

"A vos ordres, Grand Pope !"répondit un Sun enthousiasmé de s'être fait appeler "chevalier du Dragon".

Sur ce, le jeune cousin de Dohko partit en courant prévenir les dix autres chevaliers d'or qui étaient encore loin de se douter du drame qui se tramait...

************

John

J'ai beau lire la Bible et chanter le psaume du roi David en l'honneur de l'Eternel, je ne peux m'empêcher d'oublier mes tourments...A New Rochelle, l'on m'a répété en permanence que le Jour du Seigneur était un jour de repos, mais je n'ai guère le sentiment de m'être reposé aujourd'hui, du moins en ce qui concerne mon esprit et mes sens complètement perturbés et dépravés par ce sentiment de culpabilité qui me pèse; j'ai désiré et je désire encore le corps du chevalier de la Colombe et j'ai menti à plusieurs reprises...Mais voilà que les chants cessent et nous allons désormais souper dans une des pièces de notre logis temporaire, que nous quitterons après-demain...Et alors, je n'aurai plus l'occasion de voir la belle Emma...

Une demi-heure s'est écoulée, nous avons de nouveau prié, puis rompu le pain et mangé une soupe de légumes préparée par certains serviteurs du Sanctuaire, comme nous en mangions chaque dimanche soir à New Rochelle...Nous ne consommons que le nécessaire pour nous sustenter, nous ne nous permettons jamais de festins outranciers, jamais de viande rouge, que des volailles et du poisson, accompagnés de légumes...Cette austérité alimentaire est vue à New Rochelle comme un signe de l'élection divine, presque au même titre que notre ardeur au labeur, à l'étude, et notre refus du luxe affiché...Maintenant que j'y repense, je me demande si ce que j'ai fait jusqu'ici ne s'est pas avéré trompeur...Je le sais, je ne suis pas encore marié, je n'ai pas touché au corps d'Emma, mais...mais Jésus-Christ n'a t-il pas dit Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis adultère avec elle dans son coeur ? Autrement dit, quelque part, j'ai commis une double infraction aux commandements divins, le cinquième et le septième, pour être plus précis...Si je n'ai pas mené une vie exemplaire, quel sens cela a-t-il pour moi de continuer à vivre, étant donné que je ne suis peut-être pas voué à la vie éternelle ?

Soudain, mon père se lève et prend la parole :

"John, Catherine, révérend, remercions l'Eternel à la fois pour ce repas et pour nous avoir sauvés des eaux qui nous menaçaient deux jours auparavant. Dans deux jours, nous repartirons vers Istanbul pour affaires, aussi, prions l'Eternel pour qu'il nous guide jusqu'au terme de notre périple !"

************

Les quatre colons baissèrent alors la tête et prièrent à voix basse, de sorte qu'il aurait fallu se rapprocher de leurs bouches pour les entendre. Ils priaient avec ferveur, comme ils le faisaient souvent, comme le voulait la tradition de la famille Roligny depuis qu'elle avait embrassé la foi réformée deux siècles auparavant, et plus encore depuis qu'ils s'étaient établis dans le Nouveau Monde et fondé New Rochelle. Une prière à voix basse, pour montrer leur statut d'infériorité par rapport à Dieu. Ils priaient encore quand un cri se fit entendre dans la pièce :

"AAAH !!! Ma tête !...Je...Je souffre !..."

Les époux Roligny et le révérend Valnoy s'arrêtèrent subitement de prier et levèrent les yeux. Ils virent John qui était à genoux et se tenait la tête de douleur. Inquiète pour son fils, Catherine accourut vers lui :

"John ! Te sens-tu mal ?"

Le jeune homme répondit péniblement :

"Je...Je ne sais pas...Cette douleur...Elle...Elle m'a prise par surprise...Elle a été si violente...Maintenant, elle...elle s'estompe peu à peu, mais...mais je sens soudainement une grande fatigue...Père, mère, si vous me le permettez, j'aimerais gagner ma chambre..."

Etienne Roligny répondit après trois secondes de silence :

"Tu peux y aller, John. Tu reviendras quand tu te sentiras mieux."

John remercia son père d'un signe de la tête et se dirigea d'un air nonchalant vers la chambre qui lui avait été attribuée lors de son arrivée au Sanctuaire. Mais ce brutal événement avait laissé perplexes ses parents et son précepteur :

"C'est étrange...Durant toute la journée il s'est porté comme un charme et il s'est subitement trouvé mal sans raison apparente...Pourquoi ?"fit Catherine.

Le révérend Valnoy lâcha :

"Je l'ignore, Catherine...Mais je ne serais pas étonné d'apprendre que c'est la conséquence des mauvaises influences qui rôdent dans ce repaire de polythéistes ! Et dire qu'il va falloir patienter deux jours encore avant de quitter le Sanctuaire..."

"La patience est une vertu dont il faut être fier, révérend, répliqua Etienne. N'oublions pas qu'il a fallu attendre plus d'un demi-siècle pour que nos coreligionnaires du royaume de France puissent avoir la liberté de conscience, grâce à l'édit de Nantes, avant que Louis XIV ne le révoquât...Si nos ancêtres rochelais ont dû attendre plus d'un demi-siècle pour être en sûreté dans le passé, nous pouvons bien attendre deux jours pour quitter le Sanctuaire..."

"Peut-être, répondit le pasteur en haussant les épaules. Mais nos ancêtres n'ont jamais eu à faire face à des païens ! Puisse l'Eternel rendre cette attente moins pénible..."conclut-il en levant les yeux au ciel.

************

Intrigué par cette brève péripétie, le révérend Trevor demanda à John :

"John...d'où vous est venu ce mal de tête ?"

Le jeune homme baissa la tête vers sa soupe, qui était encore chaude et resta dans cette position pendant vingt secondes, sous le regard inquiet du pasteur, qui dut se contenter d'une réponse toujours aussi équivoque :

"Ce mal m'est venu de lui, révérend..."

Et le jeune calviniste d'avaler machinalement une nouvelle cuillerée de soupe, ce qui fit songer au révérend Trevor :

"John...Quels secrets cachez-vous...Quels tourments vous poussent à retarder vos aveux ? J'ai beau déjà savoir que vous avez tué vos parents et été responsable d'une éclipse ayant failli causer la fin du monde, l'on dirait que le pire reste à venir..."

Johnny
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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 24 Déc 2008 - 11:07

Le palais du Grand Pope

Le Grand Pope, Dohko et Christian n'avaient pas eu à attendre longtemps. En seulement dix minutes, ils avaient vu arriver successivement Eon, Felipe, Philoctète, Diomède, Gautama, Daniel, Vittorio, Bosching, Shad et Shion. Les dix chevaliers d'or se prosternèrent devant le représentant terrestre d'Athéna, puis Felipe demanda au nom de tous :

"Que pouvons-nous faire pour votre service, Grand Pope ?"

"Chevaliers d'or, la situation est très grave. Elle l'est depuis que l'étoile polaire a bougé dans le ciel, atteignant un angle de zéro par rapport à la Terre. Pour en discuter, nous allons nous rendre dans la salle du Conseil, pour une réunion d'extrême-urgence. La déesse Athéna nous y attend."

Les douze chevaliers d'or, dont Dohko et Christian (qui avaient appelé leurs armures d'or pour être plus présentables), suivirent donc leur supérieur dans la salle du Conseil. La déesse Athéna s'y trouvait déjà, elle avait pris place sur la chaise principale. Le Grand Pope et les chevaliers d'or se prosternèrent devant elle, puis la jeune fille leur dit :

"Relevez-vous. Je vous remercie d'avoir répondu à mon appel, chevaliers d'or. Le Grand Pope vous a peut-être en partie déjà dit pourquoi il avait tenu à vous voir..."

"Tout ce qu'il nous a dit était que la situation était très grave, déesse Athéna."répondit Diomède de la constellation du Scorpion.

Il y eut un silence de trois secondes, silence qui fut rompu quand la déesse de la Guerre répondit par l'affirmative :

"Elle l'est."

Puis, dans la seconde qui suivit :

"Prenez place, je vous prie. Nous allons commencer immédiatement cette réunion en session extraordinaire."

Tandis que le Grand Pope s'asseyait à droite de la jeune fille, les chevaliers d'or prirent leurs places respectives. A gauche de la déesse, l'on pouvait y trouver les gardiens des six premières maisons du Zodiaque, à sa droite, ceux des six dernières. Athéna ne tarda pas à ouvrir la réunion :

"Chevaliers, depuis ce soir, la Terre court un grave danger. Le chevalier de la Balance, ici présent, a été témoin d'un spectacle sortant de l'ordinaire. Il a vu 108 étoiles, toutes chargées de noirceur, quitter une tour sur laquelle était apposée mon sceau. C'était la tour où le Mal a été enfermé après sa défaite en l'an de grâce 1538. A cette époque, seuls dix chevaliers avaient survécu à ce conflit, dont sept chevaliers d'or, parmi lesquels le Grand Pope."

Christian demanda :

"Athéna...vous voulez donc dire que nous allons devoir nous battre contre 108 ennemis ?!"

"Oui, si l'on ne compte pas leur maître, l'Empereur des Ténèbres."

"Mais nous ne sommes que soixante dix-neuf ! Comment pourrions-nous lutter contre autant d'adversaires ?"lâcha Daniel, que cette perspective ne réjouissait guère.

"Lors de la dernière Guerre Sainte, répliqua le Grand Pope en personne, nous étions moins nombreux que vous, soixante-cinq, pour être précis. Et il y avait autant d'adversaires que maintenant ! Et nous avons survécu ! Chevalier du Lion, je te rappelle que, en tant que membre de l'élite de la chevalerie, tu dois, au même titre que tes onze autres compagnons ici présents, montrer l'exemple aux soixante-sept autres chevaliers d'argent et de bronze, parmi lesquels se trouvent tes disciples ! As-tu quelque chose à dire à ce sujet ?"

"Non, Grand Pope."murmura Daniel en baissant la tête.

Le ton sec du Grand Pope avait fait se raidir les chevaliers d'or, qui reconnaissaient bien là l'autorité suprême à laquelle ils devaient tous obéir après Athéna. Ce fut alors que cette dernière, comme pour nuancer les propos de son premier serviteur, signala :

"Gardez confiance ! Ne l'oubliez pas; vous ici, tous autant que vous êtes, vous faites partie des chevaliers de l'espoir ! Vous devez montrer que vous êtes les dignes protecteurs de l'humanité, mais je ne doute pas de votre capacité sur ce sujet !"

"Athéna, demanda alors Philoctète, ces 108 ennemis ont-ils la même puissance ?"

"Non, répondit la déesse en secouant la tête. La plupart d'entre eux ont une puissance tout au plus équivalente à celle des chevaliers d'argent, et une minorité les dépasse, mais seuls quelques-uns d'entre eux sont capables de tenir tête à vous, chevaliers d'or."

Les gardiens des douze maisons du Zodiaque commencèrent à sourire en songeant à cette perspective, mais le Grand Pope se hâta de refroidir leurs ardeurs :

"A votre place, je resterais prudent. On ne sait pas de quoi les sbires de l'Empereur des Ténèbres peuvent être capables. Vous le savez, j'ai survécu à cette Guerre Sainte et j'ai vu certains chevaliers tomber sous les coups d'ennemis a priori moins puissants qu'eux. Aussi, restez vigilants, même contre des adversaires que vous estimez faibles, et transmettez ce conseil aux chevaliers d'argent et de bronze, qui comptent parmi vos disciples pour la plupart d'entre eux."

"Nous nous en chargerons, Grand Pope, ne vous en faites pas."affirma Shad.

"En tout cas, fit Bosching, il ne sera pas question d'accorder la moindre pitié à nos ennemis !"

"Ne crois-tu pas en faire un peu trop, Bosching ?"suggéra Eon.

"Il a raison, intervint le Grand Pope. Je profite de cette occasion pour vous donner un précieux conseil pour le combat à venir : face au Mal, montrez-vous implacables, sans pitié ! C'est un conseil que mon mentor m'a transmis et que j'ai appliqué à la lettre lors de la Guerre Sainte de 1538."

"Mais, Grand Pope, répliqua Eon, ces ennemis que nous combattons, peut-être faut-il simplement leur faire comprendre qu'ils sont dans l'erreur..."

Un silence s'installa durant cinq secondes, puis le chef des chevaliers sacrés s'adressa au gardien de la douzième maison du Zodiaque en ces termes :

"Chevalier des Poissons, tu es le plus jeune chevalier d'or après Dohko et Shion, mais tu es aussi le plus ingénu. Et ce n'est pas une qualité dans la situation actuelle. Aussi, mesure bien tes mots la prochaine fois que tu prendras la parole."

Eon se mit à trembler tout le long de son corps, tandis que ses onze camarades sentirent un frisson parcourir leurs échines. Il n'y avait plus de doute ; en ces temps difficiles, le Grand Pope faisait plus que jamais démonstration de son autorité. Mais alors que Vittorio voulait prendre la parole pour rassurer le chevalier des Poissons, un éclair lui traversa la tête et le chevalier du Cancer se figea, ce qui n'échappa pas à Diomède :

"Vittorio? Que se passe-t-il ?"

Le gardien de la quatrième maison du Zodiaque répondit d'une voix tremblante :

"J'ai...J'ai senti une étoile filante traverser le ciel à une folle allure...Je...Je sens que c'est un mauvais présage..."

"Vittorio, répliqua Dohko, je sais que la situation est difficile, mais ce n'est pas une raison pour voir des ennemis partout !..."

"C'est pourtant bien un mauvais présage, Dohko, répliqua Athéna. Cela s'était déjà produit avant l'attaque du Sanctuaire en 1538 !"

"Comment ?! Le...Le Sanctuaire va être attaqué ?"dit Shion avec effroi.

"Malheureusement oui, confirma le Grand Pope. Je me rappelle que les troupes de l'Empereur des Ténèbres avaient attaqué les douze maisons du Zodiaque, dans l'espoir de capturer Athéna...Elles avaient échoué, mais nous y avions laissé plusieurs dizaines de chevaliers...Il ne fait aucun doute que la Guerre Sainte commencera dès ce soir..."

Un silence de mort gagna alors la salle du conseil. Tandis qu'Athéna et le Grand Pope demeuraient impassibles, un sentiment légitime de crainte gagnait les douze chevaliers d'or, l'arrivée de la Guerre Sainte les avait pris au dépourvu. Ce silence dura près de vingt secondes, jusqu'à ce que Felipe se décidât à le rompre :

"Grand Pope...Qu'allons-nous devoir faire?"

"Il vous est interdit de dormir ce soir, vous devez garder vos temples comme si vous gardiez l'entrée du Royaume de Dieu ! M'avez-vous compris ?"

La déesse Athéna n'ayant pas bronché, les chevaliers d'or devinèrent aisément qu'elle avalisait par la même occasion les consignes du Grand Pope. Shion demanda aussitôt à son supérieur :

"Grand Pope, qu'adviendra-t-il des chevaliers de bronze et d'argent?"

"Ils devront garder l'accès de l'escalier menant aux douze maisons, les gardes du Sanctuaire demeurant en première ligne. Il est fort probable que le sang coulera cette nuit..."

Le silence s'imposa de nouveau durant une vingtaine de secondes, puis Athéna prit la parole :

"Je viens de prendre une décision au sujet des étrangers que nous avons accueillis et qui devront bientôt quitter le Sanctuaire. Connaissant les sombres desseins de l'Empereur des Ténèbres, il se pourrait que les Roligny et le pasteur qui les accompagne soient pris comme cibles...La protection de leur refuge sera donc soigneusement surveillée par une dizaine de chevaliers de bronze et d'argent. Grand Pope, je vous laisse la désignation de ces dix combattants."

"Comme il vous plaira, ma déesse. Je vais immédiatement faire le nécessaire."

La déesse de la Guerre se leva alors de sa chaise et clôtura la séance en ces termes :

"Chevaliers d'or, la séance est levée. Vous pouvez regagner vos maisons."

Toute l'élite de la chevalerie salua la jeune fille de la tête, puis quitta la salle du Conseil, la laissant seule avec le Grand Pope. Tandis qu'ils regagnaient leurs maisons respectives, ils ne purent s'empêcher de commenter cette séance à voix basse :

"Cela promet! Les forces du Mal ne vont même pas nous laisser le moindre répit !"lâcha Shad.

"Ce n'est pas dans leur nature, rétorqua Christian. Mon défunt maître, Kalmar, avait survécu à la Guerre Sainte de 1538, alors il savait à quoi s'en tenir depuis !"

"En ce qui me concerne, il y a quelque chose qui m'a particulièrement intrigué dans cette réunion, c'est...l'attitude de Gautama !"avoua Daniel.

"Le chevalier de la Vierge ?"fit Diomède.

"Oui, de nous tous, c'est le seul qui n'ait pas pris la parole, il est resté calme et immobile, les yeux clos en permanence !"

"Sans doute devait-il converser avec Dieu, comme cela lui arrive parfois !"supposa Vittorio à moitié sur le ton de la plaisanterie.

"Il n'empêche, fit judicieusement remarquer Philoctète, bien que nous ne l'ayons jamais vu à l'oeuvre, il n'en reste pas moins le plus puissant de nous tous, même s'il est le plus discret !...Seul Thérava, le chevalier d'argent du Paon, a droit à ses confidences..."

"Gautama m'étonnera toujours..."avoua Daniel.

Les douze chevaliers sortirent alors du palais du Grand Pope, puis arrivèrent finalement près de la maison des Poissons, que gardait Eon. Le jeune éphèbe se détacha du groupe et Shion en profita pour le saluer :

"Bonne nuit, Eon !"

Le chevalier des Poissons ne répondit pas verbalement; il se retourna vers ses onze camarades et leur sourit timidement, l'air très pâle, puis gagna sa chambre. Les onze chevaliers restèrent sur place pendant une dizaine de secondes, puis se décidèrent à poursuivre leur route vers leurs demeures respectives. Une fois que la douzième maison du Zodiaque fut derrière eux, Shion lâcha :

"C'est étrange...J'ai ressenti de la tristesse chez Eon, comme s'il avait été blessé par les paroles du Grand Pope..."

"Pourtant, répliqua Diomède, l'on ne peut pas dire que le Grand Pope ait eu tort de lui reprocher ses paroles naïves !"

"Oui, mais...Pour être honnête, je trouve qu'Eon est parfois bizarre...Cette tristesse...Il ne me semble pas que ce soit la première fois qu'il éprouve ce sentiment..."

"Tu as raison, Shion, approuva Felipe. Il faut que je vous avoue quelque chose ; quelquefois, alors que je traversais sa maison, je l'ai entendu pleurer amèrement dans sa chambre..."

L'aveu du chevalier du Capricorne fut un choc pour les autres chevaliers d'or, à une exception près ; Bosching des Gémeaux, qui rétorqua, d'un air goguenard :

"Allons donc !...Comme si cela ne lui suffisait pas de ressembler à une fille, voilà qu'en plus, il pleure comme une fille !"

"Qu'est-ce que tu nous chantes là, Bosching ?"s'indigna Dohko.

"L'on voit bien que tu es le plus jeune d'entre nous, Dohko, répondit froidement Bosching. Si Eon continue à se comporter de la sorte, il fera mauvaise figure sur le champ de bataille !..."

Le chevalier des Gémeaux se tut brièvement avant de reprendre :

"Je vous dois un aveu, moi aussi ; parfois, je me demande s'il s'agit vraiment d'un homme !"

Shad et Vittorio étouffèrent un petit rire nerveux, mais la réflexion laissa de marbre les huit autres chevaliers, avant que Christian ne répliquât:

"Ne dis pas de bêtises, Bosching...Bon, excusez-moi, mais je crois que nous approchons de la maison du Verseau..."

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 24 Déc 2008 - 11:15

John

Je ne suis pas au bout de mes peines...Alors que mon coeur souffrait de ne pouvoir toucher le corps d'Emma, voilà que ma tête m'a fait souffrir...Cela n'a duré que quinze secondes, mais j'ai ensuite senti une immense fatigue...Comme une lassitude secrète...Mes parents et le révérend ont beau me dire parfois qu'ils me voient comme l'un des élus que Dieu a choisis d'office, je ne sais plus si je puis accorder le moindre crédit à leurs propos...

Tout à coup, la porte s'ouvre. Je m'asseois sur mon lit et j'aperçois mon père, qui me demande :

"Comment te portes-tu, John ?"

"Je ne ressens plus de douleur à la tête, mais il me semble que mes forces me trahissent...Le sommeil me gagne peu à peu..."

"Ne veux-tu pas revenir parmi nous finir ton repas ?"

"Merci, mon père, mais je n'ai plus faim..."

Nous restons impassibles durant une dizaine de secondes, moi sur mon lit, mon père debout face à moi, puis il me dit :

"John...Tu sembles soucieux depuis ce soir...Quelque chose te chagrinerait-il ?"

J'ai beau être troublé au fond de moi, tant mon père a vu juste, je nie l'évidence :

"Non, mon père. A part cet ennui mineur de santé, je vais bien...J'espère juste que nous repartirons bientôt pour Istanbul..."

"Deux jours, c'est un délai qui s'écoulera vite, ne t'en fais pas...J'ai confiance en toi, tu es plein d'avenir et de ressources, mon fils...Ton initiative prise le soir du naufrage me l'a démontré."

Me souvenant de cet épisode, j'interroge mon père sur le sujet :

"Justement, mon père, lorsque je vous avais suggéré d'amener nos caisses près de nous, pourquoi aviez-vous critiqué cette idée avant de vous rétracter ?"

Je dois attendre quelques secondes avant d'obtenir une réponse :

"Les aléas de la vie, John, tout simplement...Après que notre voilier se soit échoué, il s'est avéré que nos caisses pourraient nous être utiles...Ne va pas chercher à comprendre...Bon, je vais te laisser, John, bonne nuit..."

"Merci. Bonne nuit à vous aussi, mon père..."

Mon père me sourit et quitta ma chambre sur la pointe des pieds, me laissant seul avec mon désarroi. Je passai alors ma main dans mon cou et en tirai un collier décoré d'une croix que je cachais en permanence ; les ornements luxueux n'étaient guère prisés dans notre famille. Mais cette croix était le seul emblème toléré à New Rochelle. La croix huguenote, un ornement conçu cinquante-cinq ans plus tôt à Nîmes par un orfèvre du nom de Maystre et qui avait rapidement séduit ceux que l'on appelait en France les "Nouveaux Convertis", des catholiques ayant abjuré le protestantisme, mais qui restaient réformés dans leur coeur pour la plupart d'entre eux. Au début du siècle, les autorités de New Rochelle avaient entendu parler de cette décoration et certaines reproductions de cette parure s'étaient vendues dans notre colonie. Mes grands-parents l'avaient portée, mes parents la portent et j'en porte une, moi aussi...En revanche, le révérend Valnoy n'en a jamais porté, tant il déteste les parures ostentatoires, même celles nous rappelant notre triste provenance...

Et en ce moment, je regarde la croix huguenote que je porte à mon cou, une croix à huit pointes, avec la colombe portant l'huile de l'onction royale en guise de pendentif. Je la regarde et j'en oublie ma peine...Du temps où je n'étais qu'un petit enfant, le révérend Valnoy me disait de toujours regarder vers le royaume de Dieu dans le cas où je serais saisi par de mauvaises pensées...Peut-être avait-il raison ; le simple regard que j'accorde à ma croix huguenote me pousse à oublier ce que j'ai éprouvé devant le beau visage du chevalier des Poissons et...et surtout devant le corps de rêve du chevalier de la Colombe...Seigneur...Faites en sorte que je traverse cette épreuve avec courage et que j'en ressorte aguerri...

************

"Finalement, cinq minutes plus tard, dit John au révérend Trevor, je commençais à tomber de fatigue, aussi pris-je la décision de me coucher plus tôt que d'accoutumée..."

************

La maison de la Vierge

Cela faisait près de dix minutes que Gautama était arrivé dans la demeure qu'il gardait depuis près de quinze ans. Les cinq autres chevaliers d'or l'avaient laissé là en lui souhaitant bonne nuit, mais il ne leur avait pas répondu, fidèle à son caractère réservé, voire inaccessible. Après quoi, il avait pris la position du Lotus et commencé à méditer intensément, comme il le faisait en permanence, souvent seul, parfois en compagnie de son unique disciple, Thérava de la constellation du Paon. Ce fut alors que ce dernier arriva vers le chevalier d'or avec le sourire aux lèvres :

"Maître ! Je suis heureux de vous revoir ! Pourquoi le Grand Pope vous a-t-il convoqué dans son palais ?"

Le chevalier de la Vierge lui répondit par télépathie :

"Le Grand Pope nous a convoqués, moi et les autres chevaliers d'or, pour nous annoncer une grave nouvelle...Après plus de deux siècles de captivité, le Mal s'est libéré de sa prison et lui et ses sbires vont certainement attaquer le Sanctuaire dès ce soir !"

"Quoi ?! Maître, vous voulez dire que la Guerre Sainte dont vous me parliez parfois lors de mon entraînement va commencer ?!"

"Exactement. Les forces de l'Empereur des Ténèbres ne nous laisseront aucun répit, aussi, quand le moment viendra pour toi de te battre, Thérava, mon disciple, sois à la hauteur !"

Thérava répondit en inclinant la tête vers son maître :

"Je le serai, maître. Je ne vous décevrai pas, vous l'homme le plus proche de Dieu !"

"J'y compte bien, Thérava. Lors de ton entraînement, tu avais montré que tu avais un potentiel incroyable pour un futur chevalier d'argent, et je sais que tu en feras bon usage contre l'ennemi !"

Le chevalier du Paon allait répondre, quand tout à coup, un garde apparut dans la sixième maison du Zodiaque. Intrigué, Thérava l'interrogea :

"Excuse-moi, mais que viens-tu faire par ici ?"

Le garde cessa sa course pour répondre :

"Le Grand Pope a choisi six chevaliers d'argent et quatre chevaliers de bronze pour protéger la demeure où habitent les naufragés de New Rochelle recueillis la veille par le chevalier du Capricorne !"

Thérava resta muet durant quelques secondes, avant de se reprendre :

"Ah oui...L'un d'entre eux était passé par ici ce matin pour voir le Grand Pope...Fais-je partie de ceux que le Pope a désignés ?"

La sentinelle jeta un coup d'oeil sur un parchemin qu'elle tenait dans sa main, puis répondit par la négative :

"Non, chevalier du Paon...Cependant, vous devrez protéger l'accès aux douze maisons du Zodiaque, au même titre que les autres chevaliers d'argent et de bronze !"

"Ce sera fait. Merci de m'avoir répondu, je ne te retiendrai plus."

Et le garde de repartir vers les maisons zodiacales restantes. Aussitôt, Thérava se retourna vers Gautama, qui n'avait pas bougé d'un iota, et lui demanda :

"Pourquoi vont-ils envoyer dix chevaliers pour protéger ces étrangers ?"

"Nul ne sait ce que l'Empereur des Ténèbres, avec son âme noire, leur réserve..."

"Bon, encore autre chose, maître, au sujet de ces étrangers...J'avoue ne pas comprendre la décision du Grand Pope...Pourquoi a-t-il décidé de leur accorder asile au Sanctuaire ?"

"Ce n'était pas sa décision, mais celle de la déesse Athéna...Cela dit, j'ai reçu un ordre de sa part, hier soir...Quand viendra pour eux le moment de nous quitter, je devrai leur effacer la mémoire, pour qu'ils ne gardent aucun souvenir du Sanctuaire !"

"Je comprends mieux maintenant, merci, maître !"

"C'était tout naturel, Thérava...A présent, va et protège le Sanctuaire de l'offensive menée par l'Empereur des Ténèbres ! Qu'Athéna soit avec toi, mon disciple !"

Thérava salua son mentor d'un sourire et partit en courant vers l'accès aux douze maisons du Zodiaque.

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 24 Déc 2008 - 11:18

La demeure temporaire de la famille Roligny

Catherine était sortie dehors, l'espace de quelques minutes, pour y prendre l'air. Elle n'était qu'à quelques mètres de l'entrée de la maison de fortune qu'elle et sa famille occupaient depuis leur arrivée au Sanctuaire et songeait :

"Dans deux jours, nous quitterons le Sanctuaire...Ce que m'en a dit Etienne semble fascinant, bien qu'il ait préféré me le dire en dehors de la présence du révérend Valnoy...Mais ce n'est pas l'idée de partir d'ici qui occupe le plus mes pensées en ce moment...John...Mon fils, que t'arrive-t-il ? Ce mal de tête, je ne suis pas sûre que ce soit là ta seule douleur...Ton coeur et tes sens semblent aussi meurtris, je le sens...Sans doute le lien indissociable entre une mère et son enfant...John, si seulement tu voulais te confier à nous...Etienne m'a assuré que tu n'avais rien, mais je persiste à croire que tu ne nous as pas dit la vérité...Pourquoi, John ?..."

La mère du jeune homme fut subitement interrompue dans ses pensées par des bruits de pas, qui étaient sûrement nombreux. Paraissant inquiète, elle se retourna et vit neuf jeunes hommes en armure et une jeune fille portant un masque qui venaient dans sa direction. L'un des membres du groupe, qui se caractérisait par sa peau sombre, ainsi que son armure portant un bouclier dans le dos, s'adressa à Catherine en ces termes :

"Femme, peut-on savoir ce que vous faites ici ? Cela devient dangereux, vous devez regagner l'asile accordé généreusement par la déesse Athéna et le Grand Pope !"

"Je prenais l'air, répondit Catherine, qui semblait encore troublée par la présence des dix guerriers. A qui ai-je l'honneur ?"

"Nous sommes des chevaliers d'argent et de bronze au service d'Athéna ! répondit le chevalier qui n'était autre qu'Omar de Persée. Le Grand Pope nous a donné l'ordre de vous protéger des forces du Mal !"

Catherine ouvrit grand les yeux et répliqua :

"Pourquoi nous protéger ? Nous sommes de fervents chrétiens, nous pouvons aisément compter sur la protection de notre Seigneur Jésus-Christ !"

Et Omar de s'esclaffer :

"Ha! Ha! Ha! Je crois me rappeler que, ce matin, j'ai vu l'un de ces naufragés, alors que je m'entraînais avec maître Bosching...Un vrai couard !"

Devinant facilement l'identité de celui dont le chevalier de Persée se moquait, Catherine s'emporta :

"Je vous interdis de parler de mon fils de la sorte ! John n'est pas peureux, c'est un jeune homme remarquable, qui déteste toute forme de violence !"

Omar soupira :

"Pff...C'est exactement ce que je disais, mais en d'autres termes...Encore autre chose ; vous n'avez pas à m'interdire quoi que ce soit : seuls la déesse Athéna, le Grand Pope et Bosching des Gémeaux sont habilités à le faire !"

Ne voulant pas s'engager dans une querelle stérile avec les chevaliers sacrés, l'épouse d'Etienne Roligny leur demanda :

"Qui êtes-vous ?"

"Je suis Omar, chevalier d'argent de Persée !"

Les autres chevaliers d'argent et de bronze se présentèrent à leur tour :

"Robin, chevalier d'argent de la Flèche !"

"Joseph, chevalier d'argent de l'Aigle !"

"Ambroise, chevalier d'argent du Serpentaire !"

"Hérodote, chevalier d'argent du Grand Chien !"

"Damien, chevalier d'argent du Cocher !"

"Emma, chevalier de bronze de la Colombe !"

"Pierre, chevalier de bronze de la Croix du Sud !"

"Archibald, chevalier de bronze du Poisson Volant !"

"Sun, chevalier de bronze du Dragon !"

Joseph poursuivit :

"Madame, dès ce soir, le Sanctuaire va être attaqué par les forces de l'Empereur des Ténèbres, vous feriez mieux de rentrer..."

"Non, corrigea Omar, elle ne ferait pas mieux de rentrer, mais doit rentrer dans l'asile cédé par la générosité d'Athéna et du Grand Pope !"

"Tu ne devrais pas te montrer aussi rude avec cette femme, Omar..."suggéra Emma.

Intriguée par cette voix, Catherine se retourna vers le chevalier de la Colombe et lui demanda :

"Vous...Vous êtes un chevalier sacré ?"

"Oui, madame, répondit affirmativement Emma. Il est vrai qu'à part Elvira de la Chevelure de Bérénice et moi, il n'y a que des hommes au sein de la chevalerie d'Athéna...Nous nous distinguons par un masque que nous devons porter en permanence, pour dissimuler notre visage loin des hommes."

"Comment cela ?"fit Catherine, de plus en plus perplexe.

"Quand un homme voit le visage d'une femme chevalier, c'est pour elle une chose bien pire que d'être vue nue. Deux solutions s'offrent à elle : soit elle le supprime, soit elle devient son amante."

L'épouse d'Etienne Roligny n'eut pas le temps d'exprimer sa surprise, car le chevalier de Persée enchaîna dans la foulée :

"Et à ce jour, la première solution a toujours été choisie par les femmes chevaliers ! Inutile de vous dire que nous prenons tous garde à ne pas voir le visage d'une femme chevalier, même si nous sommes de rang supérieur !...Bon, je ne vais pas me lancer dans une longue tirade sur le sujet et aller à l'essentiel : femme, les ordres du Grand Pope sont formels : vous ne devez pas rester dehors ce soir, c'est dangereux !!"

Ne voulant plus contrarier le chevalier d'argent, Catherine s'exécuta et rentra à l'intérieur de la maison qu'occupaient son époux, son fils et le révérend Valnoy. De son côté, Omar donna les instructions suivantes aux neuf autres chevaliers :

"Bon, maintenant, restez tous vigilants, le Mal peut apparaître d'un instant à l'autre ! Je m'adresse plus particulièrement à toi, chevalier du Dragon, qui viens de gagner ton armure ! Montre-toi en digne !"

Sun sourit :

"Rassure-toi, chevalier de Persée, je ferai honneur à l'entraînement que j'ai reçu de Dohko !"

"Cela vaudrait mieux pour toi..."répliqua Omar avec un drôle de sourire.

************

Un endroit sombre et inconnu

Il régnait une atmosphère morbide dans ce lieu. Un lieu couvert de couleurs sombres, variant du noir au pourpre, de l'indigo à l'écarlate. C'était un endroit nu de tout ornement, à l'exception de deux statues représentant des dragons géants et des tentures rouge sang. Au beau milieu de cet endroit désert, un homme s'avançait. Rien ne le distinguait des autres hommes, si ce n'était un long manteau sombre, qui lui couvrait tout le corps, à l'exception de la partie inférieure de son visage. Il avançait d'un pas lent vers les grandes tentures rouges, l'air grave. Lorsqu'il fut au pied d'un petit escalier qui le séparait des tentures, il mit un genou à terre et s'annonça :

"Me voici, moi, votre plus fidèle serviteur, pour exécuter votre volonté, votre majesté."

Sa voix était grave et sèche en même temps, il devait sans doute être fort âgé. L'homme n'obtint aucune réponse durant une dizaine de secondes, jusqu'à ce qu'une voix se fit entendre :

"Je suis heureux de te voir ici, dans la Giudecca. Tu arrives au bon moment ; il y a quelques heures, le sceau d'Athéna qui retenait prisonnières les 108 étoiles maléfiques a perdu tout son pouvoir et les âmes de mes serviteurs se sont toutes réincarnées !"

La voix qui venait de parler à l'homme en noir était une voix grave, sombre, mais aussi empreinte d'une curieuse mélancolie, pour ne pas dire qu'elle semblait lasse. A cette voix étrange, l'homme en noir répondit :

"En effet, votre majesté. La première étoile maléfique s'était déjà réincarnée en notre présence, mais toutes les autres ont suivi et se trouvent désormais au pied de la Toloméa, où vous m'avez accordé résidence."

"Alors, tout est prêt. La Guerre Sainte m'opposant à Athéna et ses chevaliers sacrés va enfin pouvoir avoir lieu, 205 ans après ma dernière défaite ! Il sera grand temps de prendre ma revanche, non seulement contre cette déesse qui s'obstine stupidement à défendre une humanité pécheresse, mais aussi...Je suppose que tu as compris à quoi je faisais allusion..."

"Oui, j'ai compris, votre majesté. Mais ce n'est pas là notre premier objectif, si nous voulons que la Terre purifiée des péchés devienne réalité, il faudra d'abord en finir avec le Sanctuaire..."

La voix répliqua cinq secondes plus tard :

"Pas forcément...C'est un tout qui fait partie d'une stratégie qui m'amènera à la victoire, crois-moi sur parole !"

"Je ne saurais douter de vous, Empereur des Ténèbres au grand coeur, fit l'homme en noir tout en s'inclinant. Quoi qu'il en soit, comme je vous l'ai dit, vos 108 serviteurs se trouvent au pied de la Toloméa et n'attendent qu'un seul ordre de vous pour se lancer à l'assaut du Sanctuaire..."

"Je reconnais bien là mes serviteurs...Cependant, j'ai pris une autre décision..."

"Laquelle ?!"fit l'homme en noir, apparemment surpris.

"J'ai pris une décision qui te semblera sans doute incongrue à court terme, mais qui finira par nous donner la victoire sur le Sanctuaire ! Sache-le ; à la guerre, ce n'est ni le nombre de combattants, ni leur force qui permet de gagner, mais la stratégie ! Et cette stratégie, je te l'assure, se révèlera fort rémunératrice pour notre cause, et ce, aux dépens de cette pauvre idiote d'Athéna !"

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Kashima le Mer 24 Déc 2008 - 15:10

Johnny a écrit:
"Quand un homme voit le visage d'une femme chevalier, c'est pour elle une chose bien pire que d'être vue nue. Deux solutions s'offrent à elle : soit elle le supprime, soit elle devient son amante."

Et après...?

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 24 Déc 2008 - 16:23

Kashima a écrit:
Johnny a écrit:
"Quand un homme voit le visage d'une femme chevalier, c'est pour elle une chose bien pire que d'être vue nue. Deux solutions s'offrent à elle : soit elle le supprime, soit elle devient son amante."

Et après...?
Et après ?... The rest is story...
Plus sérieusement, ce n'est pas mon idée, mais fait partie de l'univers Saint Seiya, cela a été imaginé par Masami Kurumada (l'auteur).

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Kashima le Mer 24 Déc 2008 - 16:36

Fait-elle la mante religieuse?

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 24 Déc 2008 - 16:47

Emma est trop douce pour ça...

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 31 Déc 2008 - 18:58

Chapitre 6 : Une nuit très agitée



Une heure plus tard

Le Sanctuaire était complètement plongé dans l'obscurité. Cependant, aucun des protecteurs de la déesse Athéna n'avait gagné son lit ; tous devaient veiller les accès aux douze maisons du Zodiaque pour cinquante-sept d'entre eux et dix protégeaient la maison où demeuraient les Roligny et le révérend Valnoy. Comme aucune menace ne se faisait sentir à proximité, les dix chevaliers d'argent et de bronze affectés à la protection des New Rochelais relâchèrent un peu la pression et commencèrent à discuter:

"Cela fait plus d'une heure que nous montons la garde et je ne vois aucun ennemi en vue ! Pourquoi le Grand Pope nous a-t-il confié cette tâche ingrate ?"lâcha Ambroise du Serpentaire.

"L'on ne sait jamais ce qui peut arriver...Maître Vittorio m'en a parlé, avant que je n'aille vers cet endroit ; au cours de la réunion à laquelle lui et les autres chevaliers d'or ont assisté, il a perçu une étoile filante dans la direction du Sanctuaire, ce qui équivalait à un mauvais présage..."nuança Damien du Cocher.

"Pour autant que je sache, répliqua Robin de la Flèche, Vittorio n'a pas le pouvoir de divination, il n'est pas comme Gautama de la Vierge, dont on dit qu'il est l'être le plus proche de Dieu !"

"Dans tous les cas, intervint Sun, il nous faudra être à la hauteur de la tâche ! Et j'espère l'être, étant donné que, malgré mon statut de chevalier de bronze, j'ai reçu mon entraînement de la part de mon cousin Dohko, le chevalier de la Balance !"

"En effet, approuva Pierre de la Croix du Sud. Dohko est fort apprécié par ses pairs pour sa sagesse et son sens de la justice, tu te devras d'être à la hauteur, chevalier du Dragon !"

"Je voudrais apporter ma contribution à cette conversation, dit Archibald du Poisson Volant. Sun, poursuivit-il en se tournant vers le chevalier du Dragon, tu n'es pas le seul chevalier de bronze ici qui ait été entraîné par un chevalier d'or, j'ai moi-même suivi l'entraînement d'Eon des Poissons !"

"Celui dont la beauté ne connaît pas d'égale au sein de la chevalerie ?"demanda Joseph de l'Aigle.

"En fait, je crois qu'Archibald parle de la femmelette qui garde la dernière maison du Zodiaque !" précisa narquoisement Omar.

A ces mots, Archibald s'emporta contre le chevalier de Persée :

"J'exige que tu retires immédiatement ce que tu viens de dire au sujet de mon maître !!"

Omar rétorqua sans cesser de sourire :

"Au cas où tu l'aurais oublié, je suis celui qui doit mener les opérations parmi vous tous pour défendre cette maison, tu n'as rien à exiger, chevalier du Poisson Volant ! Et encore moins si tu sais aussi peu de choses au sujet de ton mentor !"

"Comment ça ?"

"Maître Bosching m'a confié, il y a un peu plus d'une heure, que parfois, ton maître pleure seul le soir ! Tu devrais avoir honte d'avoir un mentor aussi sensible, c'est peut-être un chevalier d'or, mais il ne vaut pas mieux qu'une fille !"

Les propos blessants du chevalier d'argent firent monter Emma sur ses grands chevaux :

"Tu dépasses les bornes, Omar ! Je suis une femme et je suis pourtant chevalier sacré !"

"Certes, mais tu n'es que chevalier de bronze ! Voilà qui fait la différence entre toi et moi !"

Ulcérée, le chevalier de la Colombe allait perdre son calme, quand Sun intervint subitement :

"Arrêtez de vous disputer ! Le Grand Pope nous a confié une mission ; protéger les Roligny ! Vous feriez mieux de rester vigilants au lieu de vous quereller pour des futilités!"

Surpris, Omar, Emma et Archibald se turent immédiatement. Hérodote sourit et dit au chevalier du Dragon :

"Admirable, Sun ! L'on voit là que tu as été entraîné par le membre le plus sage de la chevalerie d'Athéna !"

Le chevalier du Dragon sourit timidement. Ce fut alors que Pierre demanda :

"Excusez-moi, mais quelqu'un a-t-il des informations au sujet de ces étrangers ?"

"Certains d'entre nous, dont moi, ont vu ce matin leur fils, un certain John, si ma mémoire est bonne..."affirma Hérodote.

"Je l'ai vu, en effet, reconnut Emma. Il semblait fort troublé par ma présence..."

"Ce jeune homme me semble sympathique, mais un peu bizarre..."lâcha Sun.

"En ce qui me concerne, ajouta Omar, je trouve que c'est un jeune homme passif et craintif ! Il ferait presque passer Eon pour un modèle de bellicisme !"

Tandis qu'Archibald maugréait entre ses dents, Damien prit la parole, mais au sujet du révérend Valnoy :

"Maître Vittorio m'a brièvement parlé de son précepteur...un véritable maniaque de la foi !"

"Tu veux dire qu'il est pareil à Lévi de la Licorne ?"demanda Ambroise.

"Si l'on excepte le fait que l'un est protestant, l'autre Juif, l'on peut dire qu'ils se ressemblent en tout point !"

"Personnellement, dit Pierre, je ne vois pas pourquoi vous êtes si critiques à l'égard de Lévi ! C'est un garçon fidèle à son Dieu, cela devrait forcer le respect !"

Hérodote répondit au chevalier de bronze :

"Pierre, tu es protégé par la constellation de la Croix du Sud, la croix chrétienne, tes propos sont donc logiques !...Mais en ce qui me concerne, Lévi a beau être un fervent croyant, il n'en reste pas moins antipathique !..."

"Bon, écoutez, intervint Sun une fois de plus, vous parlerez de théologie plus tard, nous avons une maison à défendre ! "

"Entendu, approuva Omar à moitié. Mais je tiens à te rappeler une chose, chevalier du Dragon ; c'est moi qui ai été désigné pour diriger les opérations de garde, tiens-le toi pour dit !"

Le cousin de Dohko se contenta de répliquer par un mouvement de la tête. Ensuite, les dix chevaliers d'argent et de bronze furent de nouveau sur le qui-vive.

************

Quelques mètres plus loin, près de l'entrée des douze maisons du Zodiaque

Non loin de l'escalier menant à la maison du Bélier gardée par Shion de Jamir, treize chevaliers, onze de bronze et deux d'argent, faisaient les cent pas. Ils essayaient de rester concentrés, mais cela n'était pas facile, car personne ne s'était encore manifesté. Les plus disposés à la lassitude étaient les chevaliers de bronze, sur lesquels s'efforçaient de veiller les deux chevaliers d'argent présents dans les environs, qui étaient Calchas de l'Autel et Tellos d'Héraclès. Le géant roux hurlait :

"Un peu de concentration ! Vous ne savez pas quand l'Empereur des Ténèbres débarquera, alors tâchez de rester éveillés !"

"Mais, chevalier, tenta de se justifier Akela du Loup, nous sommes fatigués ! Nous avons passé le plus clair de notre temps à nous entraîner aujourd'hui !"

"Akela a raison, approuva Eumène du Sextant, pourquoi devons-nous surveiller l'entrée des douze maisons du Zodiaque alors qu'elles sont toutes gardées par les chevaliers d'or ?"

Ce fut Calchas de l'Autel qui répondit au jeune chevalier de bronze :

"Parce qu'il est fort probable qu'une grande partie de l'armée de notre ennemi attaque le Sanctuaire ! Alors, au nom d'Athéna, cessez de pleurnicher et comportez-vous comme des chevaliers sacrés dignes de ce nom ! Vous avez beau faire partie des plus jeunes membres de notre confrérie, ce n'est pas une raison pour vous plaindre !"

Houten du Microscope soupira :

"Pff...C'est facile pour vous de dire ça : vous et Tellos êtes des chevaliers d'argent !"

Calchas ne perdit pas de temps pour répliquer :

"Apprends, jeune Houten, que j'ai eu pour maître Felipe du Capricorne, qui a été lui-même le disciple du serviteur le plus dévoué d'Athéna ! Et je peux te certifier que mon entraînement avec lui n'a jamais été une partie de plaisir ! Mais je n'ai jamais baissé les bras, car je voulais que mon mentor soit fier de moi ! Alors, j'ai beau savoir que la plupart d'entre vous n'a pas eu de chevaliers sacrés comme maîtres, ce n'est pas une raison pour bâiller aux corneilles !"

Il y eut un bref silence, puis Tellos dit :

"Bon, écoutez-nous, nous allons marcher quelques mètres plus loin, pour savoir si les autres chevaliers et les sentinelles sont sur le qui-vive...Restez vigilants pendant notre absence !"

"Oui, chevaliers !"répondirent en choeur les onze chevaliers de bronze.

Tellos et Calchas s'éclipsèrent donc, tandis que les chevaliers de rang inférieur commençaient à parler entre eux :

"Il n'y a pas à dire, ils ne nous ménagent pas !" gémit presque Ignace de la Règle.

"Moi, je les comprends, rétorqua Dicus du Triangle Austral. Je me suis parfois rendu en Sibérie avec mon mentor Wim, chevalier d'argent du Dauphin, et je peux te dire qu'il ne m'a jamais ménagé !"

"C'est pareil pour moi, approuva Piotr de la Couronne Australe. Moi et mon frère Igor avons été entraînés par Néhémie de la Coupe, et lui non plus n'était pas un tendre !"

"Oui, mais vous, rétorqua Vindex de l'Octant, vous avez été entraînés par des chevaliers sacrés !"

"Ce n'est pas forcément le maître qui fait le disciple, fit remarquer Glenn du Téléscope. D'après ce que j'ai entendu dire, la plus puissante des armures, celle du Phénix, n'est pas décernée par un chevalier sacré !"

"Oui, mais avoir eu un chevalier sacré comme mentor est certainement plus avantageux, supposa Reno du Bouvier. Dis-nous, Elmo, demanda le chevalier du Bouvier au chevalier de la Dorade, tu as bien eu un chevalier sacré comme maître ?"

"Oui, j'ai eu Eon des Poissons, l'un des douze chevaliers d'or, comme mentor !"

"Eh bien, fit respectueusement Caius du Triangle, tu as eu beaucoup de chance !"

"Peut-être, mais cet entraînement fut rigoureux et pénible pour moi, ainsi que pour Elvira et Archibald, mes compagnons d'entraînement !"

"A ce propos, demanda Glenn, Archibald fait bien partie des chevaliers ayant été affectés à la garde des naufragés recueillis la veille, c'est bien cela ?"

"Oui...et je dois reconnaître que j'envie sa tâche, d'autant qu'il y a six chevaliers d'argent avec lui !"

"Il n'empêche, poursuivit Ignace, tu as vraiment de la chance d'avoir fait partie des rares chevaliers de bronze ayant eu un chevalier d'or comme maître !"

"Il est vrai que nous ne sommes pas nombreux au Sanctuaire dans ce cas...Je crois que nous sommes en tout et pour tout six sur les quarante-cinq chevaliers de bronze qui se trouvent au Sanctuaire...Bon, assez parlé, reconcentrons-nous sur notre tâche avant que Tellos et Calchas ne reviennent et nous rabrouent !"

Les dix autres chevaliers de bronze approuvèrent la suggestion du chevalier de la Dorade et se remirent à surveiller les alentours du Sanctuaire.

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 31 Déc 2008 - 19:04

Au coeur d'un édifice nommé la Toloméa

Sur un trône taillé dans le bois d'ébène et dont les poignées symbolisaient des têtes de dragons rugissants, l'homme en noir siégeait. Il avait parlé pendant un certain temps avec l'Empereur des Ténèbres, puis s'était retiré dans ce domaine qui lui avait été attribué. Il avait cependant pris soin d'éviter l'armée de son maître, ceux que l'on appelait les 108 Spectres, afin de garder le secret sur cet entretien. Cela faisait seulement quelques heures que les 108 étoiles maléfiques s'étaient réincarnées et le début de la Guerre Sainte face à Athéna était imminent. Il était assis sur son trône, l'air impassible, le visage à moitié masqué par une longue capuche qui couvrait la partie supérieure de son visage. Ce fut alors que quelqu'un vint. C'était une sentinelle dont les habits étaient aussi noirs que les ténèbres et dont l'armure, qui ressemblait à la silhouette d'un squelette, était tout aussi sombre. A deux mètres de l'homme en noir, il se prosterna devant lui et lui dit :

"Monseigneur, celui que vous avez demandé à voir vient d'arriver."

"Qu'il entre. Tu peux te retirer."

Ni une, ni deux, la sentinelle s'éclipsa discrètement et laissa place à un autre personnage. Ce personnage portait une protection qui aurait pu donner des frissons à n'importe quel mortel, tant son effigie s'apparentait à la silhouette d'une harpie, cette redoutable race de femmes-oiseaux, ces divinités de la dévastation qui s'étaient opposées au héros mythique Jason dans sa quête de la Toison d'Or. Physiquement parlant, c'était un homme jeune, aux cheveux sombres, à la peau aussi blanche que le lait et aux yeux bleus comme le ciel. Un physique assez atypique, en somme. Le guerrier ôta son diadème en forme de tête de harpie, s'agenouilla devant l'âme damnée de l'Empereur des Ténèbres et se présenta :

"Motta de la Harpie, spectre de l'étoile céleste de la lamentation, pour vous servir. Pourquoi m'avoir demandé, monseigneur ?"

"J'ai demandé à te voir, car j'estime que tu es l'un des plus brillants éléments de notre armée, si l'on ne tient point compte des trois juges des Enfers...Aussi ai-je décidé de te mettre dans le secret..."

"Quel secret, monseigneur ?"

"L'Empereur des Ténèbres m'a récemment convoqué dans la Giudecca...A présent que toi et tes autres semblables sont ressuscités, il estime que l'heure est venue de déclarer la guerre au Sanctuaire."

"C'est ce qu'estiment aussi les trois Juges des Enfers. A ce sujet, le seigneur Minos m'a demandé de vous signaler que tous les Spectres sont prêts pour le combat !"

"Tu remercieras le seigneur Minos pour son dévouement...Mais cela ne fait pas partie des plans de notre majesté !"

"Comment ça ?"s'étonna Motta.

"Sa majesté a décidé d'employer une autre stratégie pour vaincre Athéna et ses chevaliers, et ainsi permettre la naissance d'une Terre purifiée des péchés et où ses habitants seraient les seuls à disposer de la vie éternelle..."

"En effet, c'est d'ailleurs là le but de notre combat, reconnut le spectre de la Harpie en souriant. Mais, pour en revenir à sa majesté, quelle stratégie souhaite-t-elle adopter?"

L'étrange personnage évoqua alors en une minute la stratégie choisie par l'Empereur des Ténèbres. La surprise fut de taille pour Motta :

"Quoi ?! Monseigneur...vous n'êtes pas sérieux ?"

"Je suis on ne peut plus sérieux, Motta...Cette décision vient de l'Empereur des Ténèbres lui-même !"

"Mais...Monseigneur, je ne pense pas que ceux dont vous m'avez parlé pourraient tenir face aux chevaliers d'Athéna !"

"Moi non plus, je ne le crois pas. Mais si c'est là la volonté de sa majesté, il m'est impossible de m'y opposer, tout comme toi et les autres spectres !"

Motta regardait son supérieur avec des yeux ronds comme des billes. L'homme en noir lui dit aussitôt :

"Je comprends ta stupeur, Motta. Mais c'est un ordre venant de sa majesté et il ne peut être remis en cause ! A présent, va et transmets le message aux autres spectres et plus particulièrement aux trois juges des Enfers !"

"Mais...qu'est-ce que je vais leur dire, monseigneur ?"fit le spectre de la Harpie.

"Tu leur diras de faire confiance à sa majesté et de lui obéir aveuglément ! A présent, va !"

Motta se releva donc. Il se dirigeait vers la sortie de la Toloméa, quand il se retourna subitement et posa la question suivante à son supérieur :

"A propos, comment se porte sa majesté ?"

"Elle se porte bien, rassure-toi. Elle ne devrait pas tarder à agir, la Guerre Sainte ne fait que commencer !"

Le spectre remercia l'homme en noir d'un hochement de la tête, puis quitta la Toloméa non sans se poser des questions au sujet de son supérieur et de la décision de l'Empereur des Ténèbres. Tout à coup, il fut interpellé par l'âme damnée de l'Empereur des Ténèbres :

"Motta !"

"Oui, monseigneur ?"

"Dis aux trois Juges des Enfers de faire disperser les spectres, sauf..."

************

Le Sanctuaire, près de l'arène des combats

Seules quelques étoiles illuminaient ce lieu où les chevaliers sacrés venaient s'entraîner, à moins que ne viennent des aspirants luttant pour l'obtention d'une armure sacrée, comme celle de Pégase, qu'Arkantos avait gagnée six mois auparavant. L'on pouvait entendre près de ce lieu de violence une mélodie apaisante, jouée au moyen d'un instrument à cordes pincées. Tomas et Tamen, respectivement chevaliers de bronze de l'Hydre Mâle et de l'Hydre Femelle, s'approchèrent de la source de la mélodie et la reconnurent aisément :

"Maître Véga ?"

Le chevalier de la Lyre, l'air mélancolique, répondit par un nouveau morceau. Les yeux clos, il joua de plus belle, ensorcelant presque ses deux disciples qui, néanmoins, parvinrent à se reprendre :

"Maître...Le Sanctuaire va être attaqué et vous jouez de la lyre !?"lâcha Tamen d'un air incompréhensif.

La question de son disciple ne perturba nullement le chevalier d'argent, qui continua à jouer une splendide mélodie en fa majeur pendant quelques minutes avant de finir par répondre :

"Notre ennemi ne devrait pas tarder à arriver...Soyez vigilants..."

Tomas et Tamen restèrent bouche bée durant quelques instants, avant d'obéir à leur mentor et de faire leur tour de garde. Chemin faisant, Tamen souffla à son camarade d'entraînement :

"Je ne comprends pas notre maître ! Pourquoi jouer alors que le sang va bientôt couler ?"

Tomas haussa les épaules :

"Tu sais...durant notre entraînement, malgré son air désinvolte, Véga s'est montré souvent impitoyable à notre égard ! Cela vaudra sûrement aussi bien pour notre ennemi !"

"Peut-être dis-tu vrai..."fit Tamen.

Tout à coup, deux ombres se manifestèrent devant les deux chevaliers de bronze. Se préparant au pire, Tomas et Tamen se mirent en position de défense, puis le chevalier de l'Hydre Mâle interpella ses deux vis-à-vis :

"Qui que vous soyez, si vous avez l'intention de porter atteinte à la déesse Athéna, il vous en cuira !"

Les deux ombres s'avancèrent alors vers les deux chevaliers qui eurent soudain l'impression d'être pétrifiés par un froid glacial. Ils claquèrent des dents pendant un moment, jusqu'à ce que les deux ombres se dévoilèrent malgré l'obscurité...Il s'agissait de Wim du Dauphin et Néhémie de la Coupe, deux des trois élèves de Christian du Verseau. Tomas poussa un soupir de soulagement :

"Ouf ! Vous nous avez fait peur, nous croyions que l'ennemi était déjà là !..."

"Aaaah !!!"

Tamen avait poussé un cri de terreur en sentant une présence derrière lui. Les deux disciples de Véga se retournèrent alors et virent Moby de la Baleine, autre élève du chevalier du Verseau, derrière eux. Le chevalier d'argent leur dit d'un air mécontent :

"Un rien vous effraie, à ce que je vois !"

"Nous...Nous sommes désolés, chevalier de la Baleine..."

Néhémie poursuivit :

"A l'approche d'une attaque ennemie, ce n'est vraiment pas le moment d'avoir peur ! Vous êtes des chevaliers d'Athéna, il vous faudra en être dignes !"

Wim enchaîna dans le même sens :

"Pas plus tard qu'il y a deux minutes, j'ai rencontré Calchas de l'Autel et il m'a parlé de chevaliers de bronze bien peu concentrés dans leur tâche ! Je ne vous conseille pas de suivre leur exemple !"

Plus sarcastique, Moby ajouta :

"Vous auriez dû venir avec nous en Sibérie en compagnie de maître Christian, le froid de cette contrée vous aurait fait le plus grand bien !...Bon, assez perdu de temps, nous avons une ronde à mener !...Quand à vous, soyez plus téméraires !"

Les deux chevaliers de bronze hochèrent timidement la tête, puis les trois disciples du chevalier du Verseau partirent faire leur ronde sans accorder le moindre regard à Tomas et Tamen.

************

La Toloméa

L'homme en noir était désormais en haut des marches du temple et se trouvait face à une centaine de sentinelles vêtues de la même armure en forme de squelette, des sentinelles qu'il haranguait de la sorte :

"Soldats ! Ce soir vont débuter les hostilités contre la pire ennemie de l'Empereur des Ténèbres, notre maître ! Je veux parler de la déesse Athéna ! Cette déesse, dans sa stupidité, prétend défendre l'humanité, une race pervertie par le Mal et capable de tous les péchés qui sont jugés en ces lieux ! Nous allons donc attaquer le Sanctuaire, pour qu'une nouvelle ère commence et qu'une Terre purgée du péché voie enfin le jour ! Pour la gloire de sa majesté !!!"

"Pour la gloire de sa majesté !!!" répétèrent en choeur les sentinelles, sur un ton enthousiaste.

Ce fut alors qu'une silhouette vêtue d'une cape sombre s'avança vers l'âme damnée de l'Empereur des Ténèbres avant de se prosterner devant lui en lui disant :

"Me voici conformément à votre souhait, monseigneur."

"Très bien. Je pense que tu devras garder l'anonymat quand nous serons au Sanctuaire...mais je crois que cela ne manquera point de surprendre ces imbéciles que sont les chevaliers sacrés !"

"Je le pense moi aussi, monseigneur."approuva l'étrange personnage.

************

Alors que John venait d'avaler deux nouvelles cuillères de soupe, le révérend Trevor lui demanda :

"John, cette nuit-là, que s'est-il passé ?"

Le jeune homme poussa un bref soupir avant de répondre :

"Beaucoup de choses, révérend...Et malheureusement, il m'est arrivé quelque chose...Quelque chose qui...qui n'allait être qu'un avant-goût de mon sombre sort..."acheva-t-il en déglutissant avec peine.

************

La demeure temporaire des Roligny, au Sanctuaire

Les époux Roligny et le révérend Valnoy avaient fini par se coucher, car demain, ils devraient se remettre au travail et à l'étude, du moins pour étudier les perspectives de leur prochain voyage à Istanbul. Ils dormaient d'un sommeil de plomb, comme à leur habitude. En revanche, ce n'était pas le même cas de figure pour John. Le jeune homme avait dû mettre près de deux heures avant de trouver le sommeil, tant la vision d'Emma se baignant nue dans le lac et en sortant dans toute sa beauté l'avait hanté durant tout ce temps. Et à présent, le sommeil du fils d'Etienne Roligny était des plus agités : John dormait à moitié, se tournait et se retournait dans son lit en marmonnant des mots qui incarnaient ce qu'il voyait dans ses rêves :

"Emma...Ce...Ce corps splendide...Je...Je désire ce...ce corps...Je le veux !...Non, il...il ne faut pas que...que je cède à la tentation, ma promise...c'est Jeanne!...Ah...Emma...Ses courbes...La douceur de sa peau...Son visage...Son sourire...Il...Il ne faut pourtant pas que je cède...Je...Je la vois nue...à quelques mètres de...de moi...elle...elle me sourit...comme si...si elle voulait que je la possède...Non, il ne faut pas...Il ne faut pas !...Emma...Mon tourment, mon désir, ma passion...Pourquoi ?...Pourquoi suis-je hanté par ce désir ?..."

"John..."

En entendant cette voix, le jeune homme s'arrêta de parler bien qu'il continuât de somnoler à moitié. Il lui semblait avoir déjà entendu cette voix. Pourtant, il lâcha, d'une voix nonchalante :

"Emma ?"

"Non, John...Tu te trompes de personne...Je ne suis pas celle qui te tourmente, mais celui qui te veut du bien !"

"Du bien ?...Je...Je me souviens maintenant...Je me rappelle vous...vous avoir entendu juste avant que nous ne fassions naufrage..."

"Tu as bonne mémoire, John...Un être aussi admirable que toi mérite toute mon attention !"

Le jeune homme protesta :

"Non...Vous vous trompez...Je...Je ne suis pas admirable, je...je suis en proie aux pires tentations, je crains de ne pas faire partie des élus de Dieu !"

"Rassure-toi, John...Tu fais bien partie des élus de Dieu...J'irai même plus loin : tu es l'élu de Dieu !"

"Impossible...Dieu ne choisit pas qu'une seule personne pour lui assurer la vie éternelle...Il n'y a pas qu'un seul être humain ayant droit à ce privilège, il y en a peu, mais pas qu'un seul, ce n'est pas ce qui est écrit dans les Evangiles !"

"Il existe autre chose qui ne figure pas dans les Evangiles, John...Tous les deux cents ou trois cents ans, Dieu choisit quelqu'un dont le dessein est le plus grandiose qui soit !"

"Et...quel est ce dessein ?"

"Fonder Utopia !"

"NOOOOOOOOONNNNNNNNNNN !!!!!!!!!!!!!"

Ce cri d'horreur, John le poussa en faisant un bond sur son lit. Dès qu'il fut retombé sur son matelas, il haleta nerveusement tout en portant la main à son coeur, pour mieux l'entendre battre la chamade. De sa main libre, il tâta son front et se rendit compte qu'il était en nage. Pour ne rien arranger, il commençait à grelotter de froid, comme s'il avait la fièvre. Ce cauchemar, il n'en avait nullement compris la signification, mais il l'avait éprouvé nerveusement et physiquement.

************

A l'extérieur de la demeure provisoire des Roligny, cinq secondes après le hurlement de John

Les dix chevaliers de bronze et d'argent avaient sursauté sur place en entendant le cri venant de la maison qu'ils étaient censés garder :

"Que...Quel était ce cri ?"dit Archibald.

"On aurait dit le cri de quelqu'un qui aurait vu le Diable en personne !"suggéra Hérodote.

"Cette voix...je la reconnais, c'est celle de John !"devina Sun.

"Mon Dieu, quel émotif ! J'avais raison ; Eon est bien plus viril que lui !"lâcha narquoisement Omar.

"Ce n'est pas le moment de se moquer, Omar ! intervint Emma. Ce jeune homme est peut-être en danger, il faut le sauver !"

"Eh bien, vas-y, si tu y tiens, répliqua le chevalier de Persée. En ce qui me concerne, je suis désolé de voir notre Sanctuaire héberger un couard pareil !"

La jeune fille ne tint pas compte de la remarque cynique du chevalier d'argent et courut rapidement vers la chambre où John dormait.

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 31 Déc 2008 - 19:08

John

Seigneur...Quel cauchemar...J'ai beau ne pas avoir compris son sens, je me sens mal à présent...J'ai l'impression d'avoir de la fièvre, des sueurs froides et mon coeur bat plus fort que jamais...Comme si mes sens n'étaient pas suffisamment dépravés, voilà que mon corps me lâche à présent...Je tends l'oreille pour savoir si je n'ai pas réveillé mes parents ou le révérend Valnoy...Non...Ils n'ont rien entendu ; ils dorment à poings fermés...Et pourtant, l'Eternel seul sait combien mon cri a été fort...

Tout à coup, quelqu'un tourne la poignée de la porte de ma chambre...Je reste assis sur mon lit pour mieux le voir et...Non...Pourquoi ?...C'est Emma qui vient à ma rencontre...Il me faut résister à la tentation, je sais qui est celle qui m'est destinée !...Je la regarde, elle porte son masque de porcelaine, ainsi qu'une légère armure blanche, sans doute l'armure de la Colombe...Elle a beau porter son masque, je ne vois que son visage d'ange qui sourit...Cruelle réminiscence de l'après-midi...Elle s'approche de moi et me demande :

"Avez-vous vu quelque chose ?"

"Non, lui réponds-je, je...j'ai simplement fait un cauchemar, une...une voix me parlait de choses étranges, mais qui m'ont effrayé..."

Le chevalier de la Colombe pose alors sa main sur mon front brûlant et couvert de sueur, un geste qui me fait rougir, puis me dit :

"On dirait que vous avez de la fièvre..."

"Ce n'est rien, ne vous en faites pas, mademoiselle, ce sont les séquelles de mon cauchemar..."

"John, me dit-elle en m'appelant par mon prénom, vous avez dû être sérieusement marqué par ce mauvais rêve...Cela n'est rien, c'est quelque chose qui peut nous arriver à tous, même aux chevaliers sacrés dont je fais partie..."

Elle ôte alors sa main de mon front, puis prend un linge trempé dans une bassine d'eau et le dépose sur la partie supérieure de ma tête. Parallèlement, elle m'effleure la joue droite, puis me dit de sa voix douce :

"Vos parents ou votre précepteur ne se sont pas enquis de votre état ?"

"Ils ne m'ont point entendu crier, ce qui m'a étonné, ma chambre étant contigüe aux leurs..."

Emma pose une main sur mon autre joue, puis murmure :

"Ne vous en faites point, je suis là pour vous soulager..."

"Vous ne devez pas être la seule, fais-je remarquer, il doit y avoir d'autres chevaliers à proximité..."

"En effet, nous sommes dix à protéger votre maison. D'après ce qu'Omar m'a dit, et il le tient du chevalier des Gémeaux, c'est un ordre de la déesse Athéna."

"La déesse Athéna est une personne remarquable...lorsque je l'ai vue, elle m'a semblé animée du même amour pour l'humanité que celui qu'avait Jésus-Christ !"

"Vous avez eu de la chance, John...Seuls les douze chevaliers d'or, Arkantos de Pégase, Sun du Dragon et maître Cristobal ont pu la voir depuis sa réincarnation..."

"Vous finirez bien par la voir un jour, mademoiselle..."

"John...Ne m'appelez pas mademoiselle, je trouve cela trop solennel...Appelez-moi Emma, tout simplement..."

Je réponds avec un sourire pâle :

"Comme vous voudrez, Emma...C'est d'ailleurs un doux prénom, il me semble..."

"Merci à vous, John...Je vous remercie pour votre gentillesse.", me dit-elle en caressant ma joue.

"Emma !!! Qu'est-ce que tu fiches ?!"

Cette voix m'intrigue, mais la jeune fille la reconnaît :

"C'est Omar de Persée, celui qui dirige notre groupe ! C'est l'un des meilleurs chevaliers d'argent, mais aussi l'un des serviteurs les plus zélés du Sanctuaire ! Je dois retourner à ma garde, John, quant à vous, je vous souhaite bonne nuit !"

"Merci..."dis-je un peu à regret.

Le chevalier de la Colombe partit alors à toute vitesse rejoindre ses compagnons de garde.

************

Emma accourut vers ses compagnons de garde, notamment Omar de Persée, qui la tança vertement :

"Par la barbe du Prophète, on peut savoir ce que tu faisais ?! Tu batifolais avec ce jeune homme ou quoi ?"

La jeune fille répondit :

"Non...Il avait fait un cauchemar, je n'ai fait que le rassurer et le réconforter..."

"Au cas où tu l'ignorerais, ce John n'a certainement plus l'âge d'être materné !"rétorqua le chevalier d'argent.

"C'est un jeune homme gentil et sensible, je sentais qu'il avait besoin d'un peu de chaleur humaine...Tu devrais être un peu moins sévère avec lui, Omar..."

"Et toi, tu aurais dû suivre l'entraînement de maître Bosching, ça t'aurait ôté ces sensibleries typiquement féminines !...Enfin, je ne veux pas polémiquer, acheva-t-il en observant les poings de la jeune fille qui se serraient, il nous faut veiller sur cette maison, au cas où les forces du Mal se manifesteraient ! Allons, un peu de concentration!"

Les chevaliers de bronze et d'argent reprirent donc leurs rondes autour de la demeure des Roligny. Mais certains commençaient à se lasser du caractère du chevalier de Persée, comme Robin :

"Pff...Avec Omar, l'on est assuré de ne pas s'endormir ! Quel caractère ! Si le chevalier des Gémeaux a vraiment eu de l'influence sur lui, ses autres disciples ne doivent être guère sympathiques !"

************

"Après ce court tête-à-tête avec le chevalier de la Colombe, mon envie d'elle n'en était que plus forte..."reconnut John à voix basse.

Le jeune homme laissa s'écouler quelques secondes, le temps pour le révérend Trevor d'assimiler ces nouveaux aveux, puis reprit son récit.

************

La chambre de John

Le fils d'Etienne Roligny allait un peu mieux physiquement, mais il était encore plus troublé mentalement parlant. L'attention d'Emma, la douceur de sa peau, sa tendresse...tout ce qu'elle avait démontré à son égard l'avait à la fois émerveillé et désespéré. Assis sur son lit, les yeux fixés sur le plancher, John murmura :

"Dieu, que je souffre...Ce qui s'est passé il y a quelques minutes avec Emma n'a fait que renforcer le désir que j'avais pour elle...Elle portait son masque, mais je n'ai vu que son visage souriant...Et ses mains si douces...Mon envie de la posséder n'en est que plus grande..."

Le jeune homme se leva de son lit et se dirigea vers la fenêtre de sa chambre. Le ciel était étoilé et l'ambiance du paysage extérieur, monotone. John regarda vers le ciel et songea, tout en fermant les yeux :

"Seigneur...Pourquoi m'imposez-vous ces souffrances ?...Est-ce là un signe que mes parents et le révérend se sont trompés ? Cela veut-il dire que je ne suis pas l'un des élus que vous avez choisis pour faire partie de votre royaume ?..."

John s'interrompit subitement dans ses pensées ; son cauchemar venait de ressurgir dans son esprit :

"Cette voix...Elle m'a parlé d'un élu de Dieu pour...pour fonder Utopia...Mais Utopia n'est que le nom d'un ouvrage écrit par Thomas More au XVIème siècle, cela n'a aucun sens !"

Il rouvrit alors les yeux et aperçut au loin une curieuse lueur. Elle ne dura que trois secondes, mais semblait briller de mille feux pour le jeune homme, qui murmura :

"Quel est ce phénomène ? Cela relève du surnaturel !"

************

A la périphérie du Sanctuaire

Huit gardes patrouillaient depuis que l'on leur avait signalé une attaque imminente des forces de l'Empereur des Ténèbres. Mais ils commençaient à se lasser de leur tâche:

"Je commence à en avoir assez ! Cela doit faire trois heures que nous surveillons les alentours du Sanctuaire et cela fait trois heures que nous n'y avons rien vu !"

"Et tout ça parce que le chevalier du Cancer a vu une étoile filante ! Il ne faut quand même pas voir le Mal partout !"

"Sois prudent, si jamais il y a un de ses disciples qui te surprend, ça ira très mal pour toi ! "

"Oui, enfin, je ne sais pas pour vous, mais moi, je commence à me demander ce qu'on fait ici !"

"Surveiller les alentours du Sanctuaire, voilà ce qu'on fait !"

"Amusant...Mais on surveille et on ne voit rien !..."

Tout à coup, une lueur se mit à briller au-dessus des sentinelles, qui restèrent immobiles durant un bref laps de temps, puis commencèrent à se poser des questions, juste après la subite disparition de cette lueur :

"Hein ?!...Mais...Mais qu'est-ce que c'était que cette chose ?"

"C'est peut-être un signal...Un signal qui n'annonce rien de bon !"

"Eh bien, nous qui nous plaignions de ne voir rien arriver, on va finir par avoir un peu d'occupation !"

Soudain, des bruits de pas se firent entendre derrière les gardes. Ces derniers se retournèrent subitement et l'un d'eux lâcha simplement :

"Quoi ?!...Qu'est-ce que ?..."

Johnny
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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 31 Déc 2008 - 19:11

Dix mètres plus loin

Deux chevaliers de bronze montaient la garde. Il s'agissait d'Arkantos de Pégase, disciple de Felipe du Capricorne, qui avait découvert les Roligny évanouis non loin du Sanctuaire, et d'Ogataï du Lynx, un jeune Mongol de treize ans qui avait gagné son armure trois mois auparavant. Depuis qu'ils veillaient dans les parages, ils n'avaient rien vu de particulier :

"Toujours rien...C'est à se demander si les mesures prises sont vraiment légitimes !"dit Ogataï.

"Mesure tes paroles, Ogataï, suggéra Arkantos. Parfois, maître Felipe me disait que l'ennemi débarque au moment où l'on s'y attend le moins !"

"Pff...Eh bien, moi, je dois te confier que je ne m'y attends plus du tout !"soupira le chevalier du Lynx.

"Aaargh !!!"

Les deux chevaliers de bronze s'arrêtèrent subitement de discuter et tendirent l'oreille au loin. Le chevalier Pégase fut le premier à comprendre :

"Ce...Ce sont les gardes qui veillaient dans les parages ! Dépêchons-nous !"

"Oui !"approuva Ogataï.

Dans la foulée, il se dit à lui-même :

"Je crois qu'on peut corriger la remarque d'Arkantos : l'ennemi débarque quand l'on ne s'y attend plus du tout !"

Se déplaçant à la vitesse du son, les deux chevaliers arrivèrent rapidement sur le lieu d'où venait le cri et y découvrirent...huit cadavres. Huit cadavres qui étaient ceux des gardes.

"Trop tard !"fit le chevalier du Lynx.

Ne s'appesantissant guère sur le sort funeste des sentinelles, Arkantos s'approcha près des corps qui n'étaient pas encore atteints par la lividité cadavérique et fut frappé par les caractéristiques des coups qu'ils portaient :

"C'est...C'est curieux...Sept cadavres sur huit sont comme...on dirait qu'ils ont été frappés par la foudre !"

"La foudre ?! Mais je n'ai rien entendu !"rétorqua Ogataï.

"Et pourtant, à en juger par les traces que portent les cadavres, il s'agit de brûlures intenses, comme celles des personnes foudroyées !...Quant...Quant au dernier, il...il a été frappé à la tête par un poids très lourd et hérissé de piquants ; son crâne est complètement défoncé et il est à moitié défiguré ! Je me demande comment tout cela a pu arriver..."

"Arkantos !!"

Le chevalier Pégase se retourna et, comme son ami, vit une dizaine de silhouettes toutes de noir vêtues arriver dans leur direction. Le chevalier du Lynx souffla au disciple du chevalier du Capricorne :

"Arkantos...Je...Je ne sais pas pour toi, mais ces personnages ne me semblent guère amicaux !"

"Moi non plus, je ne crois pas qu'ils soient venus pour une visite de courtoisie !"

"Dans ce cas, il vaudrait mieux attaquer !"

"C'est ce que j'allais te proposer, Ogataï !...Par les Météores de Pégase !"

"Par les Griffes du Lynx !"

Les attaques des chevaliers de bronze se dirigèrent vers les silhouettes vêtues de noir à la vitesse du son, mais ne firent que passer au travers.

"Quoi ?! C'est...C'est impossible, ils n'ont rien senti !"fit le chevalier Pégase d'un ton incrédule.

"Et...Et ils continuent à avancer dans notre direction !"

Les silhouettes en noir avançaient en effet vers les deux chevaliers à une allure lente. Ogataï et Arkantos voyaient le piège se refermer sur eux petit à petit, mais ils ne savaient quoi faire, aussi, moins d'une minute plus tard, les étranges silhouettes ne furent plus très loin des deux défenseurs d'Athéna.

"Qui êtes-vous ? Dévoilez-vous si vous n'êtes pas des lâches !"leur conseilla Ogataï de vive voix.

Il n'y eut aucune réponse de la part des étranges personnages, mais l'un d'eux laissa entrevoir son visage, ce qui fit pousser au chevalier du Lynx un cri de terreur aigu. Ce n'était pas un visage humain; son côté droit était comme décomposé, son oeil était à moitié sorti de son orbite, son oreille droite était en lambeaux. Quant à son côté gauche, il n'avait plus d'oeil du tout et des vers sortaient par ses narines. Sa dentition était incomplète, seules quelques dents de la mâchoire supérieure subsistaient. Enfin, sa bouche était en sang, comme s'il avait eu ses lèvres arrachées, et son menton pourrissait à vue d'oeil. Un visage de cauchemar qui terrifia les deux chevaliers de bronze :

"Ce...Ce n'est pas un humain, c'est un monstre !"balbutia Arkantos.

Dans la foulée, les autres personnages se dévoilèrent ; leurs visages étaient identiques à celui de leur compagnon.

"Ce...Ce n'est pas réel !...C'est un vrai cauchemar !"

"Je voudrais en dire autant, Ogataï, mais ces visages d'horreur sont bien en face de nous !...Mais nous ne nous laisserons pas faire ! Par les Météores de Pégase !"

Dans la seconde qui suivit, Ogataï poussa son cri d'attaque à son tour :

"Par les Griffes du Lynx !"

Une nouvelle surprise survint devant les yeux des deux chevaliers. Alors que leurs attaques allaient frapper les cadavres en décomposition, ceux-ci s'évaporèrent subitement, comme s'ils disparaissaient en fumée, ce que les deux serviteurs d'Athéna furent forcés de constater :

"Mais !...Ils...Ils ont disparu !"lâcha Arkantos.

"Pourtant, ils...ils étaient bien présents et...et ils se sont dissipés alors que nos attaques ne les avaient même pas encore touchés !"poursuivit le chevalier du Lynx.

Un bref silence de trois secondes survint, avant que le chevalier Pégase ne se posât la question suivante :

"Aurions-nous rêvé ?"

Ce fut une voix étrangère qui lui répondit :

"Ne bougez pas, vous êtes cernés !"

Arkantos et Ogataï regardèrent autour d'eux et virent deux dizaines d'hommes qui les menaçaient de leurs lances. Ces soldats portaient tous la même protection : une curieuse armure ressemblant à l'effigie d'un squelette et dont la noirceur semblait sortir des Enfers. L'un de ces soldats leur dit :

"Vous ne pouvez rien faire contre nous ; vous êtes deux et nous sommes vingt ! Rendez-vous si vous voulez rester en vie !"

Le chevalier Pégase répliqua avec un sourire amusé :

"Si nous n'avions pas vu avant ces visages de cauchemar, vous nous auriez fait rire...On dirait que vous n'avez jamais entendu parler des chevaliers d'Athéna !"

"Au contraire, chevalier ! Mais nous vous l'avons dit : nous sommes supérieurs en nombre ! Alors, rendez-vous ou vous y laisserez la vie !"

Commençant à s'énerver, le chevalier du Lynx répliqua :

"Nous préférons une troisième solution : nous battre !"

"Vous l'aurez voulu ! Camarades, abattez ces deux chevaliers d'Athéna ! Pour la gloire de sa majesté !!!"

"Pour la gloire de sa majesté !!!"

Les vingt soldats se jetèrent alors sur Ogataï et Arkantos, qui ne restèrent pas inactifs :

"Par les Griffes du Lynx !"

"Par les Météores de Pégase !"

En seulement cinq secondes, dix-huit soldats sur vingt furent balayés par les attaques des chevaliers de bronze. Une fois les dix-huit cadavres retombés au tapis, les serviteurs d'Athéna regardèrent narquoisement les deux survivants, puis leur dirent :

"Si vous tenez à rester en vie, vous pouvez encore partir ! Nous n'avons pas envie d'ôter la vie à des guerriers aussi faibles que vous !"

L'un des soldats répliqua en serrant les dents :

"Grrr...Comment osez-vous nous insulter ? Sachez que nous préférons mourir plutôt que fuir comme des lâches !"

"Dans ce cas, vous l'aurez voulu ! Par les Griffes du...!"

Tout à coup, Ogataï fut arrêté dans son mouvement par un violent choc à la tête. Il s'effondra à terre, la tempe gauche ensanglantée. Inquiet, Arkantos vint s'enquérir de son frère d'armes :

"Ogataï !...Ogataï, réponds-moi...!"

Un violent coup lui fut porté à la tête, sans prévenir. Le chevalier Pégase tomba à son tour, non loin de son ami. Les deux soldats étaient ravis, mais en même temps intrigués :

"Qui...Qui est venu à notre secours ?"

Devant les yeux des deux soldats, une silhouette vêtue d'un long manteau noir surgit. L'une des sentinelles lâcha, quelques secondes après avoir été frappée par la surprise :

"Ah !...C'était vous ! Nous ne nous attendions pas à ce que vous nous veniez en aide !"

"Je ne sais pas si j'aurais dû, tant vous avez fait preuve d'incompétence devant ces misérables chevaliers de bronze, alors que vous étiez dix fois plus nombreux qu'eux !"

L'autre sentinelle répliqua :

"Enfin...Nous n'allons pas nous fâcher pour si peu ! Après tout, vous les avez tués, et c'est ça qui compte !"

"Détrompe-toi...Je les ai mis hors de combat, mais ils sont encore en vie !"

"Quoi ? Pourquoi ne pas les avoir achevés ?"

"C'est un ordre de sa seigneurie, qui le tient de notre majesté, l'Empereur des Ténèbres ! Cela fait partie du plan de bataille !...Bon, suivez-moi à présent, nous devons nous rendre au coeur du Sanctuaire !"

"A vos ordres !"

Les deux soldats suivirent alors l'homme en noir, tout en continuant à se poser des questions au sujet de la stratégie de leurs supérieurs.

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 31 Déc 2008 - 19:15

L'aile droite du Sanctuaire

Cette partie du lieu saint était fort bien gardée, à la fois par des sentinelles et des chevaliers de bronze, respectivement dix et six pour chaque catégorie. Il y avait notamment Panti du Burin, le disciple de Shion, qui haranguait ses camarades :

"Compagnons, ce soir, nous allons mener une lutte acharnée contre les forces du Mal ! Alors, quand il viendra, il faudra lui montrer de quel bois les chevaliers d'Athéna se chauffent !"

"Ne t'en fais pas, Panti, répondit Léon de la Table. On sera à la hauteur, même si on doit donner notre vie pour l'humanité !"

"Maître Shion, ajouta le jeune chevalier du Burin, m'a souvent répété que, quand on devenait chevalier sacré, il fallait s'attendre à mourir à n'importe quel moment ! Alors, restons vigilants !"

Nosco de la Machine Pneumatique intervint à son tour :

"Tu es bien motivé...L'on voit que tu as été entraîné par un chevalier d'or, Panti !"

"Ce n'est pas le maître qui fait l'élève, mais c'est un avantage à ne pas négliger !"

"Tu es trop modeste." répondit Izimir de la Girafe en souriant.

Tout à coup, l'un des gardes interrompit la conversation entre les chevaliers de bronze :

"Ecoutez ! Je...Je crois avoir entendu des bruits de pas !"

"Tu en es sûr ?"insista Malcolm de la Grue.

"Oui, et...et je crois même qu'il y en a des dizaines, voire des centaines !!"

"Quoi ?!"

Les six chevaliers de bronze présents tendirent l'oreille et durent se rendre à l'évidence :

"Tu ne mens pas, reconnut Léon, j'entends bien des pas, mais...mais derrière nous !"

Les seize combattants, chevaliers et gardes, se retournèrent alors et furent cloués sur place par ce qui venait vers eux. Un homme plutôt âgé, vêtu d'un long manteau noir, ne dévoilant que la partie inférieure de son visage, marchait en tête d'un cortège de plusieurs dizaines de soldats tous vêtus d'une même armure sombre en forme de squelette. Face à un tel spectacle, Léonardo du Peintre balbutia :

"C'est insensé !?...C'est...c'est ça, l'armée de l'Empereur des Ténèbres ?"

L'homme en noir s'arrêta subitement, imité dans la seconde suivante par ses troupes, et s'adressa aux chevaliers d'Athéna de sa voix rauque :

"Chevaliers d'Athéna, je suis honoré de vous rencontrer ! Et je pense que les soldats de l'Empereur des Ténèbres partagent mon avis !"

"Qui es-tu ?"demanda Panti avec véhémence.

"Qu'importe mon nom, jeune chevalier...Nous sommes ici pour permettre à sa majesté de régner sur Terre, et pour cela, nous devons vous éliminer !"

"Eh bien, rétorqua l'un des dix gardes présents, nous ne te laisserons pas ce plaisir, vieux cacochyme ! Allez, saisissez-vous de lui !"

Et, sans réfléchir, les dix gardes se précipitèrent, lances en avant, sur l'homme en noir, qui répliqua avec un sourire sadique :

"Pauvres imbéciles ! Vous allez voir ce qu'il en coûte de s'en prendre à un valet de sa majesté !...Power Lightning !!!"

Aussitôt, sans explication rationnelle, des éclairs de couleur rouge jaillirent des mains de l'homme en noir et vinrent frapper les dix gardes, qui se mirent à hurler à la mort, tant ils sentaient la foudre s'infiltrer dans leurs corps. Leur supplice dura une vingtaine de secondes, puis tous retombèrent au sol, morts pour de bon.

Panti, Izimir, Malcolm, Léonardo, Nosco et Léon étaient tétanisés par ce qui venait de se produire devant eux :

"C'est...C'est de la sorcellerie !"

"Ce...Ce ne peut pas être un humain ! C'est impossible !"

"Pourtant, d'après le peu que j'ai pu voir de son visage, il me semble que c'était bien un homme !"

"On dirait qu'il...qu'il est comme possédé !"

"Oui, tu as raison...Son pouvoir est certainement diabolique !"

"Sûrement un suppôt de Satan !"

En écoutant les propos du chevalier de la Table, le visage de l'homme en noir se renfrogna :

"Jeune insolent...Si cela ne tenait qu'à moi, je me chargerais bien volontiers de te régler ton compte...Cependant, j'ai d'autres choses à faire, aussi je laisserai mes soldats te régler ton compte, ainsi qu'à tes amis ! Adieu !"

"Non, attends, lâche !..."protesta Panti.

Mais les avertissements du disciple de Shion furent vains ; l'homme en noir s'éclipsa comme par magie, fuyant dans la nuit vers une autre partie du Sanctuaire.

"On nage en plein cauchemar !"lâcha Izimir. Qui peut donc être cet homme ?"

Le chevalier de la Girafe n'eut guère de temps pour se poser plus d'interrogations au sujet du serviteur de l'Empereur des Ténèbres ; l'un des soldats portant une armure en forme de squelette venait de l'interpeller :

"Chevalier d'Athéna ! Nous sommes bien plus nombreux que vous ! Toi et tes amis feriez mieux de déposer les armes !"

"Nous préférons nous battre ! répliqua Panti. Et je vais vous prouver ma détermination en utilisant contre vous une technique que mon maître, le chevalier du Bélier, m'a apprise !"

Le chevalier du Burin leva alors les bras en l'air, faisant léviter dans les airs des cailloux et quelques roches de taille moyenne, puis les fit s'illuminer comme par magie, sous les yeux enchantés de ses frères d'armes et les regards soucieux des soldats de l'Empereur des Ténèbres. Quand il eut sous son contrôle une quinzaine de rochers lumineux, Panti poussa son cri d'attaque :

"Crystal Rocks !!"

Les rochers contrôlés par le disciple de Shion partirent alors à la vitesse du son vers les soldats noirs en première ligne et vinrent les frapper violemment. Le résultat se passa de commentaires ; une fois touchés, les subalternes du Maître des Ténèbres sentirent que des projectiles formés de roche et de cristal pénétraient leurs corps, à l'emplacement de leurs points vitaux. Ils hurlèrent quelques secondes durant, puis tombèrent à terre, sans vie.

Les autres soldats pâlirent devant la mort rapide de leurs compagnons :

"Non ! Il les a vaincus en quelques secondes ! C'est donc ça, le vrai pouvoir des chevaliers d'Athéna !?"

"Euh...Peut-être qu'il vaudrait mieux décamper avant de subir le même sort !"

"Mais tu es fou !? Sa Seigneurie n'apprécierait pas ! Nous allons nous battre contre ces chevaliers, même si on doit trépasser ! Pour la gloire de sa majesté !!!"

"Pour la gloire de sa majesté !!!"

Et les soldats survivants (ils étaient encore bien des dizaines) se lancèrent à l'assaut de Panti, Izimir, Malcolm, Léonardo, Nosco et Léon. Les six chevaliers de bronze ne perdirent pas une seconde pour riposter :

"Crystal Rocks !!"

"Big Herd !!"

"Crane Scream !!"

"Death Colours !!"

"Lethal Explosion !!!"

"Fall Of Table Mountain !!!"

Les soldats portant des armées de squelettes virent alors fondre sur eux des cailloux et roches couvertes de cristal, un troupeau de girafes géantes prêtes à les écraser sans pitié, des couleurs vives prêtes à les noyer, ainsi que des chutes de pierre, sans compter qu'ils entendaient en parallèle un cri strident d'oiseau qui leur martelait les tympans et semblait leur ronger le cerveau, quand ils ne se sentaient pas gonfler anormalement, prêts à exploser de tous parts. Quoi qu'il en fût, en seulement une dizaine de secondes, les six chevaliers de bronze se débarrassèrent aisément de leurs imprudents adversaires ; d'eux, il ne restait plus que des cadavres sanguinolents. Panti leva les bras au ciel :

"Victoire ! Nous avons gagné !"

"Ils n'étaient pas vraiment puissants !"sourit Malcolm.

"Hmm...Je ne sais ce qui me pousse à dire ça, mais je doute que ce soit la seule armée dont dispose l'ennemi..."dit Izimir d'un air soucieux.

"Qu'est-ce qui te fait dire ça, Izimir ?" lui demanda Léon.

"Ils étaient très loin d'avoir la force des chevaliers de bronze, et je ne pense pas que l'Empereur des Ténèbres ait à sa disposition d'aussi faibles serviteurs !"

"Quelque part, tu n'as pas tort, reconnut Nosco. Quand je pense à cet homme qui a foudroyé les gardes du Sanctuaire, je me dis que le pire est peut-être à venir..."

Léonardo lâcha, l'air inquiet :

"Hmm...Eh bien, si tel est le cas, la bataille sera peut-être moins facile qu'au premier abord !"

Panti, plus optimiste, répliqua :

"Mais en attendant, ceux qui sont venus, on les a balayés ! Et c'est ça qui compte pour le moment ! Bon, assez parlé, on ne se repose pas sur ses lauriers et on continue à surveiller l'aile droite du Sanctuaire ! "

Les autres chevaliers de bronze hochèrent la tête et reprirent leur surveillance, bien qu'étant à la fois grisés par leur victoire et soucieux pour la suite des événements à venir.

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 31 Déc 2008 - 19:19

Près de l'accès aux douze maisons du Zodiaque

Les onze chevaliers de bronze réprimandés par Calchas et Tellos surveillaient toujours l'accès menant aux douze maisons du Zodiaque, à commencer par l'escalier conduisant à la maison du Bélier gardée par Shion de Jamir. Mais depuis quelques temps, un trouble était apparu dans leurs coeurs :

"C'est curieux, mais je crois avoir senti des mouvements de bataille dans le Sanctuaire !" supposa Akela.

"C'est ce que j'ai constaté, moi aussi, approuva Dicus. Il me semble qu'il y a déjà eu des pertes !"

"Tu veux dire que nous avons déjà perdu des chevaliers sacrés ?"s'inquiéta Elmo.

"Non...il me semble que cela concerne plusieurs gardes du Sanctuaire. J'ai bien senti le cosmos de deux chevaliers s'évanouir, mais leurs vies ne sont pas en danger..."

"Certes...mais je crains que les vôtres ne soient en péril à partir de maintenant !"

"Quoi ?!"

La voix qui s'était adressée narquoisement aux chevaliers de bronze les avait surpris par derrière. Les protecteurs d'Athéna firent une rapide volte-face et se trouvèrent face à un curieux personnage vêtu d'une cape sombre, de sorte qu'il était impossible de discerner le moindre trait de son visage. A ses côtés se trouvaient une quinzaine de soldats vêtus du même uniforme que ceux qui avaient été vaincus par Arkantos et Ogataï. Vindex demanda au chef du groupe :

"Peut-on savoir ce que tu es venu faire ici avec tes guerriers ?"

"Que t'importent mes raisons, chevalier de bronze ? Tu n'auras pas l'occasion de le savoir, car tu seras bientôt mort ! Soldats ! Eliminez ces ennemis de sa majesté !"

"A vos ordres !"

Les soldats vêtus d'une armure de squelette se précipitèrent vers Akela, Eumène, Houten, Ignace, Dicus, Piotr, Vindex, Glenn, Reno, Elmo et Caius, qui répliquèrent instantanément :

"Dead Howling !"

"Par l'Equilibre du Sextant !"

"Lowest Size !"

"Right Lights !"

"Triple Ice !"

"Southern Circles !"

"Par l'Equilibre de l'Octant !"

"Great Spying !"

"One Thousand Beefs !"

"Aquatic Sword !"

"Great Triangle !"

Bien que bon nombre de ces attaques fissent partie des plus faibles attaques des chevaliers d'Athéna, elles n'eurent aucun mal à terrasser les quinze soldats qui avaient défié les chevaliers de bronze. Toutefois, l'étrange personnage avertit ses onze adversaires :

"Bien, très bien...Vos attaques ont beau être dérisoires, elles n'ont fait qu'une bouchée de mes soldats !"

"Exact ! Et elles ne feront qu'une bouchée de toi !" promit Elmo.

"Je voudrais bien voir ça..."

Tout à coup, l'homme sortit de sous son manteau un curieux objet que les chevaliers de bronze n'eurent nullement le temps de voir : tous furent frappés en quelques secondes et envoyés au tapis. Presque tous étaient inconscients, à l'exception d'Akela et d'Elmo. Le disciple d'Eon des Poissons balbutia avec difficulté :

"Quel...Quel choc...J'ai l'impression d'avoir reçu un coup de massue sur le crâne...Qui peut donc bien être ce guerrier ?"

Le guerrier en question s'avança vers le chevalier de la Dorade et lui dit :

"Chevalier, as-tu à présent compris ma puissance ?...Non ? Alors, je vais te faire connaître mon véritable pouvoir !..."

"Arrête !"

Intrigué, l'étrange personnage tourna la tête et vit un autre chevalier descendre les marches de la maison du Bélier. Il portait une armure bleue-verte, un casque dont l'effigie était celle d'un fier oiseau, ainsi qu'une longue traînée de plumes collées au dos. Le serviteur de l'Empereur des Ténèbres demanda au jeune chevalier :

"Qui es-tu ?"

"Thérava, chevalier d'argent de la constellation du Paon ! Je suis le disciple de Gautama de la Vierge, l'homme le plus proche de Dieu !"

"Athéna soit louée...Nous allons nous en sortir !"murmura Akela, dont le visage arborait un pâle sourire.

Mais ce n'était pas l'avis du guerrier de l'Empereur des Ténèbres :

"Chevalier du Paon, sache que tu ne pourras rien faire contre moi ! Goûte à ce que ces misérables chevaliers de bronze ont encaissé !"

Et, depuis le manteau du serviteur du Mal, deux boulets d'acier hérissés de piquants partirent vers Thérava. Le chevalier du Paon fut surpris par cette technique, mais il ne se laissa pas intimider, conformément aux enseignements de Gautama de la Vierge, et évita les deux boulets, non sans mal, avant de se décider à riposter :

"A mon tour de te montrer ce que je sais faire ! Par l'Attaque du Million de Mains !"

Le guerrier mystérieux reçut alors une volée de coups de poings, qui faillirent bien le plonger dans un coma permanent. Toutefois, après trente secondes d'inconscience, il se remit sur ses deux pieds avec peine et dit à Thérava :

"Chevalier du Paon, tu me surprends agréablement !...Mais je n'ai plus le temps de combattre avec toi, j'ai d'autres choses à faire, conformément à la volonté de l'Empereur des Ténèbres !...Nous nous retrouverons dans cette Guerre Sainte, et plus rapidement que tu ne le penses !"

"Non ! Attends !..."

Mais Thérava n'eut pas le temps d'agir ; le serviteur de l'Empereur des Ténèbres se dissipa dans la nuit noire. Ne souhaitant guère se lamenter sur cette occasion perdue, le disciple de Gautama alla s'enquérir du sort des chevaliers de bronze, à commencer par Elmo de la Dorade :

"Elmo ? Tu vas bien ?"

"Plus ou moins...Quel mal de crâne j'ai..."

"Toi et les autres chevaliers avez été blessés, il faudrait que vous alliez vous faire soigner...Apparemment, ce sont ces boulets d'acier qui vous ont mis dans cet état..."

"Des boulets d'acier ?"lâcha Vindex.

"C'est ce que j'ai bien vu, confirma le chevalier du Paon. Je ne sais d'où vient cet attirail, mais, à mon humble avis, il vaudrait mieux que j'en fasse part à maître Gautama, quand les hostilités de cette nuit auront pris fin...En attendant, allez vous faire soigner, je reste ici pour protéger l'entrée !"

"Nous ne pouvons pas nous permettre de te laisser seul, Thérava ! protesta Akela. Nous sommes des chevaliers d'Athéna tout comme toi, nous continuerons donc à nous battre jusqu'à ce que la Mort vienne nous rappeler à elle !"

Thérava sourit timidement :

"Bon...Si tel est votre choix, je le respecte..."

"Les chevaliers de l'Autel et d'Héraclès nous ont sévèrement réprimandés cette nuit, nous ne voulons pas les décevoir !"précisa Houten.

"Je comprends mieux...Effectivement, il vaudrait mieux que vous ne montriez aucun signe de faiblesse ; ni la déesse Athéna, ni le Grand Pope ne l'apprécieraient ! Cela dit, je reste avec vous pour vous aider, au cas où l'ennemi reviendrait !"

Les chevaliers de bronze sourirent à Thérava, afin de lui signaler qu'ils approuvaient son aide.

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 31 Déc 2008 - 19:24

Devant la demeure des Roligny

Les dix chevaliers désignés pour protéger les Roligny étaient quelque peu tendus depuis plusieurs minutes. Tous avaient senti que la bataille avait commencé, que les chevaliers de bronze s'en étaient relativement bien sortis, mais tous sentaient que le pire était à venir :

"Bon...Visiblement, les chevaliers de bronze n'ont pas démérité et aucun d'eux n'a perdu la vie...C'est déjà une bonne chose."constata Joseph de l'Aigle.

"Même si je ne suis que chevalier de bronze, je saurai me montrer à la hauteur, je le jure devant Athéna !"promit Archibald.

Omar répliqua avec un sourire sarcastique :

"Du moment que tu fais plus forte impression que ton maître, tout ira bien !"

Excédé une fois de plus, Archibald interpella le chevalier de Persée :

"Comment peux-tu autant manquer de respect à un chevalier d'or, Omar ?"

"Maître Bosching, durant mon entraînement, m'a confié que, bien que la hiérarchie des armures soit respectée en théorie, dans les faits, ce n'est pas l'armure qui fait le chevalier, mais le cosmos ! Si les principes de la chevalerie étaient aussi rigides, aucun chevalier d'argent ou de bronze ne survivrait à une Guerre Sainte, or, en 1538, parmi les dix chevaliers survivants, il y en a eu trois d'argent ! Et cette idée peut être aisément appliquée à ton maître, qui n'est chevalier d'or que par son armure ! Et je dois te dire que maître Bosching me le répète souvent, et je ne saurais mettre en doute la parole du chevalier le plus impitoyable !"

Ambroise soupira :

"Quand vous aurez fini de vous quereller, vous pourrez peut-être revenir à la surveillance de la maison des Roligny, non ? Vous feriez mieux de prendre exemple sur Sun ; il est resté vigilant pendant que vous vous disputiez vainement !..."

Tout à coup, un halo sombre apparut sous les yeux des dix chevaliers. Cette fois-ci, cela ne faisait plus de doute ; l'ennemi approchait. Omar ne perdit pas de temps pour mener les opérations :

"Cette fois-ci, je crois que le moment est venu pour nous de nous battre ! Restez prudents et soyez sans pitié, les forces du Mal ne méritent que ça ! Est-ce compris ?"

"Oui !!"répondirent en choeur les neuf autres chevaliers.

Regards tendus et poings fermés, les six chevaliers d'argent et les quatre chevaliers de bronze se préparèrent à l'arrivée de l'ennemi. Ils ne distinguèrent plus rien durant une vingtaine de secondes, jusqu'à ce qu'ils aperçurent une silhouette vêtue d'un long manteau noir, qui ne laissait entrevoir que la partie inférieure du visage. C'était l'étrange homme en noir qui avait foudroyé une dizaine de gardes dans l'aile droite du Sanctuaire. Il était accompagné de plusieurs dizaines de soldats, les mêmes qui avaient échoué à chaque combat contre les chevaliers de bronze. Choisissant d'aller de l'avant, Omar tendit un index accusateur vers l'obscur serviteur de l'Empereur des Ténèbres et lui dit :

"Je suis Omar, chevalier d'argent de la constellation de Persée ! Je défendrai cette maison avec mes compagnons au péril de ma vie ! Qu'êtes-vous venus faire au Sanctuaire ?"

L'homme en noir sourit :

"Nous sommes venus pour nous battre et semer la confusion dans le Sanctuaire !"

"La confusion ?"

"Votre maître, le Grand Pope, ne tardera pas à comprendre ce que cela veut dire...Mais je vous promets de sombres heures, chevaliers d'Athéna !"

Malgré le trouble que lui inspiraient les paroles de son vis-à-vis, le chevalier de Persée rétorqua :

"Quoi qu'il en soit, sache que nous ne vous laisserons jamais approcher de cette maison !"

"Cette maison où dorment des naufragés du Nouveau Monde, dont...Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit hébergé au coeur du Sanctuaire d'Athéna...Quelle ironie..."

Cette fois-ci, Omar ne put retenir sa surprise :

"Quoi ?!...De qui parles-tu ?"

"Vous le saurez très bientôt, soyez patients...La patience est mère de tous les succès...surtout celui de l'Empereur des Ténèbres !"

Manquant de perdre son sang-froid, le chevalier d'argent fit savoir à l'homme en noir, d'un ton rageur :

"Sache que si tu comptes t'en prendre à l'un de ces naufragés, tu le paieras de ta vie !"

Le serviteur de l'Empereur des Ténèbres ricana :

"Ha, ha, ha, ha...Tu es bien impulsif, chevalier de Persée...Quant à m'en prendre à lui, détrompe-toi ; je ne lui veux que du bien..."

"Mais de qui parles-tu, à la fin ? Et que lui veux-tu ?"

Un sourire sardonique se dessina sur le visage de l'homme en noir, puis ce dernier répliqua :

"L'heure n'est plus aux beaux discours, mais à l'action ! Soldats ! Mettez à mort cette maudite engeance ! Pour la gloire de sa majesté !!!"

"Pour la gloire de sa majesté !!!"répétèrent tous les soldats sur un ton enthousiaste.

Ils devaient bien être presque une centaine, et tous firent face aux chevaliers d'Athéna. En dépit des interrogations suscitées par les paroles de l'homme en noir, Omar donna ses consignes aux autres chevaliers :

"Espacez-vous et prenez-en quelques-uns ! Vous devez les vaincre, pour Athéna !"

Obtempérant aux ordres du chevalier Persée, tous les chevaliers se dispersèrent, prêts à faire face à leurs ennemis.

L'un des premiers à devoir faire face aux mystérieux soldats fut Damien du Cocher, disciple de Vittorio du Cancer. Alors que sept soldats s'avançaient vers lui, lances en avant, il riposta avec les disques qui se trouvaient à sa ceinture et, en cinq secondes, sept têtes roulèrent à terre, sous le regard satisfait du chevalier d'argent.

Une vingtaine de soldats armés de faux tranchantes entouraient Hérodote du Grand Chien. Le disciple de Shad du Taureau les observa attentivement puis, quand le moment fut jugé propice, il tendit ses bras vers ses adversaires et cria :

"Dog Greatest Fang !!!"

Plusieurs centaines de coups portés à mach 2 percutèrent avec force les sentinelles, qui furent envoyées au tapis et ne mirent guère de temps pour succomber à leurs blessures.

De son côté, Robin de la Flèche était encerclé par une douzaine d'adversaires, qui se réjouissaient de l'avoir à leur merci, d'autant plus qu'il s'agissait d'un chevalier d'argent. Tous coururent vers lui, prêts à transpercer son corps, mais l'élève de Philoctète fit un saut dans les airs, échappant à leur merci, puis poussa son cri d'attaque :

"Fire Arrows !!"

Des dizaines de flèches vinrent frapper les soldats de l'Empereur des Ténèbres. A peine les eurent-elles touchées qu'ils prirent feu en une fraction de seconde. Affolés, ils se mirent à courir dans tous les sens. Ils seraient devenus de redoutables torches humaines si le pouvoir des flèches de Robin n'avait pas été suffisamment puissant pour les mettre hors de combat en seulement dix secondes, car il s'agissait là d'un feu extrêmement redoutable, et qui ne trouvait comme supérieur celui maîtrisé par Daniel de la constellation du Lion.

Joseph et Ambroise étaient face à une vingtaine de soldats. Les chevaliers de l'Aigle et du Serpentaire regardaient fixement leurs ennemis, jusqu'à ce que l'un d'eux leur dit:

"Que comptez-vous faire face à nous ? Nous sommes vingt et vous êtes deux !"

En une fraction de seconde, la réponse ne se fit pas attendre :

"Eagle Tough Leash !"

"Thunder Claw !"

Cinq secondes plus tard, il ne restait plus que des cadavres de part et d'autre. Ambroise se tourna alors vers l'homme en noir et lui dit :

"Qu'en dis-tu ? Veux-tu subir le même sort que tes larbins ?...Thunder Claw !"

Mais, sous le regard stupéfait des deux chevaliers d'argent, le serviteur de l'Empereur des Ténèbres disparut en un clin d'oeil. Ambroise balbutia :

"C'est impossible ! Ce n'est pas un humain, c'est un démon !"

Tout à coup, l'homme en noir réapparut devant le chevalier du Serpentaire et cria :

"Power Lightning !!!"

Deux éclairs écarlates vinrent frapper de plein fouet l'infortuné chevalier d'argent, qui ne put rien faire. Joseph voulut s'enquérir de son compagnon, mais fut retenu par dix soldats :

"Ne bouge pas ! D'abord, on va s'occuper de lui, puis tu iras le retrouver dans l'autre monde !..."

"Holy Cross !"

"Flying Light !"

Les sbires en armure de squelette n'avaient pas eu plus le temps de pavoiser ; cinq furent frappés à mort par les lumières volantes générées par Archibald du Poisson Volant, cinq autres furent crucifiés sur place par l'attaque de Pierre de la Croix du Sud, un clou pour chaque main, deux clous pour les pieds et un clou pour le coeur, ce qui leur promettait une mort certaine. Les deux chevaliers de bronze se tournèrent ensuite vers l'homme en noir :

"Suppôt de Satan, lâcha Pierre, tu vas savoir ce qu'il en coûte de s'en prendre à un chevalier d'Athéna !"

D'une voix empreinte de rage, le serviteur de l'Empereur des Ténèbres répliqua :

"Et toi, tu vas savoir ce qu'il en coûte de blasphémer contre Dieu !...Power Lightning !!!"

L'homme en noir avait mis tout son coeur dans son attaque, de sorte que non seulement Pierre, mais aussi Archibald et Joseph furent neutralisés en quelques instants par les éclairs écarlates du mystérieux personnage. Un sourire sadique aux lèvres, il demanda aux chevaliers d'Athéna :

"Voulez-vous encore goûter à la colère d'un serviteur de Dieu ?...Power Lightning !..."

Mais, à peine avait-il lancé ses éclairs que ceux-ci furent subitement bloqués sans difficulté. D'abord surpris, l'homme en noir comprit rapidement qui l'avait empêché d'estropier davantage ses ennemis :

"Hein ?...C'est toi qui es venu me mettre des bâtons dans les roues ?"

"C'est juste ! Je suis Sun, chevalier du Dragon ! Le bouclier que tu vois à mon bras est indestructible, aucune attaque ne peut le détruire, pas même tes éclairs maléfiques!"

L'homme en noir sourit :

"Hmm...J'avais entendu parler de la résistance hors normes du bouclier du Dragon, mais j'étais bien en-deçà de la vérité...Qu'importe ! Je vais m'acharner sur ton bouclier, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que des débris ! Power Lightning !"

Des dizaines d'éclairs se déchaînèrent sur Sun, qui eut plus de mal que la fois précédente à les parer mais, à chaque fois que les coups de son ennemi le mettaient en difficulté, il repensait au moment où il avait inversé le courant de la cascade de Rozan ; il voulait que Dohko soit fier de lui. Finalement, il parvint à bloquer tous les coups, sous le regard rageur de son adversaire :

"Grrr...Ce bouclier est donc bien indestructible...De toute façon, je ne suis pas venu pour m'amuser avec toi, chevalier du Dragon...Soldats ! Tuez cet ennemi de notre majesté !"

Dix soldats répondirent en choeur :

"A vos ordres, monseigneur !"

Tandis que l'homme en noir s'éclipsait discrètement, les dix sentinelles se précipitèrent vers Sun, qui commença à concentrer sa cosmo-énergie, avec toujours comme référence le moment où il avait gagné son armure, ce qui ne remontait pas à longtemps, puis dit à ses nouveaux opposants :

"Serviteurs du Mal !...Vous allez goûter à l'attaque qui a inversé le courant de la grande cascade de Rozan !...Par la Colère du Dragon !!!"

La puissance déclenchée par le cousin de Dohko fut telle qu'elle envoya valser dans les airs les dix infortunés soldats. Le chevalier du Dragon sourit :

"Je vois que mon endurance a porté ses fruits !...Bon, ne pavoisons pas longtemps, il faut que j'aille aider les autres !"

Pendant ce temps, près des fenêtres des chambres des époux Roligny et du révérend Valnoy, Omar et Emma faisaient face aux soldats restants. Certains d'entre eux se léchaient les lèvres devant le chevalier de la Colombe :

"Regardez-moi ça ! Une femme chevalier ! Elle a l'air jeune et très en formes, si vous voyez ce que je veux dire ! Elle serait tout à fait à sa place dans l'un des bordels que je fréquentais avant de devenir soldat de sa majesté !"

Les propos lubriques du soldat ne plurent pas du tout à Emma :

"Espèce de satyre ! Je vais t'apprendre la galanterie !..."

"Ne t'en fais pas, ma belle, moi, je vais t'apprendre beaucoup de choses que tu ne dois pas connaître !...Allez, allons-y !"

Les dix gardes libidineux se précipitèrent sur la jeune fille qui, excédée par tant d'impudence, cria :

"Wings of Peace !"

Emma leva ses bras en l'air, puis les dirigea vers les dix vicieux, qui furent pulvérisés par l'attaque du chevalier de la Colombe qui, il fallait bien le dire, était outrée par la vulgarité de ses ennemis. Une fois qu'elle eut dix cadavres à ses pieds, elle songea :

"Maudits soient ces pervers !"

Non loin de la jeune fille, Omar faisait face à cinq soldats. Le chevalier de Persée regarda tout autour de lui avant d'adresser la parole à ses adversaires :

"Vous êtes cinq...Mais vous devez être certainement du même niveau que vos amis qui ont été vaincus par les autres chevaliers ! Je ne vais même pas me fatiguer à vous combattre !"

Et, à la surprise des soldats-squelettes, Omar leur tourna le dos, les bras croisés. Les sbires de l'Empereur des Ténèbres mirent une dizaine de secondes avant de réagir :

"Ha ! Ha ! Ha ! Regardez-moi ce chevalier ! Il nous tourne le dos, sous prétexte qu'on ne serait pas dignes de lui ! En fait, je crois plutôt qu'il a la frousse de se battre contre nous !"

"Tu as raison ! fit un autre soldat. Puisqu'il veut mourir sans regarder l'ennemi, exauçons son voeu !"

Et les cinq soldats de se précipiter vers le chevalier de Persée, qui continuait de leur tourner le dos. Soudain, le visage accroché au dos du chevalier d'argent se mit à étinceler, puis les yeux de ce curieux visage, une femme portant des serpents en guise de chevelure, s'ouvrirent, à la grande surprise des cinq guerriers :

"Quoi !?..."

Ce furent leurs derniers mots.

Johnny
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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Mer 31 Déc 2008 - 19:29

Tout ce vacarme n'avait pas été sans conséquences ; il avait fini par tirer le révérend Valnoy de son sommeil. Le précepteur de John, agacé par tant de bruit, quitta son lit, puis sa chambre, avant de sortir dehors et de se retrouver face à un curieux spectacle. Juste en face de lui, il y avait un chevalier d'origine arabe, portant une armure entre violet et gris, qui regardait avec un drôle de sourire cinq statues de pierre ayant toutes la même forme ; celle d'un homme portant une armure pareille à un squelette. Une fois la surprise passée, le pasteur demanda au chevalier :

"Qui êtes-vous ?"

Omar tourna la tête vers son nouvel interlocuteur et se présenta à lui :

"Omar, chevalier d'argent de la constellation de Persée, au service d'Athéna !"

Et, sans crier gare, il posa sa main sur la tête de l'une des statues et la brisa froidement. Intrigué par ce manège, Valnoy demanda :

"Que venez-vous de faire ?"

"Ces cinq individus, expliqua Omar sur un ton didactique, menaçaient votre abri. Je leur ai donc fait contempler le regard de Méduse, qui pétrifie ceux qui ont le malheur de croiser la plus célèbre des Gorgones, et je vais maintenant ôter la vie de ces serviteurs du Mal !"

Sur ce, le chevalier d'argent s'approcha d'une autre statue, qu'il décapita de sa seule main droite. Le révérend Valnoy poussa un cri d'indignation :

"Non ! Je vous interdis de faire une telle chose !"

Sans regarder le pasteur, le chevalier de Persée lui demanda après avoir posé sa main sur une autre statue :

"Et qui êtes-vous pour avoir le pouvoir de m'empêcher d'exécuter ceux qui vous menaçaient ?"

"Je suis le révérend Jean Valnoy, proche des époux Roligny, futurs élus de l'Eternel, et précepteur d'un remarquable jeune homme, John Roligny !"

Omar resta muet pendant quelques secondes, avant de poursuivre :

"Tout s'explique..."

Et il décapita froidement la troisième statue. N'en pouvant plus, le révérend Valnoy descendit les marches menant au sol du Sanctuaire. Omar cria alors à deux chevaliers d'argent :

"Damien ! Ambroise ! Vous avez éliminé nos ennemis ?"

"La plupart, oui, répondit le chevalier du Cocher, les autres ont pris la fuite !"

"Très bien, alors si vous pouviez retenir cet énergumène qui veut m'empêcher d'en finir avec ces misérables, je vous en serais fortement reconnaissant..."

Les deux chevaliers d'argent accoururent rapidement et ceinturèrent sans ménagement le précepteur de John, qui cria au chevalier de Persée :

"Comment pouvez-vous être aussi cruel ? Auriez-vous oublié les paroles de Jésus-Christ sur la montagne ? Aime ton ennemi, fais du bien à celui qui te fait du mal, bénis celui qui te maudis..."

"Pour votre gouverne, mes convictions personnelles me mènent vers Allah le tout-puissant ! Et si les chevaliers d'Athéna écoutaient de telles inepties, l'Empereur des Ténèbres n'aurait aucun mal à établir son règne de terreur sur la Terre !"

Omar s'avança vers la quatrième statue et la décapita tout aussi froidement. Sans se retourner, le chevalier d'argent dit au pasteur :

"Maître Bosching m'a dit ce soir que vous, ces étrangers et leur couard de fils devriez partir demain...C'est dommage que vous ne partiez pas aujourd'hui, le Sanctuaire ne s'en porterait que mieux !"

Puis, aux deux chevaliers d'argent :

"Ramenez cet individu dans sa chambre, de gré ou de force, tandis que j'en finis avec le dernier guerrier qui a croisé imprudemment le regard de Méduse !"

Et tandis que les chevaliers du Cocher et du Serpentaire ramenaient Valnoy dans ses appartements, Omar s'avança vers la dernière statue et la décapita sans autre forme de procès. Ce fut alors que Sun apparut près de lui :

"Tu vas bien ?"

"J'ai dû combattre cinq de ces soldats...Enfin, façon de parler, leur heure est venue quand ils ont contemplé le regard de Méduse !...Et toi, Sun, comment t'en es-tu sorti ?"

"Très bien, j'ai terrassé une dizaine d'ennemis grâce à la Colère du Dragon...Les autres l'ont aussi emporté aisément...Il n'y a que cet homme en noir qui nous a donné un peu de mal..."

"Ils n'étaient pas vraiment résistants...Je me demande à quoi rimait cette attaque...Le meneur des troupes nous a dit qu'il voulait semer la confusion au Sanctuaire...Mais pourquoi et dans quel but ?"

Emma arriva auprès des deux chevaliers et leur dit :

"Je me suis débarrassée de dix guerriers, de véritables vicieux !"

"Pas mal pour une femme ! fit narquoisement Omar. Mais cela ne répond pas à ma question : à quoi rimait cette attaque ?...Et où est passé l'homme en noir ?"

"Il a subitement disparu, sans laisser de traces, répondit Joseph. Nous ne comprenons pas grand-chose aux motivations de nos ennemis...Et moi qui pensais que la Guerre Sainte commencerait dès ce soir..."

Tout à coup, deux gardes du Sanctuaire apparurent et s'adressèrent à Omar :

"Chevalier de Persée !"

"Oui ?"

"Le Grand Pope demande à vous voir, il veut un rapport sur la bataille qui a eu lieu dans les environs..."

"Soit, j'y vais tout de suite..."

"Il a aussi convoqué le chevalier du Paon, je pense que vous ne serez pas de trop pour lui fournir des réponses aux questions qu'il se pose depuis quelques minutes..."

"Je me pose autant de questions que le Pope, vois-tu...Bon, je vais y aller...Quant à vous, dit le chevalier d'argent, restez vigilants et soyez impitoyables, au cas où l'ennemi reviendrait !"

Après s'être assuré du soutien des autres chevaliers, Omar partit en courant vers les douze maisons du Zodiaque, dont la traversée était obligatoire pour accéder à la salle du Grand Pope.

************

A l'issue du récit de John, le révérend Trevor leva les yeux au ciel, ce que comprit aisément le jeune homme :

"Je comprends votre désarroi, révérend...Vous vous demandez ce que tout ceci veut dire ? Moi-même, je me le suis demandé quand l'on m'a narré ce passage de la Guerre Sainte...Il ne trouverait son sens que quelques jours plus tard..."

John reprit son récit et aborda la venue d'Omar et Thérava dans la salle du Grand Pope.

************

Plus d'une heure plus tard, les chevaliers de Persée et du Paon arrivèrent devant le Grand Pope et s'agenouillèrent devant lui :

"Que pouvons-nous faire pour votre service, Grand Pope ?"demanda Thérava.

"Chevaliers, je vous ai convoqués, car vous avez été au coeur des événements de cette nuit, événements auxquels j'ai du mal à comprendre le sens, car ils sont fort différents de la Guerre Sainte de 1538..."

"En effet...Les ennemis que nous avons dû combattre étaient certainement de vulgaires hommes de main d'après leur force...Je ne sais pas ce qui est passé par la tête de l'Empereur des Ténèbres, mais un homme en noir aux pouvoirs magiques nous a dit qu'il voulait semer la confusion dans le Sanctuaire !"affirma Omar.

"Quels étaient les pouvoirs de cet homme ?"

"Il maîtrisait des éclairs rouges et a atteint certains chevaliers..."

"Par ailleurs, intervint Thérava, près de l'entrée de la maison du Bélier, des chevaliers de bronze ont été attaqués par un mystérieux guerrier armé d'une courroie munie de boulets d'acier ! Je le sais, j'ai combattu contre cet homme et j'ai aperçu très distinctement son arme !"

"Je suis encore plus perdu, répondit le Grand Pope. Des boulets d'acier...C'est impossible qu'un serviteur de l'ennemi possède une telle arme !!"

"C'est pourtant ce que j'ai vu, Grand Pope." insista le chevalier du Paon.

Le Grand Pope se tut aussitôt et se mit à réfléchir :

"Des subalternes qui attaquent le Sanctuaire, un homme maîtrisant la foudre et un autre armé de boulets d'acier...Dans quel jeu l'ennemi nous entraîne-t-il, deux cent cinq ans après sa dernière défaite ?..."

Puis, à voix haute :

"N'avez-vous rien remarqué d'autre ?"

"Non, répondit Thérava. Après avoir mis en fuite l'homme aux boulets d'acier, je suis resté avec les onze chevaliers de bronze qu'il avait attaqués, mais il n'y a eu aucune autre offensive de la part de l'ennemi..."

"Grand Pope, en ce qui me concerne, il s'est passé quelque chose avant que l'ennemi ne nous attaque, quelque chose avec l'un des naufragés qui devront nous quitter le lendemain !"

"Et de quoi s'agit-il, chevalier de Persée ?"

"Eh bien, le fils de ces étrangers, dont la couardise n'est plus à prouver, a fait un cauchemar et poussé un cri tellement puissant que tous les chevaliers gardant les environs l'ont entendu ! C'est mon opinion, et elle n'engage que moi, mais il est déplorable que ce jeune homme soit aussi lâche !"

"Qu'est-ce qui te fait dire ça, chevalier ?"demanda le Grand Pope.

"Il est on ne peut plus réservé et déteste la violence ! Enfin, d'après le chevalier de la Colombe, c'est un jeune homme gentil et sensible, mais il l'est beaucoup trop à mon goût !"

"Ces étrangers n'ont-ils pas fait l'objet de menaces de la part de l'ennemi ?"

"Non, mais...à un moment, l'homme aux éclairs nous a parlé de l'un d'entre eux avec des propos pour le moins équivoques..."

"Quels sont ces propos ?"

"Il nous a dit qu'il ne lui voulait que du bien, mais cela devait certainement cacher quelque chose...Je n'en sais pas plus, Grand Pope..."

"Hmm...Bon, très bien...Vous pouvez disposer."

Omar et Thérava saluèrent leur supérieur, puis se dirigèrent vers la sortie du palais. Au même moment, le chef des chevaliers sacrés songeait :

"L'un de nos ennemis a dit qu'il ne voulait que du bien à l'un de ces étrangers...C'est curieux, car cela ne ressemble guère à l'Empereur des Ténèbres de faire preuve de mansuétude envers les humains, qu'il considère comme de vulgaires pécheurs..."

Ensuite, une autre réflexion lui vint à l'esprit :

"Et ce jeune homme dont Omar m'a parlé...Réservé, non-violent, docile, sensible...Connaissant le caractère dur du chevalier de Persée, cela ne m'étonne guère qu'il ne trouve pas grâce à ses yeux...Pourtant, à bien des égards, l'on pourrait dire de ce jeune homme qu'il est bien plus pur que le commun des mortels...Oui, il est pur sur bien des points, il me rappelle même quelqu'un..."

Le Grand Pope réfléchit encore quelques instants, avant qu'une nouvelle pensée ne survienne dans sa tête :

"Oui! Je sais qui il me rappelle, il me rappelle...!"

Le représentant terrestre d'Athéna se figea alors sur son trône. Il était impossible de savoir à qui il avait pensé en particulier, mais le parallèle établi avec John avait suffi à le clouer sur place :

"Non...Ce jeune homme et...Ils se ressemblent sur bien des points...Mais...Mais alors..."

Le Grand Pope se leva alors d'un bond et interpella les deux chevaliers d'argent, qui n'avaient pas encore disparu de son champ de vision :

"Chevaliers !"

Intrigués, Omar et Thérava se retournèrent vivement, puis le premier répondit :

"Que voulez-vous d'autre, Grand Pope ?"

"C'est au sujet de ce jeune homme dont tu m'as parlé, John Roligny, si je me souviens bien de son nom...Je veux que toi et Thérava le surveilliez discrètement à partir de demain !"

"Mais...pour quelle raison ?"demanda le disciple de Bosching, légitimement étonné.

"J'ai mes raisons, chevalier. Surveille-le attentivement avec Thérava ! Vers la fin de l'après-midi, je veux que vous me disiez tout ce que vous avez observé chez lui !"

Bien que les deux chevaliers d'argent eurent du mal à comprendre la logique de leur maître, ils durent se contenter de répondre :

"Soit...Nous ferons le nécessaire..."

"Merci, chevaliers. Vous pouvez disposer..."

Trente secondes plus tard, Omar et Thérava avaient quitté le palais du Grand Pope. Ils discutèrent brièvement entre eux :

"Omar, pourquoi crois-tu que le Grand Pope nous demande de surveiller ce jeune colon ?"

"Je n'en sais strictement rien, mais je pense que les informations que nous livrerons au Grand Pope n'auront rien d'utile pour la lutte contre l'Empereur des Ténèbres !"

************

Les nouvelles révélations de John avaient considérablement surpris le révérend Trevor, qui demanda au fils de son défunt ami :

"John...Pourquoi le Grand Pope a-t-il demandé que vous soyez surveillé ?"

Le jeune homme répondit d'une voix sombre :

"Parce qu'il avait un mauvais pressentiment..."

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Kashima le Sam 7 Fév 2009 - 19:55

Tu as dû bien avancer, depuis...

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Sam 7 Fév 2009 - 20:00

Ce chapitre doit dater d'il y a près de trois ans... Ce soir, j'ai entamé le numéro... 53 !
Sinon, ça te plaît ?

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Kashima le Sam 7 Fév 2009 - 20:02

Oui!
- mais quel travail! O_O

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Dim 23 Aoû 2009 - 12:06

Je poursuis la fic !

Chapitre 7 : Les tourments de John



Le soleil se levait sur le Sanctuaire, mais la nuit avait été courte pour la chevalerie d'Athéna. Les douze chevaliers d'or avaient veillé pendant longtemps, mais en vain, puisque les troupes envoyées par l'Empereur des Ténèbres n'étaient pas arrivées jusqu'à leurs maisons, alors que plusieurs chevaliers de bronze et d'argent avaient été exposés au danger, en particulier contre un mystérieux homme en noir maniant la foudre et un autre possédant une chaîne munie de boulets d'acier. Les serviteurs d'Athéna étaient à peu près dans la même situation que connaîtrait l'armée française près de deux cents ans plus tard, au début de la Seconde Guerre Mondiale, une "drôle de guerre" en somme, qui avait commencé sans avoir vraiment commencé. A l'heure actuelle, bon nombre de chevaliers, notamment les chevaliers d'or, se posaient des questions sur la nuit précédente et ses implications pour la suite de la Guerre Sainte. Mais celui qui s'interrogeait le plus sur les événements actuels était le Grand Pope. Après avoir congédié Omar et Thérava, il n'était pas parvenu à trouver le sommeil, plongé dans une longue réflexion, qu'il poursuivait encore au lever du soleil :

"Pourquoi...Pourquoi notre ennemi a-t-il agi de la sorte ? Ces soldats n'étaient pas de taille contre les chevaliers sacrés...Et cet homme maîtrisant la foudre...Cet autre personnage armé de boulets d'acier...J'ai un sombre pressentiment sur la tactique que veut adopter le Dieu des Enfers...Malheureusement, je ne sais pas comment agir dans une telle situation..."

"Grand Pope ? M'entendez-vous ?"


Le chef des chevaliers sacrés lâcha avec surprise :

"Athéna ? Que voulez-vous, ma déesse ?"

"Je veux savoir ce que vous avez prévu de faire après la nuit agitée qu'a connue le Sanctuaire..."

"Athéna, je...j'ai beau être le chef de votre chevalerie, je suis quelque peu désemparé...Cet aveu de faiblesse est difficile à révéler, mais c'est le sentiment qui m'envahit en ce moment..."

"Ne perdez pas espoir, Grand Pope. Moi non plus, je ne sais pas quelles sont les motivations et les objectifs actuels de l'Empereur des Ténèbres, mais je garde la tête froide ! Il nous faudra rester prudents si nous voulons avoir une chance de le vaincre, à présent que la Guerre Sainte a commencé !"

"S'il est possible de s'exprimer ainsi, ma déesse, précisa le Pope. Car nous ne sommes pas encore rentrés totalement dans la bataille, à l'inverse de ce qui s'était passé en l'an de grâce 1538..."

"Les Guerres Saintes se ressemblent et diffèrent à la fois, Grand Pope. Chaque fois, moi et les chevaliers de l'espoir avons fait face à un ennemi redoutable, mais à chaque fois les circonstances différaient ! C'est un point important que nous devons tous prendre en compte, Grand Pope !"

"Vous avez raison, ma déesse..."

"Bien. En attendant, restez vigilant, mais essayez quand même de prendre un peu de repos...Vous êtes fort âgé, Grand Pope, une veille permanente pourrait être fatale pour votre santé ! Je n'ai plus rien à vous dire pour le moment, Grand Pope, je communiquerai de nouveau avec vous lorsque les nécessités m'y pousseront !"

La présence de la déesse cessa alors de se manifester. Le Grand Pope inclina sa tête légèrement vers l'avant et commença à somnoler.

************

La maison du Verseau

Christian était sur le pied de guerre depuis près de vingt minutes. Après la nuit passée à veiller en vain la onzième maison du Zodiaque, il avait dormi brièvement, avant de reprendre sa garde. Il scrutait froidement l'horizon, comme il le faisait en permanence depuis qu'il avait gagné l'armure du Verseau, dix ans auparavant, c'était l'un des chevaliers d'or qui avaient le plus d'expérience. Tout à coup, il vit deux silhouettes avancer dans sa direction. L'air méfiant, il regarda devant lui avant de se rendre compte que les deux personnages n'étaient autres que Bosching et Felipe, deux de ses frères d'armes. Il les salua rapidement :

"Comment allez-vous ?"

"Plutôt bien, en tout cas, pour ma part, je vais mieux que l'un de mes disciples." lâcha Felipe.

"Que veux-tu dire ?"

"Hier soir, Arkantos a été blessé dans la bataille qui a opposé des chevaliers aux soldats de l'Empereur des Ténèbres. Des blessures sans gravité, certes, mais réelles. Pour ma part, j'ai monté la garde en permanence devant la maison du Capricorne, mais personne n'est venu l'attaquer."

"C'est la même chose pour moi, ajouta Bosching. Par contre, Omar a fait preuve d'un comportement exemplaire en pétrifiant cinq de nos ennemis !"

"Avec le Bouclier de Méduse ?" demanda le chevalier du Capricorne.

"Exactement ! C'est une arme redoutable, qui fait envie à bon nombre de chevaliers sacrés. Par contre, il a été quelque peu gêné par un de ces naufragés, qui nous quittera demain soir...Le précepteur du jeune homme qui m'avait dérangé dans mon entraînement, si j'ai bien suivi..."

Christian allait répondre, quand il sentit une présence derrière lui. Le chevalier du Verseau se retourna vivement et aperçut Eon des Poissons. Le gardien de la dernière maison du Zodiaque, vêtu de son armure d'or, semblait sombre. Christian haussa les épaules, puis le salua :

"Bonjour, Eon."

"Bonjour à vous tous..."répondit Eon d'un ton mélancolique.

Puis il s'en alla d'un pas nonchalant. Quand il fut hors du champ de vision des trois chevaliers d'or, Felipe souffla à ses deux autres camarades :

"Je l'ai encore entendu pleurer, cette nuit..."

"Comment ça ?"demanda Christian.

"Alors que le Grand Pope avait demandé à me parler après l'attaque du Sanctuaire, j'ai traversé ta maison et celle des Poissons, et j'ai entendu Eon sangloter nerveusement, comme si une douleur secrète le rongeait..."

Bosching soupira avec mépris :

"Pfff...Eh bien, ça va être du joli quand on le verra à l'oeuvre sur le champ de bataille ! Une vraie femmelette !"

"Sois un peu plus clément à son égard, Bosching, conseilla Felipe. Après tout, c'est un chevalier d'or, comme nous autres !"

Le chevalier des Gémeaux rétorqua :

"Il est chevalier d'or parce qu'il porte l'armure des Poissons ! Et c'est tout ! D'ailleurs, depuis qu'il l'a gagnée, voilà plus d'un an, il ne l'a jamais quittée ! Il est certainement conscient de sa faiblesse !"

"De toute façon, la sensibilité n'a jamais été une de tes qualités, Bosching..."reconnut Christian.

Bosching nia :

"Faux. Je sais me montrer sensible. Mais en ces temps-là, il n'en est plus question ! Bon, je vous laisse, je repars vers la maison des Gémeaux...Que les dieux vous soient favorables !"

"A toi aussi, Bosching."répondit simplement le chevalier du Verseau.

************

La demeure des Roligny

Les New Rochelais s'étaient levés tôt et s'étaient rapidement lavés et vêtus. Mais ils n'arboraient pas les mêmes visages. Si les époux Roligny semblaient bien se porter, preuve qu'ils avaient usé de leur nuit de sommeil à bon escient, John, lui, était encore marqué par le cauchemar qu'il avait eu, de sorte qu'il avait été incapable de se rendormir après. D'autant plus que la bataille qui avait eu lieu non loin entre les dix chevaliers affiliés à la protection des colons et les soldats de l'Empereur des Ténèbres n'avait pas arrangé les choses. Quant au révérend Valnoy, il avait encore en tête la vision d'Omar de Persée décapitant les ennemis qu'il avait pétrifiés avec le Bouclier de Méduse, et ne se privait pas de le faire savoir aux parents de John :

"...et, alors que je descendais les escaliers pour faire une leçon de charité chrétienne à ce malotru, j'ai été rembarqué sans ménagement par deux de ses camarades, qui m'ont enfermé dans ma propre chambre! Je savais déjà que les musulmans pratiquant le jihad ne ménageaient pas leurs ennemis, mais quand un des leurs est chevalier de cette déesse, c'est encore pire !"

"Révérend, répondit Etienne Roligny, si ces chevaliers n'avaient pas été là, nous aurions peut-être eu des problèmes et aurions pu risquer nos vies..."

"Peut-être aurait-il mieux valu ! Quand je pense qu'il va nous falloir encore attendre demain pour partir d'ici...D'ailleurs, ce chevalier, Omar de Persée, si ma mémoire est bonne, m'a confié qu'il regrettait que nous ne partions pas aujourd'hui ! Ces gens-là n'ont aucune mansuétude !"

"Ne généralisez pas trop hâtivement, révérend, suggéra Catherine. Certes, pour ce chevalier de Persée, l'on peut déplorer son caractère rustre, mais, pour d'autres, ce n'est pas forcément le cas...J'ai parlé quelques courts instants avec un chevalier...Une femme, je crois bien..."

A cette brève évocation, John trembla, et ce fut une chance pour lui que personne ne s'en rendît compte. Et la suite des propos de sa mère n'arrangea pas les choses:

"Oui, c'est bien ça...Je crois qu'elle s'appelait Emma..."

Le jeune homme trembla de plus belle, des idées noires tapies au fond de son cerveau :

"Emma...Mère, pourquoi me rappelez-vous ce souvenir...Chaque fois que j'entends ce nom, je vois immédiatement son corps nu près du lac...Ce corps que je veux posséder et...Je n'ose le dire à moi-même...Seigneur..."

Quand à Valnoy, il poussa un profond soupir :

"Pfff...Même une femme...Même une femme s'est fourvoyée dans le service de cette déesse païenne...C'est déplorable...Surtout quand je la compare à vous, Catherine, épouse, mère et chrétienne exemplaire !"

"Merci, révérend."sourit timidement la mère de John.

Ce fut alors que le pasteur se tourna vers John :

"Et vous, John, vous avez côtoyé certains de ces chevaliers, et je crois qu'ils ne vous ont pas laissé un bon souvenir..."

Le fils d'Etienne Roligny hésita avant de répondre car, bien qu'il eût vingt ans et fût sur le point de se marier, il ne voulait pas contrarier son précepteur, qu'il connaissait bien et qu'il savait sévère et intransigeant vis-à-vis du respect des Ecritures. Finalement, il prit sa respiration et répondit :

"Pas...Pas tous. Je vous avais parlé du chevalier des Gémeaux, qui fut brusque avec moi hier, mais d'autres furent plus aimables avec moi, comme les chevaliers du Lion et de la Balance...A ce sujet, je me rappelle qu'aujourd'hui, Dohko de Rozan a désormais dix-huit ans ce jour-ci, et j'en ai moi-même maintenant vingt..."

"C'est exact, John, sourit Etienne Roligny. Un grand avenir s'ouvre devant toi, tu le sais ! Tu seras un brillant négociant et un bon époux, je le sais !"

"Et surtout, il sera un élu de Dieu !"précisa Valnoy avec enthousiasme.

Les propos de son précepteur rendirent John morose, mais il s'efforça de ne pas le montrer :

"Un futur élu de Dieu...Si seulement vous saviez, révérend...Tout ce que je souffre depuis hier semble me démontrer qu'il n'en est rien..."

************

Plus bas, juste sous la fenêtre de la pièce où se trouvaient les Roligny et le révérend Valnoy, Omar et Thérava demeuraient debout, conformément aux ordres du Grand Pope. Mais leur discrète surveillance du fils Roligny semblait ne rien donner d'intéressant :

"Cela fait plusieurs minutes que nous demeurons sous cette fenêtre et il ne se passe rien ! J'ai bien du mal à comprendre l'intérêt de la mission que nous a confiée le Grand Pope !"

"Restons patients, Omar. Maître Gautama me disait parfois que les ennuis survenaient au moment le plus inattendu. Maître Gautama étant l'être le plus proche de Dieu, j'aurais bien du mal à douter de ses paroles..."répondit Thérava.

"Les faits sont pourtant là ! rétorqua le chevalier de Persée. Depuis que nous sommes ici, nous n'entendons que des choses banales au possible, pour ne pas dire inintéressantes ! Entre un père admiratif devant son couard de fils, une mère qui se veut discrète au possible, un révérend dont l'angélisme tourne au pathétique...et je ne parle même pas du fils !..."

"Parle moins fort, ils pourraient nous entendre, suggéra le chevalier du Paon. Le Grand Pope nous a recommandé la plus grande discrétion possible pour cette mission..."

"Si on peut appeler ça une mission ! Avec tout le respect que j'ai pour le Grand Pope, je doute fort que cette activité de surveillance nous soit utile pour lutter contre l'Empereur des Ténèbres !"

Omar poussa alors un profond soupir de lassitude, sous les yeux résignés de Thérava, qui ne lui répondit pas.

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Dim 23 Aoû 2009 - 12:10

De leur côté, les Roligny parlaient entre eux, notamment de leur futur départ du Sanctuaire qui les mènerait à Istanbul, puis en Asie Mineure. Un sujet de conversation qui avait eu pour effet de ternir les pensées de John :

"Encore plus d'un jour et je perdrai Emma à jamais...Si j'ose m'exprimer ainsi, car je ne l'ai jamais eue...Pourtant, l'Eternel seul sait que je désire tant la posséder, la caresser, la...la..."

Le mot qu'il se refusait tant à penser finit pourtant par entrer dans son cerveau :

"...la...la pénétrer !...Seigneur...Il ne faut pas que j'aie ces pensées insidieuses...indignes de moi...Cette chair que je veux...Non, il...il faut que je l'oublie...que je ne pense plus qu'à Jeanne, ma promise, et alors..."

"John..."


"AAAAH !!!!!!!"

Le jeune homme poussa ce brutal cri de douleur en se tordant la tête et en tombant à genoux. Affolée, Catherine Roligny accourut vers son fils, qui semblait mal en point :

"John !?...Tu...Tu ne te sens pas bien ?"

Le jeune homme tourna le dos à sa mère l'espace de cinq secondes, avant de se retourner vers elle, puis de se relever lentement en lui disant :

"Ce...Ce n'est rien, mère...Cela va mieux maintenant..."

"John, il me semble que ce n'est pas la première fois que cela t'arrive...Oui...Tu avais déjà eu ce mal de tête hier au soir, alors que nous dînions ensemble..."

"C'est juste, mère...Mais ce mal est parti rapidement...Comme aujourd'hui...Je...Je vais mieux..."

"John, insista Etienne Roligny, si un mal secret te ronge, il faut nous le dire...Il serait fâcheux, et c'est un euphémisme que de dire une telle chose, que nous te perdions..."

"Je n'ai rien." répondit mollement John.

Parallèlement, le jeune homme songeait :

"Oh si, mon père, j'ai un mal secret...Mais je ne puis vous le dire...Je ne puis vous déshonorer, conformément au cinquième commandement divin..."

Puis, plus haut :

"Excusez-moi, mon père, mais...me serait-il possible de prendre l'air ? Cela m'aiderait vraiment..."

Etienne Roligny ne tarda pas à répondre :

"Je te l'accorde, John."

John remercia son père d'un geste de la tête, puis quitta la pièce, sous les regards soucieux de ses parents et du révérend Valnoy. Alors que le jeune homme venait de sortir dehors, il songea :

"Maintenant que j'y songe, cela fait la deuxième fois que cela se produit...Un mal de tête survenu après avoir entendu cette voix, comme je l'avais entendue hier au soir...C'est la même voix qui est venue me parler lors de mon cauchemar...La même voix qui m'a parlé juste avant le naufrage...De qui peut-il bien s'agir ?..."

Le jeune homme fit alors quelques pas, afin de réfléchir dehors sur tout ce qui lui arrivait depuis peu.

************

John regarda le révérend Trevor d'un air distrait, avant de lui dire :

"Je suis donc parti au coeur du Sanctuaire pour réfléchir à propos de toutes ces choses qui m'échappaient...J'étais loin de me douter que ce n'était que la première marche d'un escalier m'amenant vers cette funeste découverte...Le jour de mon vingtième anniversaire, en plus, quelle ironie..."

************

Sous la fenêtre des Roligny, quelques instants avant le départ de John

Omar et Thérava écoutaient la conversation des Roligny avec une grande attention :

"Il...Il a dit que ce n'était pas la première fois que ce mal de tête arrivait à son fils..." lâcha Thérava.

Omar répliqua, l'air dubitatif :

"Et alors ? Ce n'est pas parce que ce jeune homme souffre de maux de tête répétés depuis peu qu'il faut se méfier de lui ! Il est de santé fragile, c'est tout ! Remarque, quand on connaît son caractère craintif, cela ne m'étonne guère ! Et quand bien même il succomberait à une quelconque méningite ou autre fièvre cérébrale, ce ne serait pas une perte !"

"Omar, je t'en prie, prends garde à ce que tu dis !" répliqua Thérava, indigné.

Nullement impressionné, le disciple de Bosching répliqua :

"Pour autant que je sache, ce n'est pas lui qui va nous apporter une quelconque aide pour lutter contre l'Empereur des Ténèbres ! Maître Bosching m'a dit qu'il ne fallait pas prendre attention à ceux qui ne nous seraient d'aucune utilité pour lutter contre le Mal ! Bon, je sais que nous devrons sauver le genre humain, et ce n'est pas rien, mais à quoi bon s'attendrir sur un peureux pareil...?"

Tout à coup, une porte s'ouvrit non loin d'eux et John sortit de la maison, l'air sombre, ce qui n'échappa pas au chevalier de Persée :

"Il n'a pas l'air d'aller bien...Ah, il me semble qu'il va faire une petite promenade dans les alentours du Sanctuaire...Suivons-le !"

"Oui, mais restons prudents, il ne faut pas qu'il se rende compte de notre présence."ajouta Thérava.

Aussi, dès que John s'aventura plus loin de la maison qu'il occupait, les deux chevaliers d'argent se hâtèrent de le suivre discrètement.

************

La maison du Taureau

Shad était devant le seuil de sa maison, les bras croisés. Il adoptait la même position que lors de l'attaque du Sanctuaire, attaque qui ne s'était toutefois pas propagée jusqu'à sa demeure, ce qui l'avait surpris. D'après les propos d'Hérodote, son disciple, tous les chevaliers concernés n'avaient combattu que des soldats de moindre importance, ainsi que deux adversaires mystérieux, dont l'un utilisait d'étranges boulets d'acier. Il réfléchissait encore à la suite des événements quand il sentit une présence derrière lui. Il se retourna vivement et aperçut Vittorio du Cancer et Bosching des Gémeaux, qui le saluèrent :

"Comment te portes-tu, Shad ?"

"Je vais bien, merci...Qu'est-ce qui vous a poussés à me rendre visite ?"

"Peu de chose, répondit le chevalier du Cancer. Est-ce que tes disciples ont été concernés par la bataille de la nuit dernière ?"

"Hérodote a combattu, mais pas Boniface. Et pour vous, qu'en a-t-il été ?"

"Eh bien, ce fut la même chose pour moi, avoua Vittorio ; Damien a lutté brièvement contre certains de ces ennemis, mais ni Nessos, ni Zacharius n'ont eu à combattre !"

"Seul Omar a lutté..." répondit Bosching à son tour.

Il y eut un silence, puis le chevalier des Gémeaux reprit, quelque peu agacé :

"Je ne comprends pas ce qui se trame ! La Guerre Sainte était censée débuter hier soir ! Si seulement tu n'avais pas joué aussi mal les devins, Vittorio, dit-il à son frère d'armes, nous n'en serions pas là !"

"Calme-toi, Bosching, dit Shad. Vittorio n'a eu qu'un mauvais pressentiment...Je m'inquiète autant que toi au sujet de la suite des évènements, mais je sais rester calme !"

"Comme si cela allait de soi ! En revenant de la maison du Verseau, j'ai senti une tension palpable dans toutes les maisons que j'ai traversées ! Tous les chevaliers d'or sont plus ou moins inquiets, des rumeurs prétendent déjà que le Grand Pope est soucieux, lui aussi..."

"Je comprends ton malaise, Bosching, fit Vittorio. Mais s'énerver ne mènera à rien de bon, au combat comme au temps des trêves !"

Le chevalier des Gémeaux soupira :

"Peut-être dis-tu vrai...Mais la situation est telle qu'il nous est difficile de rester calmes...Et pourtant, il nous faudra l'être ! Souvenez-vous d'hier soir, lorsque le Grand Pope a sermonné Daniel..."

"En effet, approuva le chevalier du Taureau. Sans parler de la réprimande infligée à Eon..."

"Parlons-en, justement ! répliqua Bosching avec un sourire narquois. D'après ce que Felipe m'a dit, il a encore pleuré hier soir dans sa chambre ! Vous dites de moi que je m'inquiète, mais je suis tout à fait détendu par rapport à lui !"

Les deux autres chevaliers d'or sourirent, puis Vittorio dit :

"Bon...excuse-moi, mais il me faut retourner à mon temple..."

"Très bien...Alors, à bientôt !"sourit Shad.

Bosching quitta également la maison du Taureau, mais salua ses frères d'armes de façon moins démonstrative.

************

John

Je ne suis pas au bout de mes peines...Vingt ans aujourd'hui et j'ai l'impression que ma vie est déjà gâchée...L'on m'a souvent dit dans mon enfance que la réussite professionnelle et un comportement moral exemplaire étaient des signes de l'élection divine...Et sur ce dernier point, je suis loin d'être irréprochable...Et cette souffrance que je ressens, ce cauchemar...ces maux de tête incompréhensibles...Seraient-ce là des signes de ma destinée ? Des signes m'indiquant que je ne suis pas voué à la vie éternelle ?...Tout contribue à me le faire croire...Mes pensées sont devenues plus directes...plus charnelles...plus crues...Jusque là, il m'était arrivé de penser que je voulais posséder Emma, mais je n'avais encore jamais songé que je voulais la...la...la pénétrer !...Et je viens de nouveau d'y penser...Le jour de mon vingtième anniversaire risque d'être l'un des plus mauvais jours qu'il me faudra vivre...

************

Quelques dizaines de mètres derrière John, Omar et Thérava marchaient discrètement, surveillant attentivement le fils d'Etienne Roligny. Le chevalier du Paon demanda à son camarade :

"Alors, que fait-il ?"

"Il me semble tourmenté, je ne sais pour quelle raison...Il erre comme une âme en peine !...Rien de bien intéressant..."

Le chevalier de Persée s'interrompit subitement, avant de reprendre :

"Attends, Thérava !...Il me semble que quelqu'un vient dans sa direction !...Je la reconnais !"

Au même moment, John venait de s'arrêter et était cloué sur place. C'étaient son tourment, son désir, sa douleur et son péché potentiel qui venaient vers lui. Quatre phénomènes regroupés en une seule personne : Emma, chevalier de bronze de la Colombe. La jeune fille portait son masque, comme d'habitude, mais le jeune homme ne voyait que son visage d'ange. La disciple de Cristobal passa le bonjour au fils d'Etienne Roligny :

"Bonjour, John. Allez-vous mieux depuis la nuit dernière ?"

Des rougeurs apparurent sur le visage du jeune homme, qui répondit d'une voix faible et balbutiante :

"Oui...Je...Je vais mieux...Emma...Je voudrais vous remercier pour votre réconfort de la nuit passée..."

"Ne me remerciez pas, John, lui dit-elle de sa voix la plus douce qui fût. Je n'ai fait que mon devoir de chevalier..."



Non loin de là, Omar et Thérava surveillaient attentivement la conversation entre les deux jeunes gens :

"Regarde ça, Thérava ! Regarde comment elle minaude ! Si j'avais eu l'honneur d'être son mentor, crois-moi que je lui aurais fait passer l'envie de se comporter de la sorte !"

"Omar, répliqua le chevalier du Paon, nous ne sommes pas là pour juger le comportement de ce chevalier de bronze, mais pour surveiller ce jeune homme...A propos, tu n'as rien remarqué chez lui ?"

"Quoi donc ?"

"Ce John semble mal à l'aise, je dirais même qu'il est troublé face à cette femme chevalier...J'ignore si c'est l'entraînement de maître Gautama qui me permet de tirer ces conclusions, mais je crois qu'il refoule un désir secret pour elle..."

"Et alors? Ce n'est pas parce qu'il est gêné face à Emma qu'il faut en déduire automatiquement qu'il va nous être nuisible, comme le Grand Pope semble le suggérer!"

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Re: La Confession (fanfiction Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque en VF))

Message  Johnny le Dim 23 Aoû 2009 - 12:14

Au même moment, John et le chevalier de la Colombe continuaient à parler. Ils le faisaient facilement, car Emma venait du royaume d'Angleterre, un pays que John connaissait bien et dont il habitait l'une des colonies. Le fils d'Etienne Roligny demanda à celle qu'il désirait en secret :

"Que s'est-il...s'est-il passé dans votre vie pour que vous deveniez chevalier sacré, Emma ?"

"Voyez-vous, dit-elle de sa douce voix, mes parents voyageaient avec moi en Grèce quand ils ont été agressés et mortellement blessés par des bandits. Par chance, des gardes du Sanctuaire passaient par là et ils les ont mis en fuite...Malheureusement, il ne pouvaient plus rien faire pour mes parents, qui m'ont alors confiée à eux...Je n'avais que quatre ans à l'époque (La jeune fille baissa la tête)...Les gardes qui étaient intervenus m'ont ensuite présentée au Grand Pope, qui a consenti à me garder au Sanctuaire, à conditon que je devienne chevalier sacré...J'ai accepté, et, à mon dixième anniversaire, Cristobal du Toucan, jeune chevalier d'argent, devint mon maître...Cela fait plusieurs mois que j'ai gagné mon armure..."

John sourit timidement, puis posa une main sur l'épaule de la jeune fille, qu'il fit mine de caresser :

"Je suis désolé pour vos parents, Emma (Que sa peau est douce...). J'espère que vous êtes fière d'être devenue chevalier sacré dans ce monde qui semble plus favorable aux hommes (Plus je touche sa peau et plus l'envie me prend de l'embrasser...)..."

"J'en suis fière en effet...Je suis fière de pouvoir servir une déesse aussi généreuse qu'Athéna et un homme aussi respectable que le Grand Pope. Chaque jour, cela me pousse à dépasser mes limites, pour être digne de mon statut de chevalier sacré, bien que je sois une femme et un simple chevalier de bronze !"

Le jeune homme répondit en souriant :

"Je sais que vous en serez digne, Emma...Vous êtes une jeune fille fort aimable et humaine (et au corps de rêve...)...Vous l'avez d'ailleurs démontré hier soir, en prenant soin de moi..."

"Je vous l'ai dit ; je n'ai fait que mon devoir...Un devoir d'autant plus appréciable que vous me semblez fort aimable, John...Vous êtes différent de bien des jeunes gens de votre âge..."

Rougissant de plaisir, John répondit :

"Vous avez raison. Je suis quelqu'un de plutôt réservé, je tâche en permanence de me montrer bon envers mon prochain et j'abhorre toute forme de violence, d'autant plus que mes ancêtres l'ont subie, que ce soit lors des Guerres de Religion, du Grand Siège de La Rochelle ou de la Révocation de l'Edit de Nantes...Mais désormais, ma famille et moi pouvons vivre selon notre foi à New Rochelle, ce qui ne nous empêche point d'apprécier l'hospitalité du Sanctuaire...bien que nous devrons le quitter dès demain..."

Emma lui demanda à ce sujet :

"Cela ne vous chagrine-t-il pas ?"

Cette fois-ci, le jeune homme sentit le trouble monter en lui :

"Non...Nullement...Je...Je suis heureux de...de partir suivre...les...les traces de...de mon père et...épouser ma promise (Cruelle réalité...)..."

"Votre promise ?"fit Emma, étonnée.

"Oui...Je...Je dois épouser...Jeanne...Jeanne Guilbret (Si seulement vous saviez...), fille d'un négociant en meubles de...New Rochelle..."

Emma demanda alors au jeune homme :

"John, vous n'allez pas bien ?...Et...Et pourquoi caressez-vous de plus en plus frénétiquement mon épaule ?"

Le fils d'Etienne Roligny, dans son désarroi, ne s'était pas aperçu qu'il touchait de plus en plus vite la peau du chevalier de la Colombe. Mais la question qu'Emma lui posa ne fit que rendre son trouble encore plus grand, ce qui le poussa à se défiler :

"Pour rien...Excusez-moi, Emma, mais...mais je dois prendre congé de vous !...Que Dieu vous protège ! Au revoir !"

"John ! Mais attendez !..."

Mais les supplications de la jeune Anglaise furent vaines ; le jeune homme s'était enfui loin d'elle tout en songeant :

"Mon Dieu, il me semble que je suis en train de perdre la raison !...Il me faut m'éloigner d'Emma, sinon, je...je crois que je vais devenir complètement fou!"

John courut alors de plus belle, se prenant la tête entre les mains, tant ses sens semblaient échapper à son propre contrôle.

************

S'efforçant de soutenir le regard sévère du révérend Trevor, John lui dit :

"Je...Je ne savais plus ce que je faisais, révérend...Si...Si elle ne m'avait pas posé cette question, il aurait été fort possible que je l'eusse embrassée, puis possédée au beau milieu du Sanctuaire !!"

Le pasteur fronça les sourcils, ce à quoi le jeune homme répondit :

"Je comprends votre mécontentement, révérend...Mais je préfère vous avertir : tout cela n'était rien comparé à ce qui m'attendait à la fin de cette journée..."

************

Alors qu'Emma se posait des questions sur le comportement de John, plus loin, Omar et Thérava restaient perplexes :

"Mais qu'est-il donc passé par la tête de ce jeune homme ?"

"Ce que je te suggérais tout à l'heure, Omar, il me semble complètement perdu et refoule fort probablement des désirs inavouables !"

"Mais quels genres de désirs ? Si cela concerne Emma, autant te le dire : si jamais il éprouvait quelque chose pour elle, il ferait mieux d'y renoncer, étant donné qu'il va débarrasser le plancher demain soir !"

"En effet..."

Puis le chevalier du Paon poursuivit :

"Si l'on ajoute à ça qu'il est fort croyant, l'on peut comprendre pourquoi il semble si perturbé...En attendant, continuons à le surveiller, pour y voir plus clair..."

Les deux chevaliers d'argent partirent alors à la recherche de John, tout en s'efforçant de ne pas croiser le chevalier de la Colombe.

************

La Giudecca

L'homme en noir venait de pénétrer dans la grande salle sombre, juste en face de l'escalier menant aux tentures rouges derrière lesquelles se dissimulait l'Empereur des Ténèbres. Il s'agenouilla devant son supérieur invisible et s'annonça :

"Me voici à votre disposition, votre majesté. Que puis-je pour vous ?"

"Mes ordres ont-ils été appliqués comme je le souhaitais ?"

"Ils l'ont été à la lettre, majesté. Cependant, le retour dans le Royaume des Ténèbres a suscité bon nombre de questions de la part des trois Juges des Enfers..."

"Que t'ont-ils demandé ?"

"Eh bien, les questions les plus nombreuses sont venues de Minos du Griffon, qui m'a demandé pourquoi j'étais parti au Sanctuaire accompagné du spectre de l'étoile terrestre tricéphale et d'une centaine de sentinelles, et non pas de plusieurs spectres, comme plus de deux siècles auparavant, d'autant qu'il n'y eut guère de survivants à cette offensive..."

"Je conçois fort bien que les Juges des Enfers se posent tant de questions...Mais, qu'ils n'aient crainte, le sacrifice de ces simples sentinelles n'a pas été vain !"

Il y eut un bref silence dans la Giudecca, puis l'âme damnée de l'Empereur des Ténèbres demanda à son supérieur :

"Votre majesté, veuillez me pardonner cette question osée, mais que voulez-vous dire par là ?"

"Ma nature divine me permet de percevoir ce qui se passe au Sanctuaire...Les chevaliers d'Athéna sont plus ou moins nerveux, le Grand Pope, leur maître, est déboussolé, ils ne savent quoi faire...L'avantage qu'ils ont remporté sur le terrain s'est avéré illusoire...Je continue à mener le jeu, et demain sera l'occasion de maintenir l'avantage sur le Sanctuaire et de leur porter un coup fatidique, sans pour autant l'attaquer !"

"Sans attaquer le Sanctuaire ? Votre majesté, je...veuillez encore excuser mon audace, mais que voulez-vous dire ?"

"Tu seras fixé demain, ne t'en fais pas..."

L'Empereur des Ténèbres se tut de nouveau, puis reprit :

"Je voudrais te parler d'une dernière chose...Tu as bien appris qu'"il" se trouvait là-bas ?"

"C'est la vérité, votre majesté. J'ai été quelque peu surpris par cette nouvelle, y décelant une certaine pointe d'ironie, mais les faits sont bien là !"

"L'ironie du sort est souvent une pièce maîtresse dans la stratégie à mener contre l'adversaire..."

"Sûrement...Votre majesté, si vraiment il se trouve là-bas, pourquoi ne pas aller l'y chercher ?"

"Tu n'auras guère à faire d'efforts...Je sens qu'il est fort perturbé, qu'il ne sait plus où il en est...Son déboussolement nous sera profitable : il viendra à nous, de lui-même, qu'il le veuille ou non !"

Sous son manteau, l'homme en noir esquissa un haussement de sourcils, avant de demander à l'Empereur des Ténèbres :

"Qu'est-ce qui vous rend si sûr de cela, votre majesté ?"

La réponse ne se fit guère attendre :

"Je te l'ai dit la veille : nul n'échappe à son destin, surtout s'il est décidé par Dieu lui-même !"

************

Le royaume de Skygard

Harald observait sa patrie enneigée, l'air soucieux. La veille au soir, il avait entendu les devins royaux, qui semblaient en transe. Certes, peu avant, le roi Norst lui avait montré l'étoile polaire qui bougeait devant eux, jusqu'à atteindre un angle zéro par rapport à l'axe terrestre, avant de lui dire :

"Voilà, Harald. Maintenant que l'angle de l'étoile polaire est de zéro, le Mal va se réveiller et les jours de Skygard seront comptés..."

Puis, il était rentré dans son palais, l'air résigné. Mais le plus fidèle serviteur du souverain de Skygard refusait toujours d'admettre la destruction de sa patrie, malgré le ton résolu de Norst, malgré l'histoire de la malédiction lancée par l'Empereur des Ténèbres sur Skygard, 205 ans auparavant...La jeunesse du guerrier devait y être pour quelque chose.

Ce fut alors qu'un homme âgé d'environ quarante ans, aux longs cheveux châtains, parvint dehors. C'était Rasling, le chancelier du roi, qui venait à la rencontre d'Harald :

"Harald ?"

Le jeune guerrier se retourna, puis s'agenouilla devant le chancelier en lui demandant :

"Que puis-je faire pour vous, votre Excellence ?"

"Le roi demande à vous voir. Suivez-moi..."

Sans se poser la moindre question, Harald suivit le chancelier jusqu'à la salle du trône où siégeait Norst 1er. Les deux hommes se prosternèrent presque immédiatement devant le vieux souverain de Skygard, puis Harald lui demanda :

"Votre majesté, pourquoi m'avoir demandé ?"

Le roi lui répondit tout de go :

"L'heure est grave, Harald. Les devins royaux me l'ont dit hier soir..."

"Pourriez-vous être plus précis, Altesse ?"

Il y eut un silence long de plusieurs dizaines de secondes, marqué par le regard tendu de Norst, la mine inquiète de Rasling et les yeux intrigués d'Harald, silence qui fut finalement rompu par la voix du roi :

"Demain, Skygard sera attaqué."

Le guerrier leva la tête, comme s'il avait été frappé dans le bas du dos :

"Que...Que venez-vous de dire, Altesse ?"

"Tu m'as bien compris, insista Norst d'un ton solennel. Demain, à une heure indéterminée, les forces de l'Empereur des Ténèbres viendront assaillir le royaume de Skygard, conformément à la malédiction lancée il y a 205 ans..."

Norst se tut de nouveau, avant de s'adresser cette fois-ci à son chancelier :

"Rasling, relève-toi et viens à mes côtés, s'il te plaît..."

Une fois que le chancelier se fut installé à la droite de son souverain, celui-ci lui laissa la parole :

"Harald, tu l'as entendu, Skygard touche à sa fin. La contrée, les hommes, les femmes, les enfants, les bêtes...L'Empereur des Ténèbres ne fera preuve d'aucune mansuétude envers ce peuple dont l'un des souverains a commis l'erreur de maudire un dieu."

"Et...qu'allons-nous faire ?" demanda Harald.

"Rien."

Le guerrier trembla sur ses genoux, avant de balbutier :

"Mais...Mais votre Altesse, avec tout le respect qui vous est dû, c'est...c'est insensé...!"

"Harald !"

La voix forte de Norst contraignit le jeune homme à baisser la tête. Le souverain reprit la parole :

"Nous sommes condamnés, Harald. L'on ne peut rien contre la volonté d'un dieu, aussi maléfique soit-il. Demain, à l'aube, nous ferons la seule chose qui nous reste à faire devant une telle fatalité..."

La gorge serrée, Harald voulut de nouveau protester, mais Rasling l'enjoignit de se taire :

"Je vous conseille de vous taire, Harald. Vous savez ce qu'il en coûte de s'opposer à la volonté royale..."

"Votre Altesse, n'y a-t-il rien qui vous retienne à la vie ?"

Contre toute attente, la question posée à Norst suscita un grand émoi chez le roi, qui se mit à trembler sur son trône, bien que la température ambiante du palais fût plus chaleureuse que celle du dehors. La voix tremblante, le souverain de Skygard donna l'ordre suivant à son guerrier :

"Re...Retire-toi, Harald. Ma décision est prise, il faudra t'y conformer..."

Ne voulant plus discuter, Harald se retira en saluant brièvement Norst et Rasling de la tête, avant de quitter la salle du trône. Quand les deux hommes furent seuls, Rasling regarda le visage de son roi, sur lequel coulaient des larmes, et soupira :

"Il aurait peut-être mieux valu qu'Harald se taise...Si seulement il savait quels démons il a réveillés en vous, votre Altesse..."

Norst voulut approuver verbalement les propos de son chancelier, mais son émotion trop grande l'en empêcha.

Johnny
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