Vénus erotica

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Un livre au pouvoir érotique :

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Vénus erotica

Message  Kashima le Jeu 4 Aoû 2011 - 10:21

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Dans la préface, Anaïs Nin raconte comment elle en est venue à écrire des nouvelles érotiques. Un vieux collectionneur a commandé des histoires érotiques à Henry Miller, ami d'Anaïs Nin. Ce collectionneur achète des textes pour un de ses riches clients (dit-il), bien qu'Henry et Anaïs le soupçonnent de les garder pour lui et d'avoir inventé ce mécène comme prétexte.
Par besoin d'argent, Henry, Anaïs et d'autres poètes se mettent à écrire ce qui est demandé. La préface est intéressante car elle montre la conception qu'a Anaïs Nin de la littérature et comment est perçue, dans l'Amérique des années 40, ce genre. Elle écrit que la France a "une tradition de littérature érotique en style élégant, écrite par les meilleurs auteurs." Ce qu'elle lit dans ce domaine dans son pays est "mal écrit, bâclé". Cette littérature, en Amérique, est de seconde zone et a une vocation utilitaire : l'excitation sans fioriture.

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Delta of Venus, Bob Carlos Clark

L'acheteur veut qu'ils aillent à l'essentiel : le sexe. Voici ce qu'il dit à plusieurs reprises après lecture des manuscrits :
"C'est très bien. Mais laissez tomber la poésie et les descriptions autres que celles du sexe. Concentrez-vous sur le sexe."
"Moins de poésie. Soyez précise."
"Insistez sur le sexe. Laissez tomber la poésie."


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Malgré tous ces avertissements, par frustration de ne pouvoir exercer leur talent littéraire, Anaïs Nin et ses comparses en arrivent au résultat contraire, comme si le fait de les priver de ce qui leur est naturel les faisait se surpasser :
"Comme nous devions supprimer la poésie, les envolées lyriques, et étions condamnés à nous concentrer seulement sur la sensualité, nous avions de violentes explosions de poésie. Ecrire de l'érotisme devenait un chemin vers la sainteté plutôt que vers la débauche."

Ne pas pouvoir écrire ensemble les sentiments et la sexualité met Anaïs Nin en colère. Elle en vient à lui écrire une lettre qui commence ainsi :
"Nous vous détestons. Le sexe perd tout son pouvoir et toute sa magie lorsqu'il devient explicite, abusif, lorsqu'il devient mécaniquement obsessionnel. C'est parfaitement ennuyeux." Elle lui montre combien il se trompe en voulant isoler le sexe du reste, pour finir sur ces mots:
"Seul le battement à l'unisson du sexe et du cœur peut créer l'extase."

Le langage de la sensualité et de la sexualité existe-il? Anaïs Nin répond que "le langage du sexe reste à inventer", que "le langage des sens demeure encore inexploré."

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Anaïs Nin est connue pour avoir publié ses journaux intimes. Vénus Erotica (appelé aussi Delta de Vénus) a été écrit, comme on l'a compris, à des fins financières, bien que ces nouvelles permettent à Anaïs Nin d'emprunter un chemin peu réservé aux femmes. Sa préface se veut aussi une réflexion sur l'écriture féminine de l'érotisme. Pour elle, l'écriture érotique est différente selon le sexe de l'auteur :
"J'ai finalement décidé de publier ces textes érotiques, parce qu'ils représentent les efforts premiers d'une femme pour parler d'un domaine qui avait été jusqu'alors réservé aux hommes."

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Place aux nouvelles...


Dernière édition par Kashima le Jeu 4 Aoû 2011 - 11:55, édité 2 fois

Kashima
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Nouvelles érotiques d'Anaïs Nin

Message  Kashima le Jeu 4 Aoû 2011 - 10:22

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Je propose, ci-dessous, de résumer le sujet de chacune des nouvelles en précisant celles que j'ai préférées.

L'aventurier hongrois

C'est la nouvelle qui ouvre le recueil et qui m'a le plus plu pour l'instant. Un homme, d'une grande beauté, aime le sexe et ne peut vivre de longues aventures avec les femmes. Un jour, il s'éprend d'une danseuse brésilienne, se fait "presque prendre au piège de l'amour" :

"Lorsqu'il se rendit dans les coulisses pour la voir, elle était en train de se préparer pour la scène au milieu d'une profusion de fleurs; et, pour le délice de ses admirateurs assis autour d'elle, elle était, à ce moment précis, occupée à passer du rouge à lèvres sur son sexe, ne permettant évidemment à personne d'esquisser le moindre geste d'approche." (21)

Ce qui fait le succès de son numéro :

"Si on le lui demandait, elle s'agenouillait devant un homme, déboutonnait son pantalon, sortait délicatement son pénis de ses mains couvertes de bijoux, et avec une précision dans le geste, une habileté, une subtilité rares, le suçait jusqu'à la satisfaction."
(22)

L'union de la danseuse et du Baron (car c'est ainsi qu'on le surnomme) dure plus longtemps que ses autres mais se termine après quelques années. Toujours dans l'excitation sexuelle, il cherche des moyens plus puissants de le faire jouir. C'est ainsi que la nouvelle bascule peu à peu dans un ambiance malsaine qui fait tout son charme.

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Mathilde


Mathilde est chapelière à Paris. Elle part un jour pour Lima (Pérou) faire mannequin, mais se retrouve très vite dans la prostitution, elle qui rêvait qu'on la séduise avant l'acte sexuel. Dans un boudoir où tout le monde fume de l'opium, elle fait la connaissance d'Antonio. Cet homme a une particularité. Avec sa maîtresse, il se comporte ainsi:

"Au début, il ne pouvait faire l'amour qu'à ses seins. Ils le hantaient, l'obsédaient. Lorsqu'il glissait son pénis dans sa bouche, ils semblaient se dresser avec avidité vers lui, alors il se calait entre eux, en s'aidant de sa main. (...) Éveillée par ses caresses, ses jambes tremblaient, son sexe s'ouvrait, mais il n'y prêtait aucune attention."

Mais au bordel, avec Mathilde, il ne refuse pas d'agir autrement :

"Il se pencha sur elle comme un chat géant et la pénétra. Il donna à Mathilde ce qu'il ne voulait pas donner à sa maîtresse. (..) Il souleva ses fesses et la prit de nouveau, sans s'arrêter. Son pénis semblait fait d'acier. Il était long et mince et il le remuait dans toutes les directions avec une agilité qu'elle n'avait jamais connue." (42)

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Où va mener cette rencontre et la différence de traitement sexuel entre es deux femmes...?


L'internat

Courte nouvelle dans laquelle on trouve des Jésuites et de jeunes garçons.


L'anneau

Une Péruvienne et un Indien tombent amoureux et veulent se marier contre l'avis de la famille. L'Indien pose un anneau sur son sexe, ce qui lui évitera de céder avant le mariage :

"Alors, il prit la main de la jeune fille et la plaça entre ses jambes, à un endroit précis. Les doigts de la jeune femme sentirent d'abord son pénis, puis il les guida jusqu'à ce qu'ils rencontrent l'anneau qu'il avait enfilé sur son sexe. Au contact de ces doigts, le membre se raidit et le jeune homme cria parce que l'anneau le serrait trop fort." (52)

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Majorque

On nous raconte l'histoire d'une jeune fille de Majorque qui une nuit, sur la grève, entend une voix qui l'invite à se baigner avec elle.

"Evelyn nageait au-dessous d'elle et la touchait en s'amusant, plongeant entre ses jambes. Evelyn écartait alors ses jambes pour que son amie puisse à son tour plonger au milieu et réapparaître de l'autre côté. (...) Elle sentit soudain Evelyn l'enlacer par-derrière, collant son corps contre le sien." (59)

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Artistes et modèles


Une femme pose pour un peintre, Millard, qui lui raconte, tandis qu'il peint, des histoires érotiques. Parmi elles, l'histoire de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], l'hermaphrodite, qui ne pouvait ni aimer les hommes, ni aimer les femmes :

"Je les désire, mais je souffre vraiment de ne pas pouvoir leur faire l'amour comme un homme. Et lorsqu'elles me traitent en lesbienne, je ne suis pas comblée. Je ne suis pas du tout attirée par les hommes." (74)

Le modèle, narratrice de l'histoire, est encore vierge. Un jour, elle rencontre John qui la séduit par sa voix :

"Il me sembla que sa voix m'avait ouverte, avait ouvert mon corps tout entier pour lui offrir. Il le sentit et fut étonné de rencontrer une résistance en entrant en moi. (...) J'ai senti la déchirure et une légère douleur, mais la chaleur fit évanouir cette peine, la chaleur de sa voix qui me disait à l'oreille : "Me veux-tu aussi fort que je te veux?" Son plaisir le faisait gémir. Le poids de son corps contre le mien fit disparaître la douleur. Je ressentais la joie d'être ouverte." (86)

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Mais John est marié, et la narratrice est vouée à l'attendre, surtout qu'il ne souhaite plus qu'elle fasse modèle. Elle reprend cependant ses activités, mais désormais ouverte à la sexualité...


Lilith

L'histoire commence ainsi :

"Lilith était frigide, et son mari s'en doutait, malgré sa comédie, ce qui provoqua l'aventure qui va suivre." (97)


Marianne

La narratrice s'apparente à Anaïs Nin puisqu'elle rédige des nouvelles érotiques pour un collectionneur. Elle fait taper ses textes par une jeune femme, Marianne, qui un jour confesse une histoire qui lui est arrivée : en peignant un modèle, elle s'est rendu compte qu'il avait une érection, mais jamais il n'a essayé quoi que ce soit avec la jeune femme. Intriguée, un jour, elle s'approche:

""Qu'il est beau!" Il en fut visiblement ému. Son sexe devint encore plus fier de plaisir. Elle se rapprocha encore - il touchait presque sa bouche - mais, de nouveau, elle se contenta de dire : "Qu'il est beau!" Comme il ne bougeait pas, elle se rapprocha encore, ouvrit doucement ses lèvres, et délicatement, très délicatement, elle passa sa langue sur le gland. Il resta immobile. (...) Elle le léchait doucement, avec la délicatesse d'un chat, puis elle en prenait une partie dans sa bouche et refermait ses lèvres." (115)

Cette nouvelle montrera le comportement insolite de ce jeune homme passif.


La femme voilée

Une mystérieuse femme ne souhaite faire l'amour qu'avec des inconnus... Une histoire de voyeurisme.

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Pour l'instant, je recommande L'aventurier hongrois, Lilith et La femme voilée.

A suivre...


Dernière édition par Kashima le Dim 7 Aoû 2011 - 9:08, édité 2 fois

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Elena

Message  Kashima le Ven 5 Aoû 2011 - 11:26

Elena pourrait être un roman par sa longueur (une centaine de pages) et par l'action qui n'est pas unique - d'autant que dans la nouvelle qui suit, Le Basque et Bijou, on retrouve ce personnage.
De quoi s'agit-il? Elena a rencontré Pierre en Suisse et vit une passion physique avec lui, mais un jour, il l'abandonne, prétextant que son travail l'appelle. Ils se retrouvent à Paris et reprennent leur relation. Dans cette histoire s'en imbriquent d'autres : Elena, par exemple, se sent attirée par Leila, résiste un temps puis lui cède :

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Une scène annonciatrice de la nouvelle suivante est celle où elle imagine la prostituée Bijou avec son amant. Cela la conduit à se retrouver avec elle et Leila dans une torride scène de sexe qui se termine par un triple orgasme :

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Ensuite, ce sera Jean, par sa timidité, qui l'attire... Mais elle retourne toujours dans les bras de Pierre...


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Le Basque et Bijou

Message  Kashima le Ven 5 Aoû 2011 - 11:45

Le Basque visite régulièrement une maison close dans laquelle il donne rendez-vous à Viviane.
C'est une des nouvelles les plus excitantes par certaines scènes qui y sont relatées :

- celle où l'homme vient retrouver la prostituée épuisée par les autres étreintes :

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- celle où le Basque, regardant par la vitre, voit Bijou et Viviane en train de se mettre en scène pour exciter un couple de voyeurs. Le Basque les rejoint et la scène de sexe qui suit est intense, et c'est là qu'il s'éprend de Bijou :

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Le Basque, après cette scène, sort Bijou du tripot et la garde pour lui, chez lui. Il aime la montrer à ses amis, mais il la pousse toujours aux limites de l'excitation sans la soulager, ce qui pousse Bijou à aller voir ailleurs. Elle fait la rencontre d'un marabout noir, troisième scène excitante, où elle retrouve Leila et Elena, rencontrées dans la nouvelle précédente :

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Le Basque va-t-il se fatiguer de Bijou? Va-t-elle elle-même s'émanciper?...
A la fin de la nouvelle, le fétichisme du Basque est raconté.

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Pierre

Message  Kashima le Sam 6 Aoû 2011 - 11:40

Pierre, on l'a rencontré dans la nouvelle Elena. C'est cet amant rencontré en Suisse.
Dans sa jeunesse, il connut deux éléments érotiques fondateurs :
- d'avoir fait l'amour à une noyée fraîchement repêchée (scène de nécrophilie)
"Il essaya de se hâter de jouir, mais n'y parvint pas. Il n'avait jamais pris une femme aussi longtemps. La fraîcheur et l'humidité du vagin, cette passivité, prolongeaient son plaisir." (291)

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- d'avoir eu une relation avec une amie de sa mère quand il avait 17 ans, et d'avoir été excité par l'idée qu'elle s'était fait violer par des soldats dans sa jeunesse.

On apprend sur Pierre qu'il est marié, avant de rencontrer sa maîtresse Elena, à une femme, Sylvia, a qui on a interdit toute relation sexuelle à cause de sa maladie. Il décide, avec elle, d'adopter deux enfants de seize ans, Martha et John. Martha, c'est la sensuelle ; John, le contraire, celui qui aurait dans l'idée de se faire moine pour échapper à la chair. Des relations érotiques vont se tisser entre les personnages...

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Manuel, Linda, Marcel

Message  Kashima le Dim 7 Aoû 2011 - 8:16

Les trois dernières nouvelles racontent l'exhibitionnisme de Manuel, comment Maria, pendant dix jours d'absence de son mari, se livre à une orgie dans les bois et connaît l'extase, enfin la vie amoureuse d'une narratrice partagée entre trois amants.

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On peut parfois regretter que ce soit un peu décousu (on sent que ce qui compte pour l'auteur est surtout de satisfaire les désirs du commanditaire).
Malgré des scènes entre femmes (très peu entre hommes, il faut que ce soit un prêtre avec un jeune garçon ou un père avec son fils), le livre est très hétérocentriste : la femme est celle qui se fait prendre, poignarder, la lesbienne n'est pas totalement assouvie. Bien qu'Anaïs Nin dise dans sa préface écrire comme une femme le sexe elle l'écrit comme l'aurait fait un homme, à mon avis. Je n'y ai pas vu une grande différence. C'est juste le point de vue qui change, mais le fond reste le même. La soumission est intégrée. Les femmes, sous des dehors de légèreté, ne sont pas si libres que cela et restent toujours sous l'emprise du sexe mâle.

En définitive, je retiens :
L'aventurier hongrois
Lilith
La femme voilée
Le Basque et Bijou (même si elle est assez mal construite).


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Les petits oiseaux, Anaïs Nin

Message  Kashima le Sam 4 Oct 2014 - 19:13

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Ce recueil de nouvelles est la suite de Vénus Erotica. Il a été publié en 1979.
Il tire son nom de la première nouvelle où un jeune peintre, Manuel, emménage dans un endroit qui donne sur la cour d'une école. Afin d'attirer les jeunes filles, Manuel dépense l'argent du ménage pour acheter des cages et des oiseaux...
Beaucoup des personnages de ce recueil sont des modèles ou des peintres. On lit avec plaisir ces histoires dont l'érotisme n'est pas vulgaire. On retrouve la prostituée Bijou, par exemple. Même si la plupart des relations sont hétérosexuelles, Anaïs Nin laisse aussi planer un érotisme lesbien. La nouvelle Mandra raconte comment une jeune femme est attirée par une autre qui semble étrangère au plaisir et qui la cherche pourtant jusqu'à se laisser faire en écartant légèrement les jambes pour que Mandra la caresse et la prenne avec sa bouche.

Extrait d'Un Modèle, où une femme ne sait pas encore par quel amant elle se laissera prendre :

“Vous, par exemple, avec votre air de vierge, (…) je suis sûr que même votre voix change - j’ai déjà observé de telles transformations. Il y a des voix de femmes, qui résonnent comme des poèmes, comme des échos venus d’ailleurs. Puis elles changent. Les yeux changent aussi. Je crois que toutes ces légendes sur ces gens qui, la nuit, se transforment en animaux - comme les histoires du loup-garou, par exemple - ont été inventées par des hommes qui ont vu les femmes se transformer la nuit, qui ont vu ces créatures idéalisées, objets de toutes les vénérations, devenir de véritables bêtes - et ils ont dû croire qu’elles étaient possédées.”

Anaïs Nin disait ceci de se recueil :

« J'ai voulu réunir l'érotisme et les sentiments, qu'ils soient d'amour tendre ou de violence. J'ai voulu aussi montrer comment les mêmes gestes, les mêmes mots, peuvent être tour à tour triviaux ou sublimes selon le jour, l'homme, l'humeur ou la couleur du temps. Et combien le désir, si fugace, si joyeux, si magique, peut érotiser chaque instant de vie. »


Kashima
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Re: Vénus erotica

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