Eros / Psyché

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Eros / Psyché

Message  Kashima le Sam 21 Mai 2011 - 13:07

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Paru aux Editions Emmanuel Proust, dans la collection "Atmosphères", Eros/Psyché est un très bel album dessiné et écrit par l'Espagnole Maria Llovet. L'objet livre est agréable à regarder et très soigné.
La première page nous met en appétit par l'image de cette femme nue, yeux fermés devant le miroir :

"Mon coeur est resté là-bas, comme si le temps s'était arrêté.
Pour moi, la rose, c'était toi."


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Invitation lyrique et romantique à parcourir cette bande-dessinée.
Ajoutons à cela le dessin de couverture, l'étreinte de deux jeunes filles dans leur uniforme de lycéenne, et la lectrice se dit qu'il y aura un goût de Memento Mori ou de manga.

Malheureusement, je n'ai pas compris grand chose à l'histoire. Je me suis même demandée plusieurs fois si je ne m'étais pas trompée de sens, refeuilletant le livre à l'envers parce que c'était peut-être à lire comme un manga. Eh non... On a l'impression que des choses manquent au récit, on ne parvient pas à suivre le fil d'une histoire pas plus qu'on aurait pu se laisser emporté par une poésie, un mystère : la rose, la rencontre de Sara et Silje, la disparition peu à peu des autres jeunes filles du pensionnat... Les lignes du récit restent trop évasives, je n'ai pas senti cette "découverte de l'amour" indiquée sur la quatrième de couverture.
Le mythe d'Eros et de Psyché est sans doute l'hypertexte de cette histoire, je n'ai pas perçu la symbolique. N'étant pas une spécialiste de ce genre littéraire qu'est la bande-dessinée, ma lecture ne vaut que ces impressions.
J'aurais pu apprécier des silences, me prendre à une certaine contemplation, au mystère, mais je n'ai pas vraiment saisi de sens.

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J'ai donc pensé l'inverse de la critique de planetebd.com :
"Le mystère entretenu – par l’usage d’une numérotation singulière ou encore les non-dits nombreux, par exemple – installe une atmosphère onirique et évanescente qui fait tout le sel de l’album. Sensuel à l’image de la couverture, le trait de l’Espagnole présente aussi d’indéniables qualités d’expressivité ainsi qu’une grande sensibilité (fragilité ?). Le rythme narratif est posé. "

Il y a un style, certes, je peux seulement dire que je ne me suis pas laissée happer par cette étrangeté.

Ce n'était pas déplaisant même si je n'en ai tiré que peu de plaisir, hormis celui dont je parlais, procuré par l'objet lui-même.

Kashima
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