Amours de poètes

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Le poète, la poétesse avec qui vous auriez voulu avoir une histoire d'amour :

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Amours de poètes

Message  Kashima le Sam 22 Jan 2011 - 10:59

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Bright star de Jane Campion retrace les amours de John Keats et de Fanny Brawne...
Alors que tout est réuni pour que ce film me plaise, je n'ai pas beaucoup été touchée et suis restée en dehors.
Comment l'expliquer? Peut-être que les caractères manquaient de relief. J'ai lu que Keats était quelqu'un de jaloux : nulle trace dans ce que j'ai vu... Une espèce de mollesse empêcherait-elle le jeune poète de remettre à sa place l'ami Brown, détestable, possessif? Et puis, même si la société de l'époque l'empêche, on peut remuer ciel et terre pour épouser celle qu'on aime, trouver des solutions, fuir?...
La passion se niche dans les mots du poète mais, quand Fanny et John sont ensemble, je ne la ressentais pas assez, si ce n'est dans l'attitude de Fanny éperdue d'amour et qui élève des papillons dans sa chambre pour combler le manque.
C'est joli, c'est doux, contemplatif... Un peu comme La Leçon de Piano qui avait tant plu et qui ne m'avait pas atteinte, malheureusement.

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Extrait de l'article paru dans Libération à la sortie du film :

«Je rêve que nous soyons des papillons n’ayant à vivre que trois jours d’été. Avec vous, ces trois jours seraient plus plaisants que cinquante années d’une vie ordinaire.»

«Cockney». En octobre 1819, les deux jeunes gens se fiancent en secret, mais le mariage n’est pas envisageable selon les codes de l’époque. Car Keats n’a pas d’argent, il ne peut donc prétendre demander la main de Fanny. Campion décrit très bien ce mélange étrange de libéralisme moral, qui voit par exemple la mère de Fanny ne pas chercher à violemment séparer une union qu’elle jugerait socialement inappropriée (même si elle le dit et le répète), et de rigidité des codes sociaux anglais dominée par un sentiment aristocratique puissant.
Campion est quand même plus intéressée par la guerre des sexes que par la lutte des classes. Elle évoque la pauvreté de Keats, mais c’est surtout la littérature comme sport masculin qu’elle représente au premier chef. Ainsi le personnage de Charles Brown est-il chargé de toutes les caractéristiques d’une virilité coupable. Si Keats est maladif et androgyne (un genre de rock star british qui ne demande qu’à éclore), Brown est l’homme en pleine santé, à grosse voix et barbe, essayant d’empêcher la donzelle Fanny Brawne de distraire son protégé des geysers de son propre génie. L’amitié poétique est ainsi perçue comme une homosexualité qui ne dit pas son nom.



Dernière édition par Kashima le Dim 23 Jan 2011 - 14:20, édité 1 fois

Kashima
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Total éclipse - Rimbaud/Verlaine

Message  Kashima le Dim 23 Jan 2011 - 14:16

En ce qui concerne les amours de poètes, j'ai vu plusieurs fois Total eclipse (1995), le film qui raconte les amours de Rimbaud et de Verlaine.
Di Caprio m'a toujours convaincue en jeune poète insolent, et c'est un visage qui va très bien à Rimbaud.
Je le revois régulièrement, et je ne m'en lasse pas.

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Il vient de sortir une étude sur les rapports Rimbaud/Verlaine qui ne serait pas ceux qu'on voudrait appliquer à la relation voulant que l'un aurait apporté la beauté et la jeunesse, l'autre son intelligence au couple. L'auteur, Edmund White, veut montrer la supériorité intellectuelle de Rimbaud sur son amant à cette époque, prenant pour exemple (et je trouve qu'on le voit bien dans le film) le fait que Verlaine avait une production poétique "encore remplie d'anecdotes, de scènes nostalgiques, de portraits sentimentaux, (...) marquée par l'alexandrin de la grande tradition française" quand Rimbaud était d'avant-garde...
cf. article Têtu n°163

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Kashima
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