Ecritures d'Afrique

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Ecritures d'Afrique

Message  Kashima le Ven 13 Aoû 2010 - 14:50

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Tierno Monémembo est l'auteur du Roi de Kahel (prix Renaudot 2008) :

"Au début des années 1880, Aimé Victor Olivier, que les Peuls appelleront Yémé et qui deviendra le vicomte de Sanderval, fonde le projet de conquérir à titre personnel le Fouta-Djalon et d'y faire passer une ligne de chemin de fer. On a presque tout oublié de lui aujourd'hui: il fut pourtant un précurseur de la colonisation de l'Afrique de l'Ouest et ses aventures faisaient le régal des gazettes de l'époque. Au cours de ses cinq voyages successifs, Sanderval parvient à gagner la confiance de l'almâmi, le chef suprême de ce royaume théocratique qu'était le pays peul, qui lui donne le plateau de Kahel et l'autorise à battre monnaie à son effigie. De ce personnage haut en couleur, Tierno Monénembo nous offre une foisonnante biographie romancée. L'épopée solitaire d'un homme, Olivier de Sanderval, qui voulut se tailler un royaume au nez et à la barbe de l'administration française... et des Anglais."

En parcourant le Lire de l'été, je suis tombée sur un article intitulé "Le Baiser du Crapaud", à propos des Crapauds-brousse. Le titre, d'abord, m'a interpelée, et l'article mentionnant le mythe africain du crapaud : créature préférée de Dieu malgré son apparence hideuse...
Pas de référence au crapaud dans le livre. C'est l'histoire de Diouldé, de sa réussite sociale jusqu'à ce qu'il soit pris malgré lui dans un coup d'état.

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Je n'ai pas tout compris...
J'ai aimé le passage du meurtre d'un vieillard qui ne voulait pas céder son terrain à Daouda, un homme taciturne et mauvais, prêt à tout aux dépens des autres. Diouldé en est témoin, ne se remet pas d'avoir vu ce crime, et il ne peut le confier à personne de peur de représailles...

Après l'arrestation de Diouldé, plus de nouvelles de lui. Juste cette phrase, à la fin, dite par un homme à la femme du disparu qui se demande si elle le reverra un jour :
"Tu te souviens... une semaine après l'arrestation de Diouldé, ce pendu de Zalikolè... celui qui n'avait plus de visage...". Sans point d'interrogation...


Lire dit que c'est "son plus beau roman". Je n'ai pas été autant touchée et émerveillée qu'eux...

Kashima
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