Du livre au film...

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Léon Morin, prêtre, Béatrix Beck

Message  Kashima le Ven 8 Mai 2015 - 8:53

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Léon Morin, prêtre est un livre que je connaissais de nom depuis toujours mais que je n'avais jamais lu. Béatrix Beck a reçu le Goncourt en 1952 pour ce roman.
Barny en est l'héroïne, comme des deux précédents livres, Barny (récit de son enfance) et Une mort régulière (mort du mari). Ces romans sont autobiographiques.

Léon Morin, prêtre raconte la vie de Barny, une jeune veuve qui a une petite fille, France. Elle désire Sabine, une collègue de travail, aide des Juifs à se cacher : on est en pleine Occupation. Un jour, l'idée lui vient d'aller jouer un tour au curé du village, mais c'est elle qui se fait prendre au jeu quand elle rencontre Léon Morin, un jeune et beau curé qui l'invite à venir chez lui et qui lui prête des livres sur la religion. Malgré ses réticences, la narratrice est peu à peu gagnée par la foi.

“Nos prières sont toujours dérision. Il y a tellement de disproportion entre elles et Celui auquel elles s'adressent.”

“S'il y avait des preuves, tout le monde croirait. Plus besoin même de croire : on saurait, on comprendrait. Ce ne serait plus ici-bas, ce serait déjà le ciel.”

Est-ce que, dans sa solitude, ce prêtre atypique a provoqué cet élan? Quoi qu'il en soit, elle se fait baptiser et devient catholique. Beaucoup de femmes se pressent autour de Léon Morin. Peu à peu, un désir de lui s'empare d'elle qui se laisse aller à ces pensées. Mais ce n'est pas le sujet du livre, on n'est pas dans La Faute de l'Abbé Mouret.

“La tentation n'existe pas. Etre tenté serait convoiter ce qu'on reconnaîtrait mauvais.”

“Mon âme me faisait l'effet d'une maison close.”
(Pensées de la narratrice)

Léon Morin n'est certes pas un saint, c'est son humanité qui fait naître ce désir chez la narratrice ; mais on n'aura pas l'histoire d'une faute ou d'un péché, nulle tentation de son côté ; en tout cas, on ne le perçoit pas comme tel même s'il sait très bien le pouvoir qu'il a sur ses oyes. Quand elle lui demande un jour : si vous étiez pasteur et non prêtre, vous me prendriez pour femme?, il lui répond oui, sans hésiter. On ne sent pas de faille chez lui, il est sûr de sa vocation.

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L'écriture est légère, de nombreux dialogues sont présents. Parmi les personnages, on a les bons, ceux qui tentent de l'être, les salauds, mais le prêtre n'en condamne aucun. On trouve aussi de l'humour dans ce récit, une distance. Par endroits, le texte pouvait me faire penser à quelques saillies de Violette Leduc (dans l'autodérision), mais la comparaison s'arrête là.
C'est l'histoire d'une femme ordinaire et de sa conversion inattendue.
J'ai aimé, sans être non plus subjuguée. Une agréable lecture (même si je m'attendais quand même à plus...) à compléter par le film de Melville (je me demande quand même ce qu'ils vont pouvoir raconter...)

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Deux citations que j'ai relevées :

“Les royaumes passent, les Juifs restent. Personne ne peut rien contre nous.”

“Le Veau d'or se porte bien, grâce à vos soins.”

Kashima
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Carol

Message  Kashima le Sam 16 Jan 2016 - 12:18

Livre de Patricia Highsmith sorti en 1952 sous le titre original de The Price of Salt/Carol (paru en France en 1985) sous le titre Les Eaux dérobées. (paru sous le pseudonyme de Claire Morgan).

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Film de Todd Haynes sorti en 2015.

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"Love at first sight" dans le texte (troisième chapitre) :

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"Elle but encore une gorgée, en apprécia le goût, terrible et fort comme si elle absorbait la femme qui était en face d'elle."

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- Quoi de plus ennuyeux que l'histoire passée ? dit-elle en souriant.
- L'avenir sans histoires, peut-être.

"Elle imagina que le tunnel s'effondrait sur elles et que, des décombres, on tirait ensemble leurs deux cadavres."


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…it’s easy to live… when you’re in love…

…For you… maybe I’m a fool, but it’s fun…  People say you rule me with one…wave of your hand… darling, it’s grand… they just don’t understand


Extrait de Carol, Patricia Highsmith


Tristesse, Chopin, Lemon incest…
Carol soundtrack

"Au milieu de la rue, elle s'arrêta devant un café et poussa la porte. Une chanson lui parvint, qu'elle et Carole avait entendue partout. Elle lâcha la porte et poursuivit sa marche. La musique vivait mais le monde était mort."

"Une phrase de Carol lui revint en mémoire. J'aime te voir marcher. Quand je te vois arriver de loin, je pense que tu mesures dix centimètres et que tu te promènes sur ma main. Elle entendit la voix douce de Carol dans le babil du vent."


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Kashima
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