Les Mystères d'Udolphe

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Les Mystères d'Udolphe

Message  Kashima le Jeu 2 Oct 2008 - 10:17

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Quel plaisir de savoir, quand on a le temps, qu'on va pouvoir savourer les 800 pages d'un roman gothique anglais ! Encore imprégnée du Moine, j'avais envie de me replonger dans de sombres châteaux…



Emilie Saint-Aubert perd sa mère, puis son père. Elle est confiée à Mme Chéron, sa tante paternelle, seule famille qui lui reste. Cette femme aime l'argent et le paraître. Elle se marie avec l'Italien Montoni qui part avec elle et sa nièce dans le château d'Udolphe.

Emilie est amoureuse de Valancourt qu'elle a rencontré au début du roman lors d'un voyage en Languedoc avec son père. Le jeune chevalier est follement épris d'elle aussi. Mme Montoni ne veut pas qu'Emilie l'épouse car cela ne sert pas ses intérêts.

Loin de celui qu'elle aime, Emilie vit la peur au château : peur d'être mariée au comte de Morena, peur d'un tableau couvert d'un voile noir qu'elle soulève par curiosité, peur des bruits et de la musique qui s'élèvent à minuit passé… Retrouvera-t-elle Valancourt ? Pourra-t-elle sortir des griffes du terrible Montoni ?



J'ai élu « pages cultes » les pages 738 et 739 de ce livre (édition Folio). Je vais me forcer à les relire régulièrement. Dans la dernière partie du livre, le comte de Villefort engage Emilie à renoncer à Valancourt qui, d'après certains bruits, aurait versé dans le vice. Je trouve que son discours, bien assimilé, peut être un remède à l'amour. J'en retranscris quelques lignes :

« Ma chère Emilie, votre cœur a reçu un coup violent, vous croyez n'en jamais guérir. Vous cherchez à nourrir cette idée : l'habitude de la tristesse subjuguera la force de votre esprit et vous préparera pour l'avenir d'inutiles regrets. Dissipez votre illusion : éveillez-vous au sentiment de ce danger. (…) Je sais bien ce que vous sentez, mais je sais aussi que le temps affaiblira ce sentiment, à moins que vous ne le nourrissiez par la solitude et l'imagination. Le temps, en ce cas, peut en faire une habitude. »....



Ce que j'ai aimé dans ce live, c'est l'écriture du XIX siècle romantique et ce qui pourrait paraître à d'autres trop larmoyant. Il est vrai qu'Emilie s'évanouit et pleure beaucoup. Les passages de morale m'ont beaucoup plu pour m'en servir et me les appliquer.



En ce qui concerne le surnaturel, en revanche, rien avoir avec Le Moine, car il s'avère que chaque phénomène aura une explication rationnelle…


Dernière édition par Kashima le Ven 26 Juin 2015 - 19:48, édité 1 fois

Kashima
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Les Mystères de la Forêt, Ann Radcliffe

Message  Kashima le Dim 14 Juin 2015 - 9:40

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J'avais beaucoup aimé Les Mystères d'Udolphe, l'ambiance à l'intérieur du château, mais j'ai eu bien du mal avec Les Mystères de la Forêt une fois que j'avais passé la moitié du livre. Tout commençait bien : La Motte, un homme en fuite avec sa femme à cause de dettes de jeux, se cache dans une abbaye abandonnée, au fond des bois. Dès les premiers pas dans cet endroit, on se demande qui le hante (je savais quand même qu'il n'y aurait pas d'histoires de "vrais fantômes" car le fantastique, chez Ann Radcliffe, a toujours, de ce que j'en ai lu, des explications réalistes). En tout cas, l'ambiance est là. La jeune Adeline accompagne le couple : des brigands ont obligé La Motte à partir avec elle. Il recueille donc la jeune fille. La première partie laisse espérer beaucoup de choses mais, plus le récit avance, plus on s'enlise dans des redites, dans une action qui stagne, laissant trop de part aux longs épanchements romantiques (que j'aime, a priori!).
Je m'attendais à plus de mystères, à une atmosphère plus gothique. La lecture a fini par devenir trop laborieuse.

“Renoncer sans regrets à un bien réel, c'est moins un effort de la raison que du caractère.”

“Découvrir le crime dans ceux que nous avons aimés, c'est un des tourments les plus cruels pour une âme vertueuse et l'on repousse souvent la conviction avant de s'y rendre.”

“La découverte imprévue du vice chez ceux que nous avons admirés nous porte à étendre notre censure de l'individu à l'espèce.”

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