Littérature juive

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Un auteur juif que vous aimez lire :

50% 50% 
[ 1 ]
50% 50% 
[ 1 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
0% 0% 
[ 0 ]
 
Total des votes : 2

La colline du mauvais conseil, Amos Oz

Message  Kashima le Mar 26 Aoû 2014 - 15:08

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ce livre rassemble trois histoires qui se situent toutes en 1947, après la Seconde guerre mondiale et l'Holocauste et tandis que l'Etat d'Israël n'est pas encore né. La Palestine est sous mandat britannique.
La première histoire, "La Colline du mauvais conseil", raconte la vie d'un Juif, vétérinaire qui rêve de construire une belle ferme prospère, marié à une femme qui l'abandonnera lors d'un bal. Cette nouvelle a un goût de Vice-Consul de Duras.
Dans "Monsieur Lévy", le jeune Uri fréquente de très près le voisin Efraïm qui fait partie du mouvement clandestin visant à chasser les Anglais de Palestine. Il rêve de participer à la guerre, voudrait découvrir l'arme qui permettra de vaincre. Il est un enfant à part, que beaucoup traitent de fou. On le retrouve dans la dernière histoire, "Nostalgie", où le docteur Nissembaum, atteint d'une maladie incurable, écrit des lettres à une femme qu'il aime et qui l'a quittée pour partir à New-York. Uri est comme son enfant.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
“Un jour, il lui promit de l’aimer pour l’éternité. Et en ce temps-là, l’éternité lui semblait un royaume circulaire baigné de lumière douce, parfaitement imaginable.”
— La Colline du mauvais conseil, Amos Oz

“Non, la mort des cavaliers n’est pas éternelle, ils renaissent dans la force limpide d’une larme.”
— La Colline du mauvais conseil, Amos Oz

“Je me souviens. Il faut continuer à attendre. Le passé est mort. Un jour nouveau commence.”

La Colline du mauvais conseil, Amos Oz
"Nostalgie"

“Quand la bêtise règne partout, la moindre conversation intéressante fait figure d’événement.”

La Colline du mauvais conseil, Amos Oz
"Nostalgie"

“Si je ne me sers pas du mot culpabilité, c’est parce que tu ne peux être responsable de tes actes, quand tu apparais la nuit dans mes rêves. Mais peut-être que finalement tu y es pour quelque chose.”
— La Colline du mauvais conseil, Amos Oz
“Nostalgie”

Les trois histoires se passent dans le même village et les mêmes personnages reviennent sous un angle différent.
Comme pour l'autre livre d'Amos Oz que j'avais lu (Ailleurs peut-être), j'ai aimé mais n'ai pas été passionnée. pourtant, le sujet m'intéresse beaucoup (l'occupation anglaise, l'armée secrète juive, les années qui précèdent la naissance d'Israël, le sionisme...) Il y a un certain flou qui ne m'accapare pas assez.

Kashima
Alchimiste

Nombre de messages : 6270
Date d'inscription : 29/09/2008

Revenir en haut Aller en bas

Edgar Hilsenrath

Message  Kashima le Sam 29 Aoû 2015 - 11:32

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Première lecture de cet auteur : Le Nazi et le Barbier. Époustouflant.
Max Schulz est élevé dans la même rue d'une ville allemande que son camarade juif Itzig Finkelstein mais on comprend très vite, dès les premières lignes, que du côté Schulz, ce n'est pas très reluisant : il a cinq pères potentiels ; sa mère est une obèse qui s'installe avec un piètre coiffeur, envieux, détestable, qui frappe et viole l'enfant. Misère sociale, alors qu'en face, les Finkelstein reçoivent une clientèle raffinée. Max est très ami avec Itzig, va même jusqu'à devenir apprenti coiffeur chez les Finkenlstein, apprenant les prières juives, les rites de la famille... Et puis, Hitler arrive au pouvoir et Max Schulz s'engouffre sans hésiter dans la brèche, devient SS et part au front, assassine les Juifs sans se poser une seule question.
Difficile de résumer ce roman qui foisonne, dans lequel on rencontre des personnages aussi intéressants les uns que les autres. Ce qu'on peut dire, c'est que, revenu de la guerre, Max va devoir se faire discret. Lui qui a assassiné lui même les Finkelstein (du moins, c'est ce qu'il imagine car la particularité de Max est d'avoir une imagination débordante...) va se faire passer pour son défunt ami Itzig. Par chance, il est laid, a des yeux de grenouille et une "tête de juif" (alors qu'Itzig était beau et blond et qu'on les avait toujours confondu enfant, le Juif ne pouvant être que cette affreuse créature). En usurpant son identité, Max/Itzig se fait circoncire, tatouer un numéro de déporté. On n'assiste pas aux aventures d'un homme sadique, qui cache encore ses instincts nazis derrière un faux nom, mais vraiment à la transformation d'un homme qui se croit vraiment juif, qui suit le destin du peuple élu jusqu'à se retrouver en Terre Promise, pendant la grande période de migration qui a suivi la Seconde Guerre Mondiale. Une sorte de rédemption involontaire?
D'une partie à l'autre, on parcourt cette période de l'histoire en compagnie d'un fou, le génocidaire devenu juif.
C'est amusant, l'écriture est légère, vivante, et ça se dévore.
Superbe fin (et je me demandais bien comment il allait terminer le livre. Beau, poétique... et désespérant.

"Des années durant, j'avais engueulé le ciel. Et à chaque fois le ciel m'avait obéi. Et là, tout à coup, ça ne marchait plus. Le ciel ne m'obéissait plus."

"Oui. La vie est cruelle, chère Madame Holle. Même les oiseaux de l'été en bavent."

"Un antisémite, c'est comme un cancéreux. À un stade trop avancé, ça ne sert à rien d'opérer."

"Mais à première vue ne veut pas dire à deuxième vue. C'est comme en amour. Il faut être sûr de son coup."

Kashima
Alchimiste

Nombre de messages : 6270
Date d'inscription : 29/09/2008

Revenir en haut Aller en bas

Un été à Jérusalem, Chochana Boukhobza

Message  Kashima le Mer 17 Aoû 2016 - 10:02

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Je me réjouissais de passer un été à Jérusalem, persuadée de découvrir l'histoire d'une jeune fille d'origine tunisienne, sioniste, qui pousse ses parents à faire leur alya et dont les illusions se brisent peu à peu.
La narratrice revient donc, après trois ans d'absence, en Israël où elle a laissé ses parents et ses frères pour retourner en France.
Au début, le retour, la redécouverte de la ville, l'apparition des personnages comme le père un peu bourru et la mère soumise à son rôle de femme au foyer, m'ont intéressée. Puis j'ai attendu que ce livre prenne la profondeur que j'attendais : on est quand même en pleine guerre du Liban (1986) ; le contexte politique est lourd... Malheureusement, on sent une certaine rancoeur de la narratrice contre Israël, mais on ne revient pas sur ses espoirs d'autrefois. On ne fait que croiser les personnages de sa vie (la grand-mère mourante, le meilleur ami) et l'ennui m'a gagné au milieu du livre que j'ai abandonné...

Kashima
Alchimiste

Nombre de messages : 6270
Date d'inscription : 29/09/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Littérature juive

Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 15:21


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum