The Danish Girl

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The Danish Girl

Message  Kashima le Sam 30 Jan 2016 - 18:45

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Ce film, inspiré d'une histoire vraie, est une catastrophe.
Dès les premières minutes, les mines d'Eddie Redmayne m'ont horripilée. Je me suis dit que j'allais m'y faire, que je devais attendre et que ce n'était qu'une mauvaise impression. Malheureusement, les choses ne s'arrangent pas : dès la 30ème minute, premier drâââme : Einar, le peintre à succès travesti en Lili, est courtisé par un homme lors d'une soirée et ce dernier l'embrasse. Et qui surprend la scène? Gerda, sa gentille et complice épouse qui l'avait poussé, pour rire, à se déguiser en femme. Alors, le choc est tel que, suite au baiser, notre Einar/Lili saigne du nez. Quelle symbolique... Je suis épatée!... Bref. Passons. Einar/Lili a son éternel sourire, et même dans le chagrin, le désespoir, il fait face. Quelle force face à l'adversité...! Ses manières nous le rendent terriblement agaçant. Je ne trouve pas du tout qu'il y ait une performance d'acteur car on n'entre jamais en sympathie avec le personnage de Einar/Lili, au contraire.
Le couple traverse une crise mais c'est fait sans aucune finesse psychologique : on ne sent monter aucune tension. Einar a envie de devenir femme comme il se serait pris un coup de pied au derrière. Heureusement, le scénario étant bancal, on pense à nous dire que, depuis tout petit, il sentait déjà une attirance pour son camarade Hans. Ca sonne faux. On ne s'attache pas, on ne souffre pas avec lui dans son trouble du genre.
Et cette musique grandiloquente qui accompagne le moindre fait! On atteint le sommet du pathétique quand Einar, à Paris, paye pour voir une femme derrière une vitre (dans un peep show) et mime ses gestes. C'est insupportable, sans subtilité aucune : risible!
Dans Danish Girl, on pleure sous la pluie (ça montre la peine immense) ; la pluie encore vient battre le carreau comme des larmes... On passe d'un état psychologique à l'autre sans transition. Puis, on devient femme grâce à un médecin bienveillant, on peut enfin travailler dans une boutique et vendre des parfums (la peinture, c'était pour Einar, pas pour Lili...). Même la scène d'agression homophobe laisse indifférent (tellement bête).
Aucune ambiguïté... On reste en dehors du film et on se fiche bien de savoir si l'opération va réussir ou pas.

Et même la fin est d'un ridicule incroyable : après l'opération, notre Lili est mal en point. Elle parle à Gerda et lui raconte, avec cet éternel sourire qui l'accompagne jusque dans la mort, qu'elle a fait un rêve. Oh! Sublime! "J'ai rêvé que ma mère me tenait dans ses bras, bébé, et qu’elle m'appelait Lili." Et, sur ces mots, elle MEURT!

Mon personnage préféré est donc le chien.

Comment peut-on faire un film aussi raté, caricatural, grossier avec un tel sujet? Il faudrait peut-être conseiller à Tom Hooper d'aller prendre des cours du côté de chez Xavier Dolan, dont le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]était d'un tout autre niveau et bouleversant.

It's all so melodramatic!

Kashima
Alchimiste

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