Une lecture impossible

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Une lecture impossible

Message  Kashima le Ven 25 Sep 2015 - 15:20

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Il faudrait changer le titre du dernier roman de Christine Angot et le nommer ainsi. Oui, c'est une lecture impossible dès la première phrase complètement bancale, qui donne le ton du reste : des clichés, du blabla (deux pages sur les paroles de Dalida, c'est du remplissage pour moi).
J'ai trouvé ce livre mal écrit et je l'ai abandonné très vite tellement il était vide (pas dépassé la grossesse/naissance de l'enfant).
Marc Levy aurait écrit ce livre, on lui serait tombé dessus dans le monde des lettres. Comme quoi, un nom suffit à la vision qu'on a d'un livre.

Le seul que j'ai pu lire jusqu'au vout était son précédent dont j'avais écrit ceci ici :

"Dans ce texte très court, on lit une semaine de fellation, de sodomie, de doigts dans l'anus et le vagin : c'est ce qu'un père fait avec sa fille durant ses vacances avec elle.
On ne saura pas grand chose d'elle, si ce n'est qu'elle doit avoir peut-être 13-15 ans, c'est ainsi que je l'imagine, qu'elle se soumet aux désirs de ce père incestueux parce qu'il est imposant, séducteur, intelligent (c'est un universitaire) et qu'il a le pouvoir sur elle, celui du chantage affectif. On sent qu'elle cherche une complicité avec lui, son attention même si elle aimerait bien qu'il n'y ait rien de physique entre eux.
Il en a fait sa maîtresse, au même titre que les autres, soupèse, titille ses seins comme ceux de sa femme ou de ses amantes.
Ce qui est gênant, c'est qu'à part ces scènes de sexe, il ne se passe pas grand chose d'autre : on déboutonne la braguette et c'est parti. Le but de l'auteur est peut-être justement de nous faire éprouver cette saturation, trop, c'est trop, car il ne laisse pas une minute de paix à sa fille, ne pense qu'à jouir d'elle.
Je ne sais pas quoi en penser : c'est un texte, pas trop mal écrit, mais ce n'est pas de la littérature. Christine Angot nous met dans la position des voyeurs : je l'ai été parce que j'ai lu jusqu'au bout, que ce père ne m'a pas plu mais n'a pas non plus soulevé de haine en moi ou la répulsion qu'il aurait fallu éprouver. Tout est dénué de sentiments et d'émotions : pas de révolte de la fille, elle ne le peut pas, pas de manipulation grandiloquente du père non plus. C'est très bizarre... En tout cas, je l'ai lu alors que L'Inceste m'était tombé tout de suite des mains."


Une catastrophe littéraire élevée au rang des plus grands écrivains... et pourtant, sincère dans sa démarche.

Kashima
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