Mélodie Mizubayashi

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Mélodie Mizubayashi

Message  Kashima le Mar 7 Juil 2015 - 9:28

“La vraie bonté de l'homme ne peut se manifester en tout pureté et en toute liberté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l'humanité(…), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. C'est ici que s'est produite la faillite fondamentale de l'homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent.”
—   L'insoutenable légèreté de l'être, Kundera


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C'est au moment de son incinération qu'Akira se rend compte pour la première fois que Mélodie, sa chienne golden retriever, porte son patronyme. Il a fallu attendre l'heure de sa mort pour qu'il pense à l'injustice qui fait qu'un chien, toute sa vie, est réduit à son prénom alors qu'il fait partie de la famille. Oui, Mélodie s'appelle Mélodie Mizubayashi, elle est sa deuxième fille, elle a vécu douze ans en osmose avec son maître - plus souvent élève face à l'épreuve de sérénité qu'elle impose) - Akira qui a décidé, avec ce livre, de retracer sa vie avec elle.

"Il aura fallu attendre la mort de cet animal pour que j’aie une conscience vive de la place qu’elle n’avait jamais eue dans la société."
(entretien avec E. de Fontenay, voir ci-après)

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Ce qui ressort de ce livre est l'immense amour qui existe entre la chienne et Akira. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Akira nous raconte le quotidien avec elle, la patiente, celle qui sait attendre, toujours, et qui ne connaît pas le mensonge. Son récit est entrecoupé de réflexions, fragments d'un journal, où l'auteur revient sur la condition animale en évoquant Descartes et son animal-machine, ou cette horrible anecdote sur Malebranche qui donne un coup de pied dans le ventre d'une chienne qui vient de mettre bas pour montrer que "ça ne sent rien". (voir cet article d'Elisabeth de Fontenay : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Il parle de la souffrance des animaux de Fukushima, laissés pour compte puisque l'homme a décidé d'établir une frontière entre lui et l'animalité. Il fait référence aux écrivains qui ont été sensibles à la condition animale, comme Rousseau, Montaigne, Nietzsche, Derrida... Quelques extraits sont lisibles ci-après.

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Akira manque la mort de Mélodie. Il est au travail et elle n'a pas la force de l'attendre davantage. Elle meurt sous le regard aimant de Michèle, l'épouse française d'Akira, d'un cancer qui a fini par l'épuiser. Mélodie est [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]et Argos, ces chiens qui attendront leur mettre jusqu'à la mort.

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Argos, le chien d'Ulysse

“Hachi, pétrifié, statufié, continue à vivre en plein cœur des folles agitations urbaines de Tokyo, comme symbole d'une fidélité absolue, d'un attachement indéfectible, d'un amour indestructible, inatteignable pour les malheureux humains, bref, comme souvenir d'un monde paradisiaque perdu à jamais.”

Qui a un chien et l'aime retrouvera tout ce que l'animal partage avec lui dans ce livre. Il est difficile de lire ces lignes sans que les larmes coulent : comme devant le film sur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], on pleure beaucoup parce que ce sentiment d'attachement qu'Akira décrit est rarement exprimé et que le chien donne jusqu’à sa mort un amour fidèle et absolu, totalement désintéressé, sans mensonge. Akira prend l'exemple du loup de Mark Rowlands (Le Philosophe et le Loup) pour illustrer cette absence de calcul chez l'animal, excepté chez le singe si proche de l'homme...

Akira Mizubayashi a une prose assez scolaire mais il est japonais et écrit en français.
Pour ce livre, il a reçu le Prix 30 Millions d'amis en 2013.
C'est un écrivain qui réconcilie avec l'humanité. Il exprime son amour pour un membre canin de sa famille sans le besoin de se justifier et de relativiser (si fréquent de nos jours car, quand on dit aimer les animaux, on s'expose à être traité de gâteux, à être regardé avec un sourire moqueur et/ou à être accusé de ne pas aimer les hommes), sans prendre ce ton faussement dérisoire qu'emploient beaucoup de gens pour parler des liens qui nous unissent aux animaux.

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Voici quelques extraits et citations :

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“Il subsiste en moi un fragment de sensibilité canine, comme une trace, un frêle écho d'une époque lointaine où nos ancêtres ne se détachaient pas encore tout à fait de la communauté générale des vivants.”
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Voici aussi un entretien croisé entre[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]et Akira Mizybayashi :

Extrait :

"Au Japon comme en France, il y a des gens qui adorent leur animal de compagnie – je n’aime pas cette expression ! – et d’autres qui se débarrassent de leur animal comme s’il était un objet encombrant. Difficile donc de généraliser. Cela dit, au Japon, dans l’espace domestique, les animaux sont peut-être mieux intégrés.
En revanche, dans l’espace social, je constate une séparation extrêmement stricte entre les hommes et les animaux. Il n’est pas question, par exemple, d’introduire un chien dans un café, dans les transports en commun, alors qu’en France cette séparation est sans doute beaucoup plus lâche et malléable.
"

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Dernière édition par Kashima le Mar 7 Juil 2015 - 10:03, édité 1 fois

Kashima
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Conversation d’ Elisabeth de Fontenay et Akira Mizubayashi sur les animaux : un problème épineux posé à notre siècle

Message  Kashima le Mar 7 Juil 2015 - 10:03

Conversation d’ Elisabeth de Fontenay et Akira Mizubayashi sur les animaux : un problème épineux posé à notre siècle.

Qu’allons-nous faire des animaux ?
Après les avoir considérés comme des choses, on se met à les voir comme des humains. Elisabeth de Fontenay et Akira Mizubayashi, réunis par leur passion pour la vie animale, discutent du problème le plus épineux posé à notre siècle.

Vache folle, scandales de la viande de cheval, de l’élevage et de l’abattage industriels, surmortalité affolante des abeilles, disparition rapide des éléphants d’Afrique ou des ours polaires : il suffit de lire les journaux, de regarder la télé ou d’entrer dans une librairie pour constater que la question animale devient obsédante. Serait-ce le signe que nous, humains, réalisons enfin que notre survie est indissolublement liée à celle de ces autres vivants ? Et qu’à leur infliger souffrances et mort dans des conditions indignes, nous abaissons notre degré d’humanité ?
Elisabeth de Fontenay, à qui l’on doit le magistral «le Silence des bêtes», est une des rares philosophes à avoir mis cette question de l’animalité au centre de sa réflexion. Quand elle a lu le livre admirable que l’écrivain japonais francophone Akira Mizubayashi a consacré aux années qu’il a passées en compagnie de sa chienne Mélodie, Elisabeth de Fontenay, bouleversée, l’a aussitôt invité dans son émission sur France-Inter, «Vivre avec les bêtes». Ils poursuivent ici leur conversation.

Comment interprétez-vous l’impressionnante activité éditoriale actuelle (livres, revues, articles, films) autour de la question animale ?

Elisabeth de Fontenay : C’est sûrement une avancée. Mais c’est aussi une question un peu trop à la mode, et je vois parfois dans cet intérêt envahissant pour les animaux un déni de l’histoire et une manière d’échapper au politique.

Akira Mizubayashi:  Cette tendance est, me semble-t-il, plutôt anglosaxonne…

E. de Fontenay : Tout à fait. Et j’ai des réticences vis-à-vis de ce qu’on appelle la deep ecology, et qui consiste à voir toutes choses du point de vue de la nature et surtout de l’animal. Il y a, chez certains auteurs, une espèce de radicalité qui les rend un peu étrangers à la société et à l’histoire des hommes. Les Anglo-Saxons forgent un droit des animaux en le faisant dériver d’un constat de plus en plus indiscutable, celui de l’animal comme individu souffrant et conscient. Mais je ne pense pas pour ma part qu’on puisse sans médiations et précautions déduire le registre des droits du registre des faits.

Akira Mizubayashi, à la fin de «Mélodie», vous faites le lien entre la mort de votre chienne et la catastrophe de Fukushima. Pour quelle raison?

A. Mizubayashi : Mélodie est le premier et le seul animal que j’aie connu de près. Ma vie avec cette chienne a duré douze ans. Cette expérience de proximité avec un animal m’a conduit peu à peu à ouvrir des livres, dont celui d’Elisabeth, et d’autres, comme «l’Animal que donc je suis» de Jacques Derrida. «Mélodie» retrace, d’une certaine manière, cet élargissement progressif de l’horizon. Et Fukushima est arrivé un an et quelques mois après la mort de Mélodie. J’ai vu des photos d’animaux délaissés dans les zones interdites, des photos absolument insoutenables.
Dès lors, je ne pouvais plus parler de Mélodie sans l’inscrire aussi dans ce paysage anéanti, témoin à la fois d’une spectaculaire faillite de la techno-science et de l’aveuglement de l’humain face au vivant. Puis, il y a eu ce merveilleux et énigmatique tableau de Goya: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Un jour, celui-ci a surgi devant moi comme figuration de l’extrême fragilité de Mélodie et des animaux en général, mais aussi comme prémonition du sort des animaux abandonnés dans le paysage dévasté de Fukushima…

E. de Fontenay : J’ai eu la même expérience que vous avec des chiens. Et il est vrai qu’à travers la connaissance intime qu’on a d’un animal familier, tous les animaux-vous sont donnés. Encore faut-il que cette merveilleuse intimité ne nous fasse pas oublier le sort des animaux de boucherie, dont nous nourrissons nos chiens et nos chats.

Et dont nous nous nourrissons. D’où la question – titre du livre de Jonathan Safran Foer: «Faut-il manger les animaux?»

E. de Fontenay : Je suis à ce sujet dans un trouble profond. Je mange de la viande, assez peu, mais tout en considérant qu’il faudrait ne plus en manger du tout. Et, en même temps, c’est là une rupture que je ne veux pas effectuer. Je ne veux ou ne peux franchir le pas et rompre avec la convivialité du repas pris ensemble. Et vous, Akira, mangez-vous de la viande?

A. Mizubayashi : Oui. C’est une question qu’on me pose souvent. «Depuis ce livre, êtes-vous devenu végétarien ?» Eh bien non. Je ne suis pas devenu végétarien pour le moment. Mais je crois que par rapport aux Français, je consomme infiniment peu de viande, ce qu’on peut dire sans doute de manière générale des Japonais. Cela dit, il est vrai que chaque fois que j’ai un morceau de viande devant moi, je pense nécessairement à l’animal tué. Ça, c’est nouveau…

Le vrai problème n’est-il pas celui de l’élevage et de l’abattage industriels où l’animal est réduit à l’état de matière première, où tous les liens traditionnels entre l’homme et les animaux sont détruits?

A. Mizubayashi : Ces liens, en effet, ont été totalement rompus dans les conditions de l’élevage industriel. De surcroît, les relations entre les animaux eux-mêmes, notamment entre les adultes et les petits, ont été brisées également.

E. de Fontenay : Cette question de l’alimentation carnée est fondamentale culturellement, éthiquement et politiquement. Pour l’industrie alimentaire, et pour la filière viande en particulier, il n’y a que le profit qui compte, au détriment du bien-être animal le plus élémentaire. On ne peut pas aujourd’hui défendre les animaux sans faire la critique de l’obsession de la rentabilité et de la spéculation.

A. Mizubayashi : Vous avez parfaitement raison.

Dans votre défense de la dignité animale, vous attaquez, Elisabeth deFontenay, «l’humanisme métaphysique, subjectiviste et prédateur» issu de la théorie de l’animal-machine de Descartes; et avant ça, le monothéisme, fondamentalement anthropocentriste. Vous, Akira, venez d’un univers culturel très différent. Que pense le bouddhisme de ces questions?

A. Mizubayashi : Alors là, vous me posez une colle… Je n’ai aucune compétence en la matière…

Pourtant, à sa mort, Mélodie a eu droit à un rituel bouddhiste…

A. Mizubayashi : Parce qu’il fallait inventer quelque chose, et comme données rituelles à ma portée, il n’y avait que des données d’inspiration bouddhiste. Et puis, quand on est allé dans ce centre d’incinération, toutes les structures étaient d’inspiration bouddhiste, et il fallait s’y conformer en quelque sorte. Vous savez, le Japon est un pays où, depuis longtemps, les religions n’ont plus aucune prise sur la vie, on meurt bouddhiste rituellement parlant…

Quelle place les animaux domestiques occupent-ils dans la vie des Japonais?

A. Mizubayashi : Au Japon comme en France, il y a des gens qui adorent leur animal de compagnie – je n’aime pas cette expression ! – et d’autres qui se débarrassent de leur animal comme s’il était un objet encombrant. Difficile donc de généraliser. Cela dit, au Japon, dans l’espace domestique, les animaux sont peut-être mieux intégrés.
En revanche, dans l’espace social, je constate une séparation extrêmement stricte entre les hommes et les animaux. Il n’est pas question, par exemple, d’introduire un chien dans un café, dans les transports en commun, alors qu’en France cette séparation est sans doute beaucoup plus lâche et malléable.

Ceux qui veulent discréditer les défenseurs de la dignité animale agitent constamment ce que vous avez appelé «l’épouvantail du naturalisme». Que leur répondez-vous?

E. de Fontenay : Je suis naturaliste puisque diderotienne. Mais il y a une forme de naturalisme qui réduit et même élimine la différence humaine et là, je ne suis plus d’accord. L’apparition d’Homo sapiens avec ses 900 centimètres cubes de cerveau en trop est une éruption violente, et l’émergence du langage articulé, un accident dans l’Evolution. Or, à partir de cette formidable rupture, apparaissent l’échange de paroles inutiles à la survie immédiate, la transmission de connaissances acquises et, surtout, la capacité d’énoncer des règles.
Certes, les chimpanzés, les bonobos et les gorilles peuvent manifester des conduites morales, des gestes qui attestent qu’ils sont capables d’empathie. Mais quant à inférer la moralité humaine à partir de ces conduites, il y a là un enchaînement auquel je me refuse. Encore une fois, je ne vois pas comment on peut déduire un droit des animaux ou un droit pour les animaux de l’observation de leurs comportements et de la connaissance par l’éthologie des intériorités animales.
Un jour, Paul Ricoeur a eu un mot très fort lors d’un débat avec Jean-Pierre Changeux : «Ce n’est pas dans votre champ (celui des neurosciences) que l’on sait ce que signifie évaluer ou normer.» .Mais il ne sert à rien d’opposer l’animalisme des uns à l’humanisme des autres, ce qu’il faut faire, c’est renouer l’histoire animale à l’histoire humaine.
Au cours de ce même dialogue, Changeux a du reste dit quelque chose qui me semble terrifiant, à savoir qu’un jour on pourrait articuler sensément les trois histoires qui se nouent au niveau du cerveau de chaque individu: évolution des espèces, histoire sociale et culturelle de la communauté à laquelle le sujet appartient, histoire personnelle. Il est sûr que ces trois niveaux se joignent, mais de façon infiniment complexe. J’espère pour ma part que ce nouage demeurera une énigme jusqu’à la fin de l’humanité. Qu’en pensez-vous, Akira?

A. Mizubayashi : Il est certain que ces trois histoires sont articulées, mais il y a tellement de médiations et de facteurs qui entrent en jeu qu’on ne saura jamais mettre au clair ces articulations ! En fait, n’est-ce pas le rêve de la domination de l’homme qui se réveille dans cet énoncé? J’espère, en tout cas, que ce jour ne viendra jamais, et je ne pense pas qu’il puisse venir.

E. de Fontenay : Voilà le rêve de Changeux et de quelques autres: la fin de la différence humaine. Alors que c’est seulement à partir d’elle qu’on peut envisager la responsabilité, le seul concept éthique qui vaille à mes yeux.

Dans «le Silence des bêtes», vous soulignez que la plupart des grands écrivains et penseurs juifs qui ont connu le monde concentrationnaire et les camps de la mort ont écrit des choses bouleversantes sur la souffrance animale…


E. de Fontenay : A peu près tous. Mais seule la littérature peut oser des analogies qu’on ne doit pas se permettre en tant qu’idéologue ou militant. Je profite de la présence d’Akira pour dire qu’à mon avis il ne faut pas faire de livres sur les animaux quand on n’est pas un écrivain. Les philosophes dont j’admire les travaux Derrida, Deleuze – étaient eux-mêmes de grands écrivains. La seule manière de sauvegarder le mystère animal, c’est la littérature. Vous l’avez prouvé, Akira.

A. Mizubayashi : J’ai écrit «Mélodie» pour raconter ce que j’ai vécu avec une chienne ainsi que pour noter les réflexions suscitées par cette vie commune. Mais on peut sans doute dire qu’en écrivant ce livre j’ai fait un trajet qui va du particulier au général. Il me revient en mémoire un moment qui m’a très fortement troublé lors de son incinération. Quand nous sommes entrés dans l’oratoire, j’ai découvert une stèle funéraire sur laquelle j’ai vu son nom: «Mélodie Mizubayashi». Personne ne l’avait jamais appelée ainsi… A cet instant, j’ai été vraiment déstabilisé parce que, oui, finalement, ça correspondait à la vie que nous avions menée ensemble.

E. de Fontenay : Du temps qu’elle était vivante, Mélodie avait un pedigree, et elle avait sûrement de très nobles parents… [Rires.] Avec la mort, elle a pris votre nom. C’est très émouvant.

A . Mizubayashi : Voilà. Il aura fallu attendre la mort de cet animal pour que j’aie une conscience vive de la place qu’elle n’avait jamais eue dans la société. Et là, je me suis effondré.

Propos recueillis par Bernard Loupias

Kashima
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Akira Mizubayashi

Message  Kashima le Mar 7 Juil 2015 - 10:25

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Kashima
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