Prix Goncourt des animaux

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Prix Goncourt des animaux

Message  Kashima le Ven 14 Nov 2014 - 13:26

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Le Prix Littéraire 30 Millions d’Amis, créé en 1982, récompense chaque année un roman ou un essai de qualité littéraire, où l'animal est à l'honneur, qu'il soit ou non le sujet principal de l'œuvre. Il clôt chaque année la saison littéraire. Son jury est composé de personnalités reconnues : Françoise Xénakis, Reha Hutin, Michel Houellebecq, Frédéric Lenoir, Didier Decoin de l’Académie Goncourt, Jean-Loup Dabadie et Frédéric Vitoux de l'Académie française, Irène Frain et Didier van Cauwelaert.

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Cette année, il a été remis au Japonais Akira Mizubayashi pour mélodie, Chronique d'une passion.
"Eperdument amoureux de la langue française, il publie pour la deuxième fois un ouvrage dans notre langue. Ce récit poignant sur sa chienne, Mélodie, morte en 2009, raconte cette rencontre qui lie l'humanité à l'animalité. Akira Mizubayashi raconte simplement et somptueusement sa vie avec son animal. Une étonnante histoire d'un amour entre une chienne et un homme qui lui prête toutes les vertus."

Kashima
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La chienne de ma vie, Claude Duneton

Message  Kashima le Jeu 4 Déc 2014 - 19:38

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Claude Duneton est mort en 2012. Il est connu, entre autres, pour être un un historien du langage.
En 2008, il a reçu le prix littéraire de 30 millions d'amis pour La Chienne de ma vie, roman court où il raconte la vie de la chienne de son enfance : Rita.
C'est la vie à la campagne, avec ses duretés, son manque de sentimentalité. Le narrateur est un enfant, Rita est sa compagne de jeu. Elle le suit souvent, sur les chemins.
A travers leur histoire à tous les deux, l'auteur raconte aussi ses parents : sa mère est très dure envers lui et envers la chienne aussi. Dans un chapitre, il raconte pourquoi elle a une dent contre Rita. C'est difficile à lire : on lui avait donné une petite chienne de la ville, qui était "sa" chienne", qui la suivait partout. Mais, à la campagne, cette bête ne servait à rien. Quand on a proposé à la famille un autre chien qui saurait faire avancer les animaux, monter la garde, il a fallu se débarrasser de la petite chienne. La scène est horrible. La mère ne voulant pas voir son petit chien se faire tuer s'en va. Les hommes l'ont attirée avec une coupelle de lait qu'elle lape innocemment. Ils lui tirent dessus mais l'animal ne meurt pas sur le coup et se traîne jusqu'au pied de sa maîtresse qui la voit agoniser, impuissante et désespérée.
La vie est rustre. Les parents s'insultent souvent. On n'arrondit pas les angles, à la campagne.
Quand il entre dans l'adolescence, le narrateur s'est éloigné de sa chienne vieillissante, et il l'a finalement vue mourir sans beaucoup d'émotion. C'est plus tard que le souvenir et sans doute la douleur le rattraperont :

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Le récit est assez dépouillé ; pas de sentiments, pas de moments tendres. C'est la vie à l'état brut, la vie d'une famille dont fait partie ce chien qui couche toujours dehors. L'enfant a le défaut de nombreux enfants : un naturel qui tend à l'indifférence, comme si tout ce qui est sera toujours.

Kashima
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