Thérèse et Isabelle (1966)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Thérèse et Isabelle (1966)

Message  Kashima le Ven 23 Mai 2014 - 17:12

“Elle foulait mon coeur, mon ventre, mon front avant d’entrer. Une ville-lumière venait vers moi. Ce sera une féerie écrasante.”

Thérèse et Isabelle, quelques années plus tard...
Le début de Ravages qui avait été censuré.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


“J’écoutais ton coeur. Quelle prison!… Tu l’écoutes aussi?”

“J’entrais dans sa bouche comme on entre dans la guerre : j’espérais que je saccagerais ses entrailles et les miennes.”

“Pourquoi ne suis-je pas la chevelure du saule pour sa main qui caresse mes cheveux?”

“Isabelle était avide. Je ne l’aidais pas. Je jouissais de la convoitise d’une reine débraillée.”

“J’avais déclaré la guerre dans sa bouche, j’avais été vaincue.”

“Je veloutai le prénom d’Isabelle avant de le prononcer, j’écoutai dans mon esprit l’intonation de la phrase que je lui dirais.”

“Le mouvement se fit sans nous : nos doigts rêvaient. J’assouplis les trépassés, je suis ointe jusqu’aux os avec les huiles païennes.”

“J’avais un carambolage de nuages dans mes entrailles. Mon cerveau était fou d’avidité.
- Tu es belle…”

“Tu es belle… C’est bizarre… Je n’ose plus regarder.”


Les derniers mots :

“- Tu viendras tous les soirs?
- Tous les soirs.
- Nous ne nous quitterons pas?
- Nous ne nous quitterons pas.
Le mois suivant ma mère me reprit. Je ne revis jamais Isabelle.”



Pour prolonger, il existe aussi le film tiré du livre. Le principe : Thérèse revient dans l'ancien pensionnat où elle a aimé Isabelle :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Kashima
Alchimiste

Nombre de messages : 6270
Date d'inscription : 29/09/2008

Revenir en haut Aller en bas

Thérèse et Isabelle

Message  Kashima le Sam 24 Jan 2015 - 11:15

Le récit de Thérèse et Isabelle était la première partie de Ravages et a été censuré. On y trouve beaucoup plus de détails sur la relation entre Thérèse et Isabelle. les passages érotiques  sont aussi plus longs et détaillés.

“Sous ce baiser-navette, sous des lèvres qui se servaient de ce qui leur résistait j’étais un soleil qui réchauffait la nuit.”
VL a beaucoup de mal dans l’écriture du début concernant Thérèse et Isabelle. SdB lui dit même un jour que ce qu’elle a écrit depuis deux ans «  ne vaut pas tripette ». (lettre à Nelson Algren, 1951)
Encore sous l’influence de l’écriture de L’Affamée, VL s’inspire sans doute beaucoup de SdB pour son personnage d’Isabelle. (221)

"Quand je vous présenterai mon cahier ce seront les baisers que je ne vous donnerai jamais."
Violette Leduc à Simone de  Beauvoir, lettre du 28 septembre 1950, à propos du texte Thérèse et Isabelle

Kashima
Alchimiste

Nombre de messages : 6270
Date d'inscription : 29/09/2008

Revenir en haut Aller en bas

Thérèse et Isabelle

Message  Kashima le Dim 1 Fév 2015 - 10:29

A l'hiver 1958, la revue Parler publie un extrait de Thérèse et Isabelle, refusé par la NFR. Dans le texte de présentation de VL, on peut lire :

“Nous sommes dans le domaine des nerfs tendus à se rompre, dans un univers insupportable. Violette Leduc ne sait qu’une seule chose : aimer. Et l’amour est une grâce.”
— Revue Parler, n°5, hiver 1958


Kashima
Alchimiste

Nombre de messages : 6270
Date d'inscription : 29/09/2008

Revenir en haut Aller en bas

Thérèse et Isabelle

Message  Kashima le Ven 6 Fév 2015 - 16:13

"Deux doigts entrèrent, deux bandits. Isabelle écartelait et commençait à déflorer. Ils m’opprimaient, ils voulaient, ma chair ne voulait pas."

Kashima
Alchimiste

Nombre de messages : 6270
Date d'inscription : 29/09/2008

Revenir en haut Aller en bas

Thérèse et Isabelle, à Pierre Démeron

Message  Kashima le Sam 7 Fév 2015 - 11:31

“Avec Thérèse et Isabelle, je veux simplement que les femmes qui écrivent fassent un bond en avant, parlent  librement, comme les hommes, de l’érotisme.”
—  

Violette Leduc, entretien avec Pierre Démeron, Le Nouveau Candide, 5 septembre 1966

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

“Moi qui ai toujours peur de mon ombre, qui suis si pusillanime, on peut me cracher au visage, je m’en moque : ce qui est écrit est écrit.”
— Violette Leduc, à propos de Thérèse et Isabelle, entretien avec Pierre Démeron, Le Nouveau Candide, 5 septembre 1966

Kashima
Alchimiste

Nombre de messages : 6270
Date d'inscription : 29/09/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Thérèse et Isabelle (1966)

Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 11:11


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum